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élagie. C'était autrefois le couvent des Augustins desservant l’église de Ascension.
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vo. Ap, Ve siècle, une comédienne, d'Antioche, du nom de Marguerite, touchée de la grâce, s’en vint ici sous le nom de Pélagie faire pénitence de sa vie licencieuse et y mouruten odeur de sainteté.
A quelques cents'pas plus loin se trouve l'endroit où Jésus venait prier et où il apprit à ses apôtres comment ils devaient s'adresser à Notre-Père qui êtes dans les Cieux; c’est le lien du Pater. Une pieuse dame frariçaise, madame la Princesse de la Tour d'Auvergne, a fait l'acquisition de ce lieu et ya érigé une église et un couvent de Carmélites.
Dans un cloître en carré adossé à l'église, on voit 32 tables en faïence peinte sur lèsquelles le Pater est écrit en 32 langues différentes.
Nous entrons daris le parlôir du couvert pour saluer en nassant la supérieure, et nous avons le ‘plaisir d'y rencontrer uotre religieuse noire, Sr Véroniqué, avéc laquelle nous avions fait la traversée de la Méditerrannée. C'est ici qu’elle remplit son office de tourière et qu'elle reçoit les visiteurs avec une urbanité toute française.
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À une quarantaine de pas du Pater, vers l'O. on nous montre l'endroit où fut composé le Gredo. Les apôtres, avant de se disperser par tout le monde pour y prêcher l'Évangile, convinrent entre eux d'une formule qui serait le résumé de toute la doctrine qu'ils allaient enseigner. Et c'est en cet endroit que chaque apôtre aurait formulé un article du symbole qui rune toute noire foi ef que que les chréHens récitent us Les jours.
Ji y avait autrefois en cet endroit une église dédiée aux 12 apôtres. La Princesse de la Tour d'Auvergne y a fait faire des fouilles et à pu retrouver le pavement en mosaïque de cette église. Elle y a fait construire un petit oratoire à l’endroit même où se trouvait cette ancienne église.
A environ 150 pas du Credo se trouve l'endroit où N. Seigoeur pleura sur Jérusalém. Il y avait autrefois en cet endroit une églisé sous le votable bien expressif de Dominus ft Où ÿ vale Bud aol dune ville mou en ruines.
— Je remarquai jout particulièrement ici, un arbrisseau épineux poussabt ses liges élancées à travers les décombrés ; cet Le Siziphus spina-Chrisii, une espèce de nerprun, dont on s serait servi pour tresser la couronne d'épines du Sauveur. Lesépines sont légèrementrecourbées, assez courtes, très raides ettrès aiguës. Il va sans dire que je ne manquai pas d'en Sade queldues branches tousse Gharaéés qe Jeurs épines @f de leurs feuilles.
Les épines qui devaient déchirer son front croîssant sous les pleurs qui s’'échappent des yeux de Jésus; né dirait-on pag que là commisération même du Sauveur devait fournir des armés à la malice des homrnes pour le torturer davantage !
Cest à quelques centaines de pas plus loin, sur la route se reïfdant'à Béthañte, qué s6 trouvait le bourg de Bethphagé, M Où 8e fétirait le Sauveur quahd il venait à Jérusalem et là où il envoya deux de sé3 disciplés prendre l’Anesse et l'ânon pur fui sérvit dé montüre däns sn éntrée triomphale le di. mañché dés Yamiéaug."" LA OUI OH DD NUS UTOUiS FU 0: "''A'environ 200 pas au S. O. la route est bordée par un petit mur en pierre sèche pour la séparer d’un chamip en
828 DE QUÉBEO A JÉRUSALEM
culture. Nous franchissons ce petit mur, et à une vingtaine de pas plus loin, nous nous trouvons devant l'ouverture du tombeau des prophètes. C'est un trou à fleur de terre, dont l'entrée est assez difficile. Ce n’est qu’en se pliant en deux ou en rampant qu’on peut parvenir dans le souterrain. Ce sou. terrain, assez vaste et irrégulier, n’a de remarquable qu’un grand nombre de fours à cercueils qui ont servi autrefois à des sépultures. Quels sont ces BRAS qui ont été ensevelis là ? On l’ignore encore.
Comn.e nous remarquons un trou dans la voute qui donne la lumière à la grotte, nous nous aidons les uns les autres pour en saisir les bords et opérer notre sortie par cette ouverture, nous soustrayant par là à la nécessité de ramper de nouveau dans l’orifice qui sert d’entrée.
Nous continuons de là notre descente jusqu’au jardin de Gethsémani.
Ce jardin, où Notre Seigneur vint tant de fois prier avec ses apôtres, où il les instruisit de sa doctrine, où il venait cher: cher la retraite après ses journées de labeur, est entouré d’une muraille dont l’unique ouverture est close par une petite porte en fer. Le jardin forme aujourd’hui un superbe parterre où s'épanouissent en grand nombre des fleurs que les pèlerins s’estiment heureux de cueillir et d’emporter comme souvenir. Au milieu des fleurs s'élèvent les huit oliviers qui restent en. core de ceux qui furent les témoins des prières et de l’agonie de l’homme-Dieu. Ce sont des arbres énormes, à tronc déforméet tortueux, n'ayant presque plus d'écorce. Cependant leurs têtes sont encore bien vertes, et j'ai pu remarquer une quantité de boutons prêts à s'ouvrir. Les Pères font encore une belle récolte tous les ans de leurs fruits. Ils en fabrique de l'huile dont les pèlerins s’estiment heureux de pouvoir remporter quelques gouttes, et avec les noyaux, ils font des chape. lets qui servent également de reliques. Quant aux arbres mêmes, il y a peine d’excommunication pour ceux qui en détacheraient quelque partie ; et on attribue la perte du 9e té. moin de l’agonie du Sauveur à la pieuse indiscrétion des pè. lerins qui le mutilaient ainsi sans merci. Ce 9e olivier exis tait encore au XVIIe siècle. Le plus gros de ceux qui se voient encore aujourd’hui mesure 32 pieds de circonférence,
Mais peut-on croire que des arbres existent depuis dix-huit siècles et plus ?
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L'olivier, dit Pline le naturaliste, est un arbre qui ne meurt pas. Quand bien même on les aurait coupés lors du siège de Titus, comme le veulent quelques-uns, de nouvelles tiges auraient surgi de leurs souches, et ce seraient encore les mêmes arbres nourris dans cette terre que Jésus à arrosée de ses sueurs et de son sang.
On voit sur le mur du jardin, à l’intérieur, un magnifique chemin de la croix avec les figures en relief.
Sortis du jardin, on voit à l’angle $S. E. une impasse terminée par une abside, au fond de laquelle est encastré un fut de colonne. C’est là l'endroit de la trahison de Judas ; c'est là que le traitre s’est servi d’une touchante marque d’amitié pour le livrer à ses bourreaux ; c’est là que S. Pierre n’é6coutant que son zèle, tira l’épée et fit tomber l'oreille de Malchus, que le Sauveur guérit sur le champ.
A quelques pas de là, on nous montre le rocher sur lequel NS. laissa Pierre, Jacques et Jean, pour aller prier dans la grotte, à la distance d’un jet de pierre.
Il y avait là autrefois un petit oratoire sous le vocable du sommeil des apôtres, mais il n’en reste plus aujourd’hui aucune trace,
Reprenant ici la route que nous avions suivie avant de faire l’ascension de la moutagne, nous traversons le Cédron sur son petit pont en pierre, pour remonter de l’autre côté. Tournant à droite à la première bifurcation de la route que nous rencontrons, nous laissons 4 gauche l’endroit où fut lapidé le diacre S. Etienne. Cet endroit n’a rien de remarquable
que le rocher blanchâtre dans lequel on remarque quelques entailles.
Le diacre Etienne prêchait avec véhémence en reprochant aux Juifs leur incrédulité. Surexcités par la haine, les Juifs un jour se saisirent du saint diacre, et le trainèrent en dehors de la ville où ils le lapidèrent,
A quelque pas plus loin, voici que nous voyons venir un convoi funèbre dans la route même que'nous poursuivons. C'était un musulman que l’on portait à sa dernière demeure. Ce qui nous frappa surteut, ce fut les pleureuses qui suivaient le cercueil. Huit à dix femmes, les cheveux épars, simulant des contorsions que la douleur leur aurait causées, faisaient entendre des gémissements qui pour nous étaient bien plus propres à nous faire rire comme farce convenue, qu'à exciter
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î ne nous reste plus des divers quartiers de la ville sainte à explorer que le mont Sion, et c’est aussi cette visite que comporte notre programme pour, ‘cet apr ès- midi, car demain nous devons nous rendre à S. Jean du désert } pour revenir par Bothléem,
‘En sortant de Casa-Nova, nous tournons done a droite et nous suivons la rue dans ses diverses Courbes ou détours, Nous laissons à droite l'hôp ifal Gréc. avec son jardin, p puis plus loin à gauche le couvent des Sœurs de S. Joseph de ! AD parition, pour't parvenir jusqu'à la ‘ rue ‘lransversale, jui conduit à la porte de Jaffa. Avant d'y arriver, le ‘Fre Ligvin nous montra à droite l'étnplacémént de la maison d’Ufi épotix de Bethéabée, Noûs toürnons à ‘gauche dans ‘la direction dpposée' à'la pôrte de Jaffa, pour passer devant l'hôpital lätih'et l’hôtél de la Méditerrannée, puis nous tournons à droite, pour nous trouver én face de la, citadelle. Cette citadelle, qui est de construction
Jébuséenne, forme un carré, irrégulier entouré d’un fossé et
bordant la porte de Jaffa, Elle est, flanquée de quatre, tours, dont la plus remarquable et la plus, ancienne est celle de l'angle N'E:, qui porte lenlom de tour de David. Ba'construction dans la partie inférleuté,, détiote absëi utile grande antiquité, les pièrrés. mesurant. de 10 à 15 pieds de longuéut, La trâdition vêut aussi que ce it rééllément là la folle qu'hà.
bitait David. Elle peut mesurer une soixantaine de pieds sur quarante. (C’est de cette tour qu'on tire le canon pour annoncer le jeûne du Ramadan, ou quelque autre solennité re marquable.
C'est là cette tour de David réputée imprenable, dont l'Eglise emprunte le nom pour l'appliquer à la Ste Vierge, Turris Davidica. C'est là que le saint roi fit transporter au milieu de lallégresse de tout le peuple, l'arche d'alliance de la maison d'Obédédom où elle était depuis si longtemps, et devant laquelle il dansait dans l’exhaltation de sa joie. C'est ce lieu même qui fut témoin de sa faute et de sa pénitence. C'est là qu’il baignait son lit de ses larmes et qu’il exhalait sa douleur en de si sublimes cantiques, témoins éternels de son repentir et de son expiation |
Le Fre Liévin nous fait partout l'historique des lieux que nous visitons, et comme à la plupart il y a indulgence, souvent plénière, nous récitons un pater et un ave pour ce‘te indulgence.
Après nous avoir raconté l’historique de la tour de David, le bon Frère ajouta :
C’est d’un balcon de cette tour que David vit Bethsabée qui se baignaït, et vous savez ce qui s'ensuivi'. Iciilnya pas d’indulgence. ”
Il va sans dire qu’un éclat de rire général accueillit cette remarque.
Les trois autres tours, dont la construction remonte à Hérode, mais qui détruites furent rebâties depuis, portent les noms de: Hippicos, la plus voisine de la porte de Jaffa, de Phusael et de Marianne.
| La citadelle qui sert aujourd’hui de magasin militaire est dans un grand état de délabrement. Tout près, au sud, se trouve la caserne des soldats turcs.
Continuant la rue devant nous, nous passons à gauche une église protestante, bâtie sur l'emplacement du palais d'Hé. rode le grand ou l’Ascalonite, c'est cet Hérode qui reçut les mages et ordonna ensuite le massacre des saints innocents.
Un temple de l'erreur, une religion sans dogmes arrêtés, venant s’ériger au berceau même du christianisme, sur la demeure d’un tyran souillée de sang et de honte, ne dirait-on pas qu’il y a là une certaine harmonie ? que si l’on ne veut
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En arrière du temple protestant, on voit une petite église très ancienne dédiée à S. Jacques le mineur, qui fut le premier évèque de Jérusalem, et dont le tombeau se trouve dans la vallée de Josaphat, comme jé l'ai rapporté plus haut.
On nous montre à gauche,en face de l'angle N. O. de la caserne turque, l'endroit de l’apparition de N. S. aux trois Marie, où il y avait autrefois un oratoire, mais dont il ne reste plus de traces aujourd’hui.
Uu peu plus loin, dans la première rue à gauche, se trouve une mosquée qui n’est qu’une église bâtie sur l'emplacement de la maison de S. Thomas, dont les musulmans se sont emparé.
Continuant toujours dans la même direction, on atteint plus loin, après p'usieurs détours, le couvent des sœurs de la charité Arméniennes schismatiques, bâti sur l'emplacement de la maison du grand prêtre Anne.
On va visiter leur église qui n’a rien de bien remarquable mais qui a été érigée là pour perpétuer le sonvenir de l’interrogatoire qu’Anne, beau père de Criphe, fit subir à N. S., après que Judas l’eut livré aux Juifs à Gethsémani, et qui se trouve aussi le lieu où un infâme valet donna un soufflet à Jésus. Audessous d’un autel se tronve marquée la place même où se tenait Jésus pendant l’interrogatoire.
On voit dans la cour extérieure quelques oliviers qu’on dit être des rejetons poussés sur la souche de celui auquel on avait attaché N. S. pendant qu'on délibérait sur son sort, et plusieurs grosses pierres, qu'on doune comme ayant appartenu à la maison du grand prêtre Anne.
Nous passons ensuite à la visite de l’église S. Jacques, bâtie sur l'endroit même où Hérode Agrippa fit trancher la tête à 8. Jacynes le majeur, qui revenait d'évangéliser l'Espagne. Cette église, avec une grande partie de ce quartier, appartient aux Arméniens schismatiques, qui ont là tous leurs bâtiments religieux, les plus beaux de Jérusalem, patriarcat, église, sé- Minaire, etc,
L'église est vaste et remarquable surtout par sa richesse de décoration et sa tenue irréprochable. Nous fûmes forcés
d'ayouer que ce sanctuaire respirait un parfum de dévotion
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