‹ De Prague à l'AdriatiqueChapitre 4 sur 12 · X PRÉFACE · texte numérisé non relu

X PRÉFACE

tout faire pour empêcher les Autrichiens de s'allier ou d'associer leur sort, de quelque façon que ce soit, à celui de la Hongrie. Or, on ne peut séparer les Hongrois des Allemands que par la création de cette voie de communication interslave dont je viens de parler. Je lui avais primitivement (*) donné le nom de Marche slave ou interslave, et f avais indiqué les synonymes abréviatifs : corridor, couloir. Ces deux dernières expressions ayant soulevé quelques objections, je les abandonnerais volontiers si elles n'avaient déjà fait carrière.

Parmi les Tchèques et les Yougoslaves, tout le monde connaît mon Corridor. Toutefois, tenant plus à la chose qu'au mot qui la représente, je me servirai, le plus possible, de V 'expression Marche slave ou interslave, qui est, du reste, parfaitement explicite... mais un peu plus longue que Corridor.

Donc, unir les Slaves et séparer les Allemands des Hongrois, tel est le double but que la Marche slave permettra d'atteindre. C'est la conséquence logique et inéluctable de la ruine de l'édifice mal équilibré qu'était l'Empire des Habsbourgs.

Créer un État Yougoslave et un État Tchécoslovaque, c'est bien; leur garantir les moyens de vivre et de prospérer en paix, c'est mieux. Enfin, pour compléter cette heureuse création, il faut protéger l'Europe en mettant l'Allemagne et ses anciens

p /Î4 V* L'Autriche et Ici Hongrie de demain. 1915.

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