SSD SET EM ER
80 Di QUÉBEC A JÉKUS: LEM
de mouvement sur le quai, on est à faire les derniers préparatifs du départ; ce ne sont partout que colis, valises, et malles de toute sorte, laissant à peine des pas. sages suffisants anx allants et venants qui s’entrecroisent en tous sens, chacun veillant à la sûreté de ses divers articles de bagage.
C’est le Scamandre, commandant Tillier, qui doit nous conduire de Marseille à Jaffa, en faisant escale à Naples, Alexandrie et Port-Saïd. C’est un beau et grand vaisseau, inférieur cependant pour les dimensions et l'aménagement à ceux de notre ligne Allan sur l’Atlantic. Il est accosté au quai même, de sorte que nous n’avous qu'une passerelle à franchir pour nous trouver sur le pont.
Le mouvement est guère moindre sur le vaisseau que sur le quai, car chaque voyageur est occupé, ici anssi, à la recherche de ses effets pour les faire placer en lieu convenable ; les pliants, les chaises fermantes, dont un bon nombre se sont pourvus pour le voyage, sont déposés sur la dunette, et les valises portatives dans les cabines à leurs adresses respectives, tandis que les grosses malles et autres colis sont accrochés à la grue du pont qui les descend tranquillement dans la cale, pour être en sûreté avec le reste de la cargaison. On m'assigne, avec mon compagnon et un autre prêtre français—car cette cabine est à trois lits—le numéro 19, c’est-à-dire, la première en pénétrant dans le salon par l'allée de gauche,
Il y a un autre salon, vers le milieu du vaisseau, dans l’entrepont, pour les passagers de seconde, parmi lesquels se trouvent quelques uns de nos co-pèlerins ; mais le plus grand nombre occupent le salon de première, en ne lais sant que quelques places seulement à d’autres passagers, Suns nous connaître encore tous, nous pouvons cependant nous reconnaître par la croix qui brille sur nos poitrines, et nous augurons que nous formerons la grande majorité du nombre total des passagers, ce qui sans doute nous permettra de prendre, avec moins d'embarras, comme pèlerins, nos coudées franches,
Il me fait plaisir de voir ainsi étalé ostensiblement sur la poitrine de nombreux voyageurs, le signe de la ré
tables rroisés, q
demption, da:
ques semaines, de ses gouvern du fameux Hé toutes les école pour aller les d comme articles de tous, Aussi chant ce matin disait-il, avec bl ostensiblement vous rappellera touristes, mais e
de S. L'ernard, du Sauveur, not profanaient, ma qui ne le profan bles. Oui! alle taires de l’Occid tombeau du Chr mies de tout ger envers son hum:
“ce signe, disait “gnons de God “ la passion du K “heur ni 1: pécl ‘ vienpes heure Je vous adresse | telle impression heureux et si pr.
À midi préc ons tranquillen matin, se résout avec le paraplui lei des parents où kurs mouchoirs le toute part et | eur est bientôt.
ous les, au, ent posté elle
que à la conbon ur la eurs atres raus reste non trois rant
ans quels plus laisgers, dant tines, aj0- Loute ame
ent a ré
DE QUÉBEY À JÉRUSALEM 8
demption, das cette France, qui, il n’y a encore que quelques semaines, le faisait proscrire ce signe sacré, par l'un de ses gouvernants, dans sa capitale même, Les exploits du fameux Hérold, qui faisait ramasser les crucifix de toutes les écoles de Paris, les entassant dans un tombereau pour aller les déposer duns un coin obscur à la mairie, comme articles de rebut et devenus inutiles, sont connus de tous, Aussi, M. le Grand-Vicaire Payan, en nous attachant ce matin cette croix de pè.erin à la poitrine, nous disait-il, avec beaucoup de raison : ‘* Portez-la cette croix ostensiblement et avec orgueil sur votre poitrine. Elle vous rappellera que vous n'allez pas visiter l'Orient en touristes, mais en pèlerins chrétiens. Vous êtes de véri-
tables croisés, qui, marchant sur les traces de Ste Hélène,
de S. L'ernard, de S. Louis, allez reconquérir le tombeau du Sauveur, non plus sur les Sarrazins et les infidèles qui le profanaient, mais sur l’apnstasie, l’impiété et l'indifférence qui ne le profanent pas moins et sont encore plus coupables. Oui! allez avec foi et amour; vous êtes les mandatares de l'Occident pour faire amende honorable sur le tombeau du Christ, pour les crimes sans nombre, les infa mies de tout genre dont on se rend coupable tous les jours envers son humanité sainte et sa divine majesté, ‘ Recçois “ce signe, disait l’évêque, en donnant la croix aux compa- “gnons de Grodfroy de Bouillon, reçois ce signe, image de “ la passion du Sauveur, afin que dans ton voyage le mal- “heur ni 1: péché ne puissent t’atteindre, et que tu re- ‘viennes heureux et surtout meilleur parmi les tiens. ” Je vous adresse les mêmes paroles; puissent-elles faire une telle impression sur vous, qu’elles se résolventen d'aussi heureux et si précieux résultats.”
À midi précis les amarres se détachent, et nous laisons tranquillement le quai. L’atmosphère lourde du matin, se résout maintenant en une pluie légère, et c'est avec le parapluie sur la tête que ceux de nous qui laissent lei des parents ou des amis, saluent de la main ou agitent beurs mouchoirs à cette foule compacte qui borde la jetée le toute part et qui répète les mêmes signaux. Muaisla vapeur est bientôt déployée dans toute sa force, et notre vais-
Si des érpéamnirntert ré etur id # me m5 tan
ne ee
RS ani ds 3 dar GR
ET nec
ESS Gaet
CR pme 4 Er
seau prend son allrre ordinaire, sur une mer paisible qui semble une nappe éd : cristal que les grains de pluie viennent piqueter en lui enlevant son brillant ; nous jetons un dernier
regard sur le port, et surtout sur la statue de N, D. de ak
Garde, que le brouillard vient en quelques minutes seuiement dérober à nos regards
Nous voici donc à voguer sur les eaux de la Méditer. rannée, de cette Méditerrannée qui était presque la seule mer connue des anciens, dont nos classiques nous ont ài souvent entretenus, sur laquelle se sont déroulés tant de drames de l’histoire des peuples d'autrefois. Tout l'après midi se passe fort joyeusement, l'élément liquide n’ayant encore fait sentir son influence à personne, et chacun étant occupé à faire plus ample connaissance avec ses compr gnons de route. Aussi les conversations sont-elles vives et bien soutenues de toutes parts. L’atmosphère semble aussi prendre part à la joie générale, car de lourde et em: brumée qu’elle était, elle s’est relevée tellement, que ver les 5 heures, le soleil brille dans tout son éclat. Notn course est vers le Nud-Est, ayant à droite, mais à grande distance, la péninsule Ibérique, et à gauche, ausi à grande distance, sa sœur jumelle la péninsule Italique,
Notre caravane qui se composera de 88 membres n’eil pas encore au grand complet, car il s’en trouve quatre qui nous ont dévancés pour visiter plus longuement l'Egypte et que nous ne prendrons qu’à Port-Saïd.
Ces caravanes, comme je l'ai déjà observé, sr ganisent par une direction centrale siégeant à Paris, qu fait elle-même la nomination des officiers qui doivent, su les lieux, régler les détails dans chaque voyage, et aut quels, dès avant le départ, chaque pèlerin s'engage pi écrit, à se soumettre pour tout ce qui concerne la gouveri de la caravane, (Ces officiers sont au nombre de cing savoir : le président, le vice-président, l’aumônier, les crétaire et le trésorier. Ce sont eux qui constituent « que nous appelons le bureau, chargé de fixer le lieu de étapes, les heures de départ, la distribution dans les tenta etc. Voici quelle est la composition de notre présent caravane,
Président: M.
de Nantes Vice-président d’Aurigna Aumânier: M traite d’em Secrétaire : M.
nière, Trésorier : M.
Consignon:
souvenir, en rai me sera toujou
M. l'abbé Gauti et Loire.
M. l'abbé Fresn mon comp:
M. l'abbé Barde M. l'abbé Guesr M. l'abbé Guesd M. l'abbé Soye M. l’abbé Bold compagno Puis MM.
E. Larcher et d L. Boisard, avod Bouchaud et da Capdeville et fi Bachez-Desland Des Francs, d’ De Vautibault.
Castelbon de V Guibert, de Béz Jacquemard.
Dagès, de Marsé Dame veuve G1 Dlles : Cadot.
“# Dupont “de Ghelc
qui nent rhier
euie-
diter-
DE QUÊBEO A JÉRUSALEM 83 Président: M. de Coniac, chef d'escadron de cavalerie, de Nantes,
Vice-président: M. le Marquis de Faudoas-Barbazan, d’Aurignac, Haute-Garonne.
Aumânier: M. l’abbé Baron, aumônier militaire en retraite d'emploi, de Paris,
Secrétaire : M. Martinière, jeune militaire, de La Martinière,
Trésorier : M. Gasnault-Guérin, de Luynes, près Tours,
Consignons ici les noms des autres co-pèlerins dont le souvenir, en rai-on des bons rapports que j'ai eus avec eux, me sera toujours cher.
M. l'abbé Gautheron, curé de Bissey sous-Cruchaud, Saone et Loire.
M. l'abbé Fresnais, curé de Thoiré, sous-Contensor, Sarthe, mon compagnon de cabine.
M. l'abbé Bardel, curé de Deuxnouds, par Beaugée, Mense,
M. l'abbé Guesnard, de Chambéry.
M. l'abbé Guesdon, professeur au Grand-Séminaire de Séez,
M. l'abbé Soyez.
M.l’abbé Bolduc, curé de Douglastown (Gaspé), mon compagnon de route.
Puis MM.
E. Larcher et dame, militaire en retraite, de Beaune,
L, Boisard, avocat, avec sa mère et sa femme.
Bouchaud et dame, de Nantes.
Capdeville et fils, de Béziers,
Bachez-Deslandes, de Beaune,
Des Francs, d'Orléans.
De Vautibault.
Castelbon de Vauxhôtes.
Guibert, de Béziers.
Jacquemard.
Dagès, de Marseille.
Dame veuve Grillot.
Dlles : Cadot.
“ Dupont de White, de Ghelcke, de Belgique.
5 a A à he a VE EE à 5 ee
PDP CT I IE Ci mere
Z O = « > ed « > LE RAS O < Æ