‹ De Québec à Jérusalem [microforme]Chapitre 44 sur 94 · D TU TE · texte numérisé non relu

D TU TE

Héricé cine

sous lesquels gisaient toujours de nombreux malades, car un ange venait de temps en temps agiter l’eau, et le premier ma. lade qui y descendait ensuite recevait sa guérison, C'est là que J. C,. guérit le paralytique de 38 ans. guérison que Jui reproclièrent les pharisiens par ce que c'était un jour de s hbuat,

Revenus dans la rue, nous laissons deux rues à notre droite pour nous engager dans la 3e également du mêine côté, Nous enfilons cette rue jusqu’à sa dernière maison, et nousen. trons là, encore à droite, pour visiter les restes de l’église qui fut construite autrefois sur l'emplacement de la maison de Simon le pharisien, à cet endroit mème. On n'y voit plusque les restes de deux absides et le porche qui ayant conservé sa toiture sert comme de boutique à un pothier indigène pour y exercer son industrie. Ou nous montre dans le payé de la nef principale l’em preinte du pied gauche de N.S.. dont l’authen. ticité demeure fort douteuse, mais qui est vulgairement considérée comme telle. Ilest probable qu on aurait creusé cette empreinte dans le pavé pour désigner l'endroit précis ou se tenait N. S. lorsque Madeleine lui arrosa les pieds.

On sait que Jésus étant à table chez Simon le pharisien, une pécheresse de la ville entra, et se jetant aux pieds de Jesus, elle les arrosa de ses pleurs en les essuyant de ses ch:veux. Elle les couvrit ensuite de baisers et les parfuma d’un parfum précieux.

Simon, qui comme tous ceux de sa suite ne cherchait qu'à surprendre Jésus, se dit en lui-même, si cet homme était réellement un prophète, il saurait quelle est la femme indigne qui le touche.

Le Sauveur connaissant sa pensée dit au pharisien : Simon, j'ai une question à vous faire. Un certain créancier avait deux débiteurs dont l’un devait 50 talents et l’autre 500. Il remit la dette à chacuu d’eux ; lequel a le plus aimé ?

Celui à qui on a plus remis, dit Simon.

Vous avez bien jugé, dit le Sauveur. Ja suis entré ici et vousne m'avez pas offert d’eau pour me laver les pieds. Et cette femme n’a cessé de les baigner de ses pleurs, les essuyaut de ses cheveux. Vous ne m'avez point donné de baiser ; et elle n’a cessé, depuis mon entrée, de ue baiser les pieds. Vous n'avez pas arrosé ina tête d'huile; mais elle a répandu des parfums sur mes pieds. Aussi je vous dis que beaucoup de péchés

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lui seront remis, parce qu’elle a beauroup aimé. Puis il dit à la femine : Vos péchés vous sont remis. :

Et comme les pharisiens murmuraient disant : quei est celui qui peut remettre les péchès ? Jésus s'adressant de nouveau à la femme, lui dit : Votre foi vous a sauvée, allez en paix.

Nous reprenons aussitôt la Voie Douloureuse pour nous diriger directement à Casa-Nova, bornant là nos visites de l'avant-midi, Nous passon' devant la petite porte de fer à

dro:te qui donne entrée à l’église de la Flagellation, passons

sons l'arc de l’Ecce Homo, devant l'église de même nom à droite, tournons dans la voie de Damas au consulat Autrichien, puis reprenant notre direction vers l'O en suivant toujours la Voie Doulonreuse, nous passons la 8e station et poursuivant toujours la même direction, nous passons devant S. Sauveur pour nous arrêter à quelques pas plus loin en tournant sur notre gauche, à notre hospice où l'heure du diner était déjà sonnée.

300 DE QUÉBEC À JÉRUSALEN

La vallée de Josaphat.—Le torrent de Cédron ; endroit où Jésus y tomba, —Le toinbeuu d’Absolou. —La piscine de la Vierge, celle de Siloë.- Tophoeth.— La vallée de la Géheuue. — La grotte des Apôtres. —Haceldama.—La vallée de Gihon.—L'aqueduc de Salomun.

Notre excursion de l'après-midi ne fut que la continuation de celle de l'avant diner.

Nous repassons donc devant S. Sauveur pour nous rendre directement à la porte S. Etienne ou Sitti-Mariam (porte de madame Marie). Aussitôt après avoir franchi cette porte, nous tournons à droite pour explorer plus en détail la célèbre vallée de Josaphat dans laquelle nous nous trouvons.

Le torrent de Cédron qui creuse sa route au milieu de cette vallée, pour entourer la ville à l'E. et au S. et se diriger ensuite après s'être marié aver le torrent de Gihon vers la mer Morte en coupant transversalement, et à une profondeur considérable, le reste de la chaîne des montagnes de la Judée, le torrent de Cédron, dis-je, ne laisse ici que peu d’étendue à la vallée de Josaphat. On pourrait dire qu’elle est restreinte ici aux deux versants, E, et O. du torrent, si tant est que la vallée en cet endroit n’a rien qui ressemble à une plaine unie ouà peu près entre deux montagnes. Mais ici, comme dans toute l'étendue de la Palestine, les expressions géographiques sem: blent ne s'appliquer qu’à des miniatures de ce qu’elles comportent partout ailleurs. Les monlagnes ne sont que des col: lines et souvent des proéminences peu considérables et fort restreintes sur la masse entière de la chaîne, Les torrents, sans eaux, les trois quarts de l’année, ne sont que des coupes fort étroites ou des érosions à travers des rochers qui leur bar.

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DE QUÉBEO A JÉRUSALEM 301

raient le passage. Les vallées, le plus souvent, ne ressemblent en rien à une plaine, et ne sont que les dépressions, souvent fort abruptes, des hauteurs où les torrents ont creusé leur lit.

Si l’on suit le mur d'enceinte jusqu'à son angle S. E., on trouvera que la vallée ici se réduit à une étroite bande de terre et tellement inclinée qu’elle ne consiste que dans l’escarpement de la rive droite du Cédron. Il ne sera pas difficile non plus de reconnaître que le mur qui a ici une plus grande élévation qu'ailleurs, ne la doit qu’à la dépression du terrain qui penche rapidement vers le torrent. De l’autre côté, le flanc du mont des Oliviers qui forme la r:7e gauche du Cédron est est beaucoup moins escarpé, et la vallée, à mesure qu’elle s’en va au N. s'élargit continument en même temps qu’ell s’aplanit ou plutôt que le lit du torrent s'élève pour prendre presque leniveau du sol. Le mont Scopus que l’on voit au N, ne semble qu’une butte au milieu de la vallée; la dépression qui le sépare du Mont des Oliviers étant assez peu considérable, C'est aussi grâce 4 l’aplanissement du terrain de ce côté que les Croisés en 1099 purent s'approcher de la viile et s’en rendre maîtres.

Pour nous surtout, Américains, habitués à la nature grandiose que nous avons sans cesse sous les yeux, il nous faut préalablement faire une réduction dans notre pensée, pour nous reconnaître dans l’application que l’on fait ici des mêmes expressions que nous employons ailleurs. Des montagnes à côté desquelles le Petit-Cap de S. Joachim serait un géant ; des valléesqui ne sont que des gorges étroites entre des monticules; des torrents sans eaux qu’on pourrait prendre souvent pour de simples fissures dans des rochers; des mers comme la mer Morte et Tibériade, à côté desquelles le lac S. Jean semble. Yait un océan ; des fleuves comme le Jourdain et le Leontès que le Saguenay, le S. Maurice, le Richelieu feraient prendre pour de simples ruisseaux, ne nous paraissent plus que des expressions de convention, après une exploration attentive.

Mais si d’une part la nature paraît iei restreinte du côté du grandiose et du gigantesque, elle semble de l’autre concentrée pour les souvenirs et les faits mémorables qui se rattachent presqu’à chaque point de la surface du sol.

Ici même, sur ce sol tout hérissé de pierres tumulaires et ‘onché de tombeaux, que de souvenirs l’histoire du passé ne

peut elle pas évoquer ? C’est Abraham qui y rencontre le roi

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