‹ De Québec à Jérusalem [microforme]Chapitre 14 sur 94 · PERTE · texte numérisé non relu

PERTE

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DE QUÉBEC A JÉRUSALEM 75 >X pé

membres de notre caravane, en présence du Grand Vicaire alent

du diocèse, qui doit nous donner des instructions spéciales, surtout anx prêtres, pour notre voyage, Je laisse de la Æ jonc ma carte à la concierge, et reviens à mon hôtel avec bord Æ un bien vif chagrin de notre mécompte.

DOVE Comme j'avais remarqué un étalage de coquillages taire, près du port, je m’y rends dans l'espoir d'y faire peut-être demi quelque acquisition nouvelle pour. mon musée, Mais Te, 22 ces coquilles n'étaient que de celles d’apparat pour les cort dé: niches, et à des prix tout aussi élevés que ceux des maga- Près ins des Etats-Unis. Je me borne à faire emplette de ybert, quelques Harpes seulement, d’un Peigne et de deux Tro- TON EE phons. :

spé Mais à peine avais-je laissé notre hôtel pour cette 7 nouvelle course, que M. Ancey, junior, y entrait pour m'y sine rencontrer. Déçu de la même manière que moi, il me M laisse de même sa carte avec prière de reprendre ma vi-

&iite Je me décidai alors à omettre notre réunion de la caathée Rrivane, pour reprendre le coup manqué,

l'une M. C. F. Ancey est un manufactureur de produits chi-

an D miques et un coléoptérologiste distingué, qui a fait plus ettreR d'une découverte dans cet ordre d'insectes. M. Abeille | pieds est aussi un entomologiste, et avec un tel nom, ii aurait e pro. Mgrandement tort de ne pas s'occuper d'Hyménoptères ; aussi les Apides ont-ils particulièrement fixé son attention.

Mar.

lin:

spot

Il était 64 heures lorsque j'allai de nouveau frapper au No. 56 de la grande rue Marengo. J'y trouvai cette fois toute la famille réunie. Après quelques logie instants de conversation, on m'invita à descendre au stoittÆréfectoire pour le souper.—Je vous suis très obligé, reà CorÆpondis-je, pour moi, c'est déjà fait, — Mais nous compbeill tions sur ce plaisir ; cependant, comme c'est en carême, nchy:Ænous n'insistons pas ; si vous voulez bien nous l: perès lÆmettre, nous serons à vous dans quelques instants, —

rand D Je serais fâché de vous déranger ; avec votre permission ais, Ô

je vais vous attendre ici, m'amusant avec quelqnes jour- MSO Enaux ou quelques livres que vous voudrez bien mettre à e déŒna disposition, .

Là dessus il m’ouvre sa bibliothèque et me laisse je ne pouvais 1 seul, Je vois parmi divers ouvrages d'entomologie, le

—(C'est po Annales de la Propagation de la Foi, puis La Croix, Voici — Voici:

journal religieux que je me mis de suite à parcon: rir,. La collation dura à peine un quart d'heure, et aussi tôt toute la famille se réunit au salon. On me présent M. et Mde Abeille, qui, comme je l'ai dit plus ha habitent sous le même toit.

qu'un enfant s naissance soit Pour nos natioi se faire cet enr [consul même d cet enrégistrem songé à réparer qu'il m'a fallu | existait réellem

—Il parait, dis-je à M. Ancey, en ui montra les brochures religieuses, que le prêtre n’est pas en pan étranger dans cette maison !—Oh! quant à cela, now sommes catholiques de croyance et de pratique, et de plu nous sommes tous légitimistes ici.— Tant mieux ;ce sera um point de plus de conformité dans nos idées, — Je parie M. Ancey a une charmante et nombreuse famille, et ton Peveasunre garçons et filles, laissent percer dans leur tenue, leurs parol Ja bonne éducation chrétienne qu’ils ont reçue ; mais ce qu ajoutait encore un nouvel intérêt pour moi, c’est que tou sont plus ou moins initiés à l’histoire naturelle, Den jeunes demoiselles surtout m'ont plus d’une fois étomi par leurs connaissances des noms spéciliques des spéc mens, dans le rapide examen que jefis d’un certai nombre de cases de mon ami Quant à M. Abeille, qu je ne connaissais encore que de réputation, il me parieette intéressant aussi distingné par sa piété que par ses connaissancone je leur fis n en histoire naturelle, et la jeune dame qu'il a prise l'ibien fondé de ja dernier seulement à Jaffa, ne paraît pas vouloir lui céde la supériorité pour les sentiments religieux, si elle consci a le laisser marcher seul dans les sentiers de la scienc Tous deux ont fait un séjour plus où moins prolongé ul Orient, et ont su conserver leurs sentiments à lPuniss hiques et religic avec la vénération et Le respect que commandent les sa@,1hjement attra lieux qu'ils ont visités à plusieurs reprises, nes amis de Ma

—Navez-vous, me dit M. Abeille, que j'ai failli ngise marier avec une femme qui n'existait pas ?

— Ce serait plus qu'extraordinaire.

—Je ne pe chez moi cette (

Je ne pus collections de r tables et de pre des climats tre instant de la sc trop courtes 1

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agréable, mais lo fe trouve encor

Jeudi 17 mar ls pèierins se re rêtres pour y cél our y faire la sai

—Oui! il m'a fallu faire la prenve, et avec assezl difficultés, que Madame existait, lorsque j'ai voulu | pouser, Je prouvais bien qu'eHe avait été baptisée, mi

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haut,

je ne pouvais faire preuve qu’elle fût venue au monde,

—C'est pour moi un énigme.

— Voici : vous savez que la loi française s'occupe peu qu'un enfant soit baptisé ou non ; mais elle exige que sa naissance soit enrégistrée dans le régistre de l’état civil. Pour nos nationaux à l'étranger, c’est au consulat que doit se faire cet enrégistrement, Or madame était la fille du

[consul même de Jaffa, et ce bon père, ayant retardé à faire

cet enrégistrement, fut frappé par la mort avant qu'il eût songé à réparer cette omission. Et voilà comment il se fait qu'il m’a fallu prouver, par d’autres moyens, que madame existait réellement.

— Je parie que madame, me tournant de son côté, n'avait aucun doute à cet égard,

—Je ne pensai pas même à me palper, pour amener chez moi cette conviction.

Je ne pus que jeter un coup d'œil rapide sur les collections de mon ami; elles me parurent très considérables et de premier choix, surtout pour les Coléoptères des climats tropicaux, La conversation allant à tout instant de la science à la religion, me fit trouver bien trop courtes les quelques heures que je passai dans cette intéressante famille, et c’est avec un bien vif regret que je leur fis mes adieux sur les 10 heures, sans espoir bien fondé de jamais nous revoir en ce monde,

La rencontre d’une personne qui partage nos goûts et hotre affection pour une étude quelconque est toujours agréable, mais lorsqu'avec cette communauté de goûts, il le trouve encore nne conformité de principes philosohiques et religieux, le commerce entre tels amis devient lonblement attrayant et intéressant, aussi le souvenir de mes amis de Marseille ne s’effacera:t-il jamais de ma ménoire,

Jeudi 17 mars.—Tel qu'il avait été réglé la veille, tous les pèierins se rendent ce matin à N. D. de la Garde, les rêtres pour y célébrer la messe avant le départ, et les laïcs

jour y faire la sainte communion.

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La chapelle de N. D. de la Garde, que shrnants une magnifique statue de celle que l'Eglise appelle 1 Etoile de la Mer, dominant tout le port, est bâtie sur un rocher fort élevé, à rampe raide et escarpée, M. le Grand-Vicairs Payan célébra la messe du départ, à la suite de laguelle il nous adressa une pathétique exhortation, avant d attacher à La poitrine de chacun de nous la croix de pèlerin, que nous devions porter jusqu’à notre retour. Cetie croix est en argent, dans la forme latine ordinaire, avec le. croix | du $. Sépulcre incrustée en émail au milieu. “

La messe terminée avec la tradition des croix, nous n'avons que le temps de retourner à nos hôtels pour j prendre notre déjeuner, et nous rendre au vaisseau qui doit laisser le quai à midi précis.

ofpart de Marseille rannée. — Not d'Italie, — La religieuse noir

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en reprenant la encore eu un Paris, à Marsei je n'en trouvai certainement o des adresses st ont été sans dc Due pas m'attein Le temps e:

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Départ de Marseille, — Le Scamandre.—La croix de pèlerin, —La Méditer rannée. — Notre caravane. — Un ministre protestant. — Le beau ciel d'Italie. — La prière du soir. — Un chapitre de contrariétés. — Une religieuse noire. — M. de Lesseps. — Naples.

Marseille, 17 Mars.—Une chose surtout me chagrine en reprenant la mer, c’est de laisser la France sans avoir encore eu un mot du pays. En vain ai-je cherché à Paris, à Marseille, à ; contrer des journaux du Canada, je n’en trouvai nulle part; et quant aux lettres, que certainement on a dû m'écrire, bien que j'eusse donné des adresses sûres, avant mon départ du pays, elles ont été sans doute retardées quelque part, de manière à

Mine pas m'atteindre dans mes déplacements continuels,

Le temps est sombre ce matin, l'atmosphère lourde, et tout annonce de la pluie. Du haut du cap de N. D. de la Garde, nous n’avons pu, pour cette raison, jouir parfaitement du magnifique coup d'œil que présente d’ordinaire ce noint élevé. Les nuages du côté de la mer se onfondaient partout avec les ondes en rétréeissant considérablement notre horizon; cependant l'eau paraissait de oute part fort tranquille, et nous donmait l'espoir d'une heureuse navigation.

Dès les 11 heures, nous nous rendons au vaisseau pour prendre possession des cabines qui nous seront assignées bar notre président, car de ce moment, nous nous trouvons en caravane régulièrement organisée, et liés à obéir aux iliciers chargés de nous commander. Il y a benweoup

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