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de Sodôme venant le féliciter sur sa victoire contre les Asey. riens. C’est Melchisédech qui offre un sacrifice à Dieu en ation de grâces pour cette victoire. C'est Davil qui fu yant devant la révolte de son fils rebelle, la traverse à pieds pour aller se livrer à la pénitence dans le désert, C'est Asa qui y fait brûler les idoles de Bâal et de Priape. C'est N.ë, lui-même qui chaque fois qu'il va à Béthanie, la traverse avec ses dis. ciples. C'est eufln le lieu où, d’après le prophète Joël et la croyance commune, devra se faire le jugement dernier.
La vallée peut mesurer 4 à 5 milles du N. au S. et deux milles environ de l'E. à l'O. étant bornée au N. par les monts Scopus, à l’E., par ceux de Viri-Gali æi et de l’Ascension, au, par le mont du Scandale et à l'O. par le mur de la ville que portent les monts Bézétha, Moriah et Ophel.
Nous suivons un sentier longeant le mur d'enceinte à travers les tombes qui couvrent le terrain de toute part. Nous sommes ici dans le ciuitière musulman, celui des Juifs lui faisant face de l’autre côté du torrent, et ceux des chrétiens g trouvant sur le mont Sion. Nous voyons çà et là quelques groupes de femmes musulmanes qui viennent sans doute ra. viver leurs souvenirs sur les tombes de personnes qui leur furent chères,
Nous passons devant la porte Dorée où nous examinonsle mur qui la remplit complètement.
Le mur de la ville fait ici, comme nous avons pu le re marquer ce matin, la cl'‘ure d'enceinte de la mosquée d'Omar, et il est facile de reconnaître que le sol à l’intérieur est beau: coup plus élevé que celui où uous marchons; le nivellement du Moriah, du temps même de Salomon ayant nécessité cet exhaussement en certaines parties. En examinant le mur ont voit presque partout dans la partie inférieure, une construction différente du reste, et qui sans doute remonte à Salomon même. Il n’est pas rare d'y rencontrer des pierres mesurant de 20 à 25 pieds de long sur une hauteur de 3 pieds et une largeur à peu près égale probablement.
On attribue la construction de la porte Dorée, qu'on appe lait porte sné:.euse autrefois, à Salomon lui même, et les orne men; qu'on lui voit encore aujourd'hui, à Hérode le Grand, On sait que N.S. entra par cette porte le dimanche des ra. meaux. Chosroës, roi des Perses après avoir pris la villeet émporté la vraie Groix en sou pays, fui vaincu à son tour, dix
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ans vlus tard, par l’empereur Héraclins. Celui-ci rapporta la vraie Groix en triomphe et, la portant sur ses épaules, il fit son entrée dans la ville saint: pir la porte Dorée. Du temps des croisés, on ne l’onvrait que deux fois l’année, le dimanche des rameaux et le jour de l'Exaltation de la Ste Croix, en souvenir dla victoire d'Héraclius. La porte Dorée est aujourd’hui murée, parce que les musulmans tiennent qu’un certain ven. dredi, les francs (Européens) entreront par cette porte pour s'emparer de nouveau de la ville,
A l'angle S. E. du mur d'enceinte, on voit dans le mur des vestiges de l’ancien palais de Salomon—on sait que c'est là qu'il se trouvait. Plusieurs ouvertures murées en pierres différentes de celles du mur, des blocs faisant projection, sans doute, pour y appuyer des balcons, ne peuvent laisser de doute sur l'endroit précis de ces royales constructions.
Prenant peu au delà un sentier qui nous conduit au torrent même, nous atteignons le pont en maçonnerie qui le couvre encore à l'endroit même où N. S. le traversa prisonnier, lors. qu'on le conduisit chez Anne après la trahison de Judas. Le torrent qui est partout à sec, conservait ici une petite flaque d'eau vaseuse. De torrente in vid bibet, il boira de l’eau du torrent, avait dit le prophète, et nous descendimes dans le lit mème du cours d’eau pour véuérer dans la pierre de la berge, l'empreinte de deux genoux, qu’on tient être ceux de N.S8, lorsqu'il s'inciina pour boire. Ces empreintes sont aujourd'hui peu distinctes,
Tout près de ce pont, de l’autre côté du torrent, se voit le tombeau d’Absolon que nous allons visiter. (Cette singulière construction aurait été érizée par Absolon lui même, de son vivant, de sorte qu’eile n'aurait pas moins de 29 siècles d’existence.
C’est une construction monolithe, c’est-à-dire, qu’elle a été taillée dans le rocher même. Cette base monolithe et carrée, ornée de pilastres et portant une ouverture sur chaque face, est surmontée d’une maçonnerie ou voute en forme de bouteille, le tout couronné d'un bouquet de palmes, Absolon a:t il réelleinent eu sa sépulture en cet endroit? La chose demeure encore fort douteuse, On sait que ce fils ingrat, en révolte coutre son pè.e David, s'était réfugié de l’autre côté du Jourdain. C'est en fuyant devant Job, général de l’armée de David, qu'Absolon demeura suspendu à un chène où s'était
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engagée sa longue chevelure, pendant que sa monture pour. suivait sa route, et qu’il fut là percé de flèches par ordre de Joab. Les Juifs, pour témoigner leur horreur de l’insubordi. nation de ce fils contre son père, ne passent jamais devant le tombeau d’Absolon sans y jeter une pierre par les ouvertures en signe de mépris, si kien qu’il n’y a encore que quelques an. nées, le monument se trouvait complètement rempli de ces petites pierres, lorsqu'un pèlerin le fit vider.
Attenant au tombeau d’'Absolon se trouve un monument de plus mo te 4: parenge et n’offrant rien de bien particulier, qu’on dit êti le tombeau de Josaphat, de celui là même à qui la vallée devrait son nom.
De même que pour Absolon, ce monument ne peut être la preuve que les restes du roi Josaphat reposèrent ici, puisque nous voyons dans lEcriture sainte qu’il fut enseveli avec ses pères dans la cité Je David.
À une quarantaine de pas plus loin, se voit un autre monument formé aussi d'un mouolithe taillé dans le roc. Il pré. sente un vestibule dégagé du reste, soutenu par deux colonnes et deux pilastres reliés ensemble par une architrave. (C'est le tombeau de S. Jacques. On prétend que S. Jacques, après la trahison de Judas, se retira dans cette grotte, qu’il y demeura trois jours sans prendre aucune nourriture, et que N. S. ressuscité lui apparut là même.
Tout auprès se trouve encore un autre tombeau taillé dars le roc. Celui-ci est terminé par une pyramide, C’est le tom: beau de Zacharie, fiis de Barachie aui, par ordre de Joas, fut massacré entre l'autel et le temple (877 ans avant J..C.). Ce monument est aussi de forme carrée et porte deux demi colonnes et deux pilastres sur chaque face, le tout relié par une corniche qui couronne la pyramide.
On place à une centaine de pas plus loin l'endroit où était la figuier auquel Judas se pendit après sa trahison. On voit dans les Actes des Apôtres que le traitre, pris de désespoir, alla reporter aux prêtres le prix de sa trahison, et que s'étant pendu à un arbre, il creva par le milieu de manière que ses entrailles coulèrent sur le sol.
Tous ces tombeaux, veufs depuis des siècles des restes qu'ils oùt primitivement re fermés, servirent, dans les premiers siècles du christianisme, de retraites à de nombreux
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solitaires, qui vinrent consumer là leur vie dans les austérités de la pénitence et la contemplation des mystères de la rédemption.
Laissant de côté à notre gauche le mont du Scandale pour retraverser le Cédron en nous rapprochant de la ville, nous marchons dans le lit même du torrent qui, en plus d’un endroit, ne se distingue pas du reste de la vallée.
Le mont du Scandale, que l’on voit couronné, avec ses assises de pierre nue, de deux maisons modernes, est séparé de celui des Oliviers par une dépression où passe le chemin qui conduit à Béthanie. Il est ainsi nommé parce que Salomon scandalisa son peuple en érigeant là des hauts-lieux (autels) aux dieux de ses femmes idolâtres. On voit encore vers sa base un monument taillé dans le roc, très bien conservé, qui très probablement a servi autrefois à ces actes d'idolatrie. Comme sa forme le rapproche beaucoup de certains édicules qu'on rencontre en Egypte, il est assez probahle que c'était là
le temple où la fille de Pharaon, épouse de Salomon, avait ses idoles.
Attaché au flanc du mont du Scandale, en face du Cédron, se voit le village de Siloë, où habitent 1200 Arabes dans des huttes su perposées les unes aux autressur les assises du rocher, et n'étant le plus souvent que la façade de grottes ou cavernes plus ou moins spacieuses, creusées dans la roche même. Comme les tombeaux, ces cavernes servirent autrefois de retraites à de nombreux solitaires.
Nous voyons ici sur la rive droite du torrent, les restes d'une ancienne mosquée dont il ne reste plus que le mihrab ; tout auprès se voit un banc de rocher qu'on dit être le Zoheleth, c'està-dire l'endroit où Adonias donna un festin à ses partisans dans le but de se faire déclarer roi à la place de David son père, tandis que ce jour là même, un peu plus loin, dans la vallée de Gihon, Salomon était sacré roi par ordre de son père même,
Tout auprès est la fontaine de la Vierge, C'est là que les femmes de Siloë, de même que les habitants d'Ophel, colline
adossée au mur du temple, viennent puiser l’eau qui leur est nécessaire.
Cette fontaine doit son nom à la tradition qui veut que la Ste Vierge, lorsqu'elle demeura dans la maison de Siméon après la présentation de son fils au temple, venait puiser de
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l’eau et laver les langes de son diviuü enfant, C'est la fontaine de Rogel de la sainte Ecriture, on encore du Dragon conme elle est désignée en ‘ertains endroits.
Par un escalier de 17 marches, vouté en ogive, on descend d’abord sur un palier assez large et de là. par nn passage plns étroit taillé daus le roc, on desc:ni encore 15 marches pour se trouver au réservoir, qui a environ une vingtaine de pieds avec une couple de pieds d’eau d'épaisseur.
La fontaine de la Vierge est une véritable fontaine, c'est à-dire uné source qui possède son eau propre sans la recevoir d’ailleurs. On dit cette source intermittente, ne fournissant que peu d’eau en certains temps et prète à déborder en d’autres, L'eau, bien que potable, est légèrement siuinâtre.
Fatigués de la course et arcablés pa: la chaleur, nous profitâmes de l'ombre et de la fraicheur du palier pour nous re. poser un instant, en nous asseyant sur les marches avant de descendre à la source même, Comme on croyait entendre un certain clapotemeut dans l’eau, quelques jeunes gens y étant descendus, s'écrièrent aussitôt qu'il y avait un ce tain poisson dans l’eau et que les dames surtout feraient bien de ne pas y descendre. Mais presque aussitôt nous voyons le poisson, qui était bel et bien un bipède de notre espèce, émerger du trou noir, et dans le simple costume de notre premier père lorsqu'il habitait l'Eden, se frayer un passage à travers nos rangs et remonter jusqu’à l'entrée. C'était un ls de Mahomet qui vevait de faire ses ablutions. Arrivé au grand jour, sans s'occu, peren aucune façon de son costume ni des regards tournés vers lui, il étendit ses habits sur la pierre, et il y fit 4 on 6 prostrations du côté de la M'cque, se relevant après chacune pour se courber de suite le front jusqu'à terre. Nous ne pûnes, malgré cette mise en scène hors de toute convenance, refuser à ce fils de l'islam une certaine amiration pour sa fidélité à ce qu’il considérait, lui, être un devoir. Cette conduite con: damuant bien hautement ce faux respect huimain qu'on rencoutre chez un grand nombre de chrétiens pusillanimes.
Il existe un canal souterrain qui transporte les eaux de la fontaine de la Vierge à la piscine de Siloë qu'on trouve plus loin. Ce conduit taillé dans le roc en faisant plusieurs zigzags, mesure 1617 pieds de longueur, A peu de distance de son point de départ, ce canal en reçoit un autre qui monte vers la ville, Un savaut anglais qui a exploré ce deruier, il n’y a que
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quelques années, dit qu’il va en montant par une rampe assez raide pour qu'on :it pratiqué des entailies ans le roc afin d’en facilité l'ascension, et aboutit à un puits très profond. El est probable que tous ces travaux souterrains datent de l’époque Salomonienne.
La piscine de Siloë, qui est en partie comblée. mesure 50 pieds de long sur une vingtaine de large. C'est à cette piscine que N. $S. envoya se laver l’avengle-né qu'il venait de guérir. A quelques centaines de piels plus loin, on rencontre un autre réservoir recevant aussi les eaux de la fontaine de la Vierge api: 3 qu’elles ont triversé la pisrine de Siloë. (Ce réservoir est la piscine inférieure qui, quand les eaux sont abondantes, fournit un ruisseau qui va arroser les jardins de Siloë, autrefois jardins du roi, qui fournissent des légumes dans tout le cours de l’année.
Non loin de cette dernière piscine on voit un petit tertre couronné par un murier blanc C'est le lieu où fut martyrisé le plus éloquent des prophètes Isaïe comine Jean Baptiste, avait en la hardiesse de dire aux rois et aux peuples des vérités qu'ils n'aiment pas à entendre. Il fut par ordre de Manassès scié en deux en cet endroit et enterré sous uu chêne à quelques pas plus loin.
Purvenus à la rencontre des deux vallées de Josaphat et d'Hinnoin, on trouve là, bordant le Cédron, deux petites constructions ; l’une est un lieu de prière pour les musulmans, et l'autre abrite un puits de 87 pieds de profondeur. C'est le puits de Job, Le puis de Néhéinie, le Bir-Ayoub des Arabes, Comme ce puits est situé plus bas que toutes les autres sources, ou croit qwil ne reçoit l’eau que par suintement., Lorsque les eaux deviennent assez abon lantes pour deborder, elles forment un ruisseau qui s'écoule dans Le Cédron. C'est alors une occasion de fêtes pour les hibitants de Jérusalem et de Siloë parce qu'ou en augure une abondaute récolte.
Ou dit que c’est dans ce puits, alors à sec, que, par ordre de Jérémie, les prêtres cachèrent le feu sacré du temple, à leur départ pour la captivité le B bylon“. A leur retour, 70 ans plus tard, les enfants des prêtres allèrent y cherc..er le feu sacré, mais ils n’y trouvèrent qu'une eau vaseuse. Le prêtre Néhéinie ordonna qu’on apportât de cette eau et qu'on en arrosât l'autel et Les victines. Et aussitôt des nuages qui
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cachaïient le soleil se dissipèrent, et une grande flamme s’éleva de l'autel, ce qui fut pour tout le peuple le sujet d’une grande joie. ;
Nous revenons maintenant sur no4 pas pour explorer la vallée d’Hinnom ou de la Géhenne.
Mais d’où peut venir à cette vallée ce nom si sinistre, que les écrivains sacrés n’en ont pas employé d'autre pour désigner l'enfer, le lieu des supplices éternels ?
Ce nom lui a été justement appliqué, car si la vallée de Josaphat est la vallée des pleurs, celle-ci peut bien être appelée la vallée des horreurs. Son apparence même est en harmonie avec son nom. Etroite, escarpée, on la dirait creusée de main d'homme entre les monts Sion et du Mauvais-Conseil. Et que de lugubres scènes ne rappelle-t-elle pas ? On enterrera les morts dans Topheth, dit Jérémie, parce qu’il n’y aura pas de place pour les enterrer ailleurs.
Lors de la prise de la ville par les Chaldéens, la vallée d'Hinnom fut le théâtre du plus horrible massacre, Mais ce qui lui valut surtout son nom, C’est la statue de Moloch qu’elle porta autrefois, et devant laquelle grand nombre des enfants d'Israël renièrent leur Dieu. Le monstre était d’airain et portait une tête de bœuf avec les mains étendues comme pour recevoir ce qu'on lui aurait présenté. Il était entouré de 7 chapelles, dans la 1ère on offrait une colombe, dans la 2e une brebis, dans la 3e un bélier, dans la 4e un veau, dans la 6e un taureau, dans la 6e un bœuf, enfin dans la 7e un enfant. Le père qui sacrifiait son enfant se tenait avec la victime devant l’idole, puis on allumait Le feu sous la statue,et lorsqu'elle était toute rouge, on plaçait l'enfant sur ses mains. Et pour étouffer les plaintes des parents de même que les cris de la victime, on frappait du tamborr, de là le nom de Topheth (tambour) donné à l'endroit. Le roi de Judas Manassès fit ainsi passer son fils par les mains de Moloch.
Le-mont du Mauvais-Conseil qui couronne cette vallée à l'O. doit son nom au conseil que les juifs tinrent dans la maison de campagne qu'y avait Caïphe et où ils résolurent d'en finir avec le Sauveur.
On gravit la rampe escarpée du versant O. en se servani
en certains-endroits de marches que l’on a creusées dans le roc pour examiner en passant, souvent à l'ombre de vieux oliviers,
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DE QUÊBEO À JÉRUSALEM 309
plusieurs débris de constructions et de grottes nombreuses que de saints ermites habitèrent autrefois.
La plus célèbre de ces grottes est celle de la retraite des apôtres où du tombeau d'Anne ou encore de St. Onuphre, comme | :ilent les Arméniens. Ge tombeau, creusé dans le roc, offre encore une belle frise ornée de triglypbes et de métopes. On dit que 8 des apôtres allèrent se cacher dans cette grotte pendant la passion du Sauveur. Le grand prêtre Anne y aurait eu plus tard sa sépulture.
Continuant à gravir l’escarpement, nous arrivons à un champ de plusieurs arpents portant alors une magnifique moisson de blé au milieu duquel se présentent ça et là de vieux oliviers fort vigoureux. C’est l’'Haceldama ou champ du sang, qu'on acheta avec les 30 deniers reçus par Judas pour prix de sa trahison. Au milieu de ce Champ est une ruine portant le nom de monument d'Hareldama. On ne pourrait qu'avec peine pénétrc dans cette grotte en partie détruite. Le Frère Liévin qui l’a explorée, nous dit qu’on y trouve encore un grand nombre d’ossements ; nains. Du temps des croisés, c’est Là que les étrangers étaient ensevelis.
Poursuivant toujours notre route en remontant la vallée, nous rencontrons bientôt une grande piscine à sec ; c’est l'Assouïah, le Birket-es-Sultan des Arabes, qui est de construction fort ancienne et d’un travail considérable,
De cette piscine la vallée de la Géhenne en remontant change son nom en celui de Gihon, pour prendre bientôt après sa direction vers l'O,
Le Birket.es Sultan qui mesure 540 pieds sur 240, la plus grande des piscines qu'on rencontre en Orient, porte sur son mur S. l’aqueduc de Salomon, qui apporte de la Foutaine scellée, à une lieue au S. 0. de B:thléem, les eaux à La mosquée d'Omar. Get aqueduc, malgré le nom qu'il porte, existait déjà au temps de Salomon, il lui doit son nom probablement poux
quelque réparation considérable qu’il lui aurait faite, Après
avoir contourné le mont du Mauvais-Conseil, il vient traverser la vallée de Gihon peu au dessus de la grande piscine, sur un pont de 9 arches ; il suit ensuite le flanc du mont Sion pour parvenir au Moriah par la vallée du Tyropæon.
Nous voyons à notre gauche l'établissement de Montefori, riche banquier juif d'Angleterre qui à fait construire là une espèce de cité ouvrière où l’on reçoit les pauvres Istèlites.
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310 DE QUÉCEC A JÉRUSALEM
A N. de cet établissement, est l’ancien Erebinthon où les Grecs schismatiques tiennent une maison de santé. [ls montrent aux visiteurs le tombeau de S. Damien et une chaîne qu’on dit avoir servi à S, Georges pendant qu’on le flagellait à Lydda, Ils prétendent que cette chaîne a la vertu de guérir, aussi s’en servent-ils souvent pour lier les aliénés.
Nous suivons ici la route taillée dans l’escarpement même de la pente du mont Sion, au pied du mur ; comme il est près de 5 heures de l'après-midi, le soleil nous lance des rayons que les rechers nous réfléchissent à la figure en nous rôtissant à demi ; aussi est-ce avec un sentiment de vive satisfaction que nous franchissons la porte de Jaffa pour rentrer en ville.
L'empereur Adrien avait fait placer au dessus de cette porte un pourceau en marbre avec défense aux juifs d'en approcher sous peine de mort. Aujourd’hui, à l’avénement de chaque Sultan, le Pacha de Jérusalem remet au Vekil de la commu. nauté Israëlite la clef de cette porte, comme autorisation aux Juifs de pouvoir séjourner dans la ville.
Messe au Get droit
dérusa Nova la ve pagnie de six laïques basilique | dans le tor Comm renfermés rieur que turques fe les ouvren.
nant rétrib beau, il fe souvrant | le S. tombe tiques, on mystères, Les Pè nombre de recevoir la aux prêtres vement la
tiques, suiv pour le fair
m où les montrent qu’on dit À Lydda, Lussi s’en
nt même l est près yons que jtissant à ction que Ile,
ette porte pprocher > chaque | commu.
tion aux
DE QUÉBEO A JÉRUSALEM
Messe au S. Sépulcre. — La grotte de l’Assomption. —La grotte de Gethsémani. — Le mont des Oliviers. — L'endroit de l’Ascension, — Le couvent du Carinel ; celui du Pater. — L'endroit du Credo. — La grotte des Prophètes. — Le jardin de Gethsémani. — L’endroit du martyre de $. Etienne. — Un convoi funèbre musulman.
Jérusalem, vendredi, 1er avril. — À peine revenus à Casa- Nova la veille, vers les six heures du soir, je partais en com:pagnie de MM. les abbés Gautheron et Fresnais, et de cinq ou
aix laïques, de notre caravane, pour aller m'enfermer dans la basilique du S. Sépulcre, afin de pouvoir célébrer ce matin dans le tombeau même du Sauveur.
Comme je l’ai déjà fait remarquer, les Pères franciscains renfermés au S. Sépuicre ne peuvent communiquer avec l’exté. rieur que par la basilique même. Or, comme les autorités turques ferment tous les soirs Les portes de la basilique, et ne les ouvrent qu’assez tard le matin, et ce sur demandeet moyennant rétribution, il s'ensuit que pour célébrer dans le $. tombeau, il faut s’enfermer le soir avec les Pères, les portes souvrant trop tard le matin, et une fois les portes ouvertes, le $. tombeau demeurant libre pour toutes les sectes schismatiques, on ne pourrait plus y célébrer décemment les saints mystères,
Les Pères ont là des dortoirs pour accommoder un certain nombre de pèlerins, même des dames, que la dévotion porte à recevoir la sainte communion dans le saint tombeau, Quant aux prêtres, deux ou trois seulement peuvent y dire successivement la messe, parce que les offices de nuit des schismatiques, suivis de ceux des Pères, ne laissent pas assez de temps pour le faire avant l’ouverture des portes.