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#84 DE QUÉBKO À JÉRUSALEM
die nous n'avions trouvé dans aucun autre appartemant aux schismatiques.
L'église ést à trois nefs, et c'est dants la nef latérale de gau. éhé que se trouve l'autel érigè à l'endroit même où Îé saint äpôtre sonffrit le martyre. Tout auprès, les Pères fraticiscains ont aussi ttit dutel stir lequel ils peuvent célébtet le jour de la fête dé S. Jacques, ce qu’ils font avec grande solennité.
On sait que les restés du saint apôtre tie se trouvent plus léi, qu’ils ont été transportés A Compostelle en Espagtte, où se sont opérés des miracles sans nombre, dans tous les siècles
A côté dr tombeau de S. Jacques, on Voit celui da S. Ma. taire, évéque de Jérusalem au IVe siècle, qui présida à l’inven. tiôn de la Ste Croix.
On nous montre dans une chapelle, trois pierres brutes tises l'ühe sûr l’autre ; la première vient du Sinaï, la 2 du Thabor, et La 3e a été prise dans le lit dti Jourdain.
Réverius dans là rüé, nous la poursuivôns dans sa diréction au S. jusqu’au mur de la ville, que nous longeous en touriant à gauche, pour sortir par la porté de Sion afin de vVisitér les monuments sur le mont Sion en dehors du mur d'énceinté, Ce mur partage Sion en deux parties, en laissant en dehots üne portion considérable du mont, sur laquelle les catholiques, les schisthatiqués, et même lés protestants ont leurs cimetières, C'est là qué se trouvé anssi la maison de Caïphe, celle de la Ste Vierge et le S. Cénacle.
A peu de distance ent dehots de la porte, on nous montre th fut dé colonne planté dans Le 801 pour marquer l'endroit ôù s'arrêta Lé convoi funèbre dé la Ste Viergé, lorsque les Juifs vinrent l’attâquer, comme je l’äi rapporté plus haut, Il y avait là autrefois un oratoire, mais il n’en reste plus de traces.
À quelques pas d'ici, les Arméniens ont encore un couvent ot une église, célle:ci érigée en premier lieu par Ste Hélène sur l'emplacement dé la maison de Caïphe. Cette partie de Sion, n'était pas du temps de N.S. en dehors du mur de la ville comme aujourd'hui, de 8orte que la maison de Gaïphe se trouvait peu éloignée de celle de soû beau père Anne,
Nous pénétrons donc par ure porte de fer dans la cour du vouvent, et nous traversons œtte cour pout aller visiter l’église qui est à L'K, Cette église n’a qu’un autel au fond de l’abside, mais la pierre de seb autel est une relique très précieuse, édr
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c'est celle qui fermait le tombeau de N,S,, celle que l'ange renversa et sur laquelle il s’assit, et dont nous voyons encore une portion dans la chapelle de l’ange au S. Sépulcre. Cette pierre, qui est semi-circulaire, peut mesurer 7 pieds de longeur sur 3 de largeur environ ; elle est de calcaire rougeâtre du pays, Comme on en voit dans tous les environs.
Tous les ans, le lundi de la Pentecôte, les franciscains ont le droit pendant vingt-quatre heures, de venir célébrer içi leurs divins services.
On nous montre à droite une petite chapelle qui est l’endroit même ou fut renfermé N.S. pour le reste de la nuit du jeudi-saint.
C’est donc ici, dans cette maison de Caïphe, que N. 8. fut interrogé et jugé digne de mort par le sanhédrint C'est ici que S. Pierre renia son maître par trois fois! C’est ici que 1e chant du coq lui rappela sa faute et que le regard de Jésus porta le repentir dans son cœur. Sortant aussitôt, il descendit le flanc de la montagne d’une centaine de pas, et alla se ren, fermer dans une grotte, qu’on visite encore aujourd’hui, gour commencer cette pénitence, cette expiation de sa faute qui M€ se termina qu'avec sa vie, et sur laquelle faute il versa de #i aboudantes larmes, qu’elles lui creusèrent les joues de deux sillons qui persistèrent jusqu'à sa mort.
Traversait les cimetières, nous pénétrons jusque sur le flanc escarpé du mont Sion que nous trouvons ici occupé par des chainps cultivés. Comme la sainte écriture, même dans ses parties les moins importantes, reçoit partout son accemplissement ! Voici que la charrue a passé sur les lieux où sé. levaient autrefois des maisons somptueuses, sur des rues où les filles de Sion étalaient leur luxe et leur orgueil, «et c’est ce qu'avait prédit le prophète Jérémie : Sion quasi ager arabitur, et Jerusalem in acervum lapidum erit, Jer. XX VI, 18.
Comme nous allions nous retirer, nous voyons voltiger à une grande hauteur au dessus de nos têtes, de gros oiseaux en une bande d'au moins 200 à 300. Ce sont des Grues qu'on rencontre ici souvent en de telles bandes.
Nous revenons sur nos pas, en traversant de nouveau les cimetières, pour aller visiter le Cénacle, seul monument qui nous reste à voir dans cette partie.
Avant d'y arriver, on nous montre un reste de mur qui
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est l'emplacement de la maison de la Ste Vierge, ou plutôt de S. Jean après la mort du Sauveur.
Du inoment que Jésus sur la croix eut dit à S. Jean, en lni moutrant sa mère : voila votre mère, le disciple bien aimé ne cessa de l’entourer de tous les soins que la piété filiale pent suggérer pour honorer une mère chérie. Il l'amena donc dans sa uiaison, en ce lieu même, pour qu’elle en fit sa résidence häbituelle, C’est là que le saint apôtre nourrissait tous les jours du corps de Jésus sa sainte mère, en célébrant les saints mystères en sa présence. C’est là q'ie tous les apôtres venaient apporter à la Sainte-Mère de Dieu l'hommage de leur vénéras tion et de leur attachement. Et c’est là que l’an 58 de notre ère, dans la 72e année de son âge, Marie, entourée de ses nou. veaux enfants, laissa échapper sa belle âme pour aller au Ciel se réunir avec son divin fils.
Qu'il serait à désirer qu’on rétablit le sanctuaire qui exis tait autrefois en ce lieu qui se recommande si fortement à la vénération des chrétiens.
De là, nous passons an Cénacule qui est tout auprès. Il nous faut d'abord pour y pénetrer traverser une écurie, puis moûter un'petit escalier qui donne accès sur une cour pavée, et c’est là que se trouve le lien le plus saint de Jérusalem après le S. Sépulcre et le Calvaire.
Il parait hors de doute que le Cénacle était la propriété de Joseph d’Aritmathie, de celui-là même qui eut l'honneur, avec Nicodème, d’ensevelir le corps de Notre-Seigneur. Sa construction actuelle, comme celle de Joseph, est encore à deux étages. Il parait qu’éparguée par Titus, elle fut plus tard détruite et reconstruite. Ste Hélène y avait érigé une belle église qui fut détruite plus tard. C’est dans cette église que Ste Paule vénéra la coloune de la flagellation, encore teinte du sang de Notre-Seigneur, comme elle le rapporte.
Détruit et rétabli à plusieurs époques, le Cénacle fut reconstruit par les Franciscains au XIVe siècle, avec les débris des constructions précédentes, et c’est le même édifice qui a été converti plus tard en cette mosquée que nous avons encore sous les yeux.
L'étage supérieur, dans lequel nous pénétrons par cette cour pavée, est divisé en deux; dans la première partie se trouve la salle de l'institution de L'eUCHAY istie, et ja l’autre le tombeau de David.
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La première salle peut avoir une quarantaine de pieds sur une trentaine, elle est divisée en deux, dans le sens de sa longueur, par des colonnes correspondant aux piliers de l'étage inférieur. On voit dans sa façade sud le mihrabordinaire aux musulmans. Ainsi Mahomet a ici découronné le Christ pour régner à sa place, et le Dieu d'Israël a vu disparaitre les vrais adorateurs de son Fils qui lui est consubstantiel, pour les voir remplacés par les sectateurs du culte le plus absurde que le christianisme ait jamais eu à combattre.
Quoiqu'il en soit de cette profanation, cette salle où nous trouvons un peu de fraicheur pour nous reposer de nos courses, n'en est pas moins celle où Jésus-Christ institua la sainte eucharistie. Oui! c'est en ce lieu que fut érigé le premier antel pour le premier sacrifice dont le Christ devait être et le prêtre etla victime, C'est ici que l'humanité fut admise pour la première fois à la manducation de l'agneau qui allait être livré à la mort pour son salut. C’est ici que les apôtres, après l'Ascension, se renfermèrent avee la sainte mère de Jesus, et qu'au bout de dix jours ils reçurent le Saint-Esprit sous forme de langues de feu.
C'est ici que se commit le plus horrible des sacrilèges et d'où Judas parti pour aller livrer sun maître et se pendre ensuite de désespoir.
C'est ici que le Sauveur apparut à ses disciples le jour même de sa résurrection, et que huit jours plus tard il se montra de nouveau pour faire toucher ses plaies à l’incrédule Thomas, et donner à ses apôtres le pouvoir de remettre les péchés.
C’est encore ici que fut institué le sacrement de confirmation dont le pouvoir fut réservé aux seuls évêques, comme nous le voyons du disciple S. Philippe qui fait venir S. Pierre pour confirmer le peuple de la Birbexte qu'il venait de convertir à la foi du Christ.
C'est ici que fut tenu le premier des Conciles sons la présidence du chef même des apôtres, pour remplacer par Mathias ce Judas que la trahison avait tiré de leurs rangs.
Et malgré de si nombreux et de si touchants souvenirs, malgré les titres de propriété les plus incontestables, plusieurs fois confirmés par les turcs, les chrétiens ne peuvent pas même y célébrer leurs divins offices. Les Franciscains qui ont scellé de leur sang leur possession séculaire sur ce saint lieu, ne
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peuvent pas même une seule fois dans l’année en avoir la jouissance pour y satisfaire leur dévotion. Que dis-je, il n’est pas mêine permis de visiter l'édifice dans toutes ses parties, car la partie inférieure où l'ont tient que Jésus lava les pieds à ses apôtres, est convertie eu harem où les profanes ne peuvent pas pénétrer ! Un harem, une école de prostitution, dans la pre. mière de toutes les églises chrétiennes, n'est-ce pas l’abomina. tion de la désolation, comme parle le prophète !
Le cénoraphe de David qui occupe l’autre partie de l’édi. fice, et qui est tenu en grande vénération par les musulmans, n'offre rien d’extraordinaire ; c'est un tombeau en maçonnerie moderne recouvert d'un tapis.
Le tombeau de David que son fils Salomon lui avait fait ériger, était d’une grande richesse et existait au temps de N, S. puisque nous le trouvons mentionné dans l'Evangile,
Bortis du Cénacle, nous retournons à la porte de Sion par où nous sommes sortis pour nous rendre au mur des pleurs des Juifs, où se rassemblent tous les vendredis, les plus fer. vents des enfauts de Jacob, pour pleurer sur les malheurs de Jérusalem.
À peine avons-nous franchi la porte. que nous remarquons près du mur intérieur une suite de cabanes où de huttes servant de retraites aux êtres humains les plus hideux qu'on puisse voir. Ce sont les lépreux. Nous venons de fouler des ruines matérielles complètes, nous sommes ici en face de ruines vivantes les plus hidenses,
“'La vie de ces pauvres gens, dit le Fre Liévin, se passe à implorer la compatissante charité des passants. La lèpre dont ils sont atteints n’est pas la lèpre blanche, farineuse, dont parle l'Ecriture saîute. Il est facile de constater d’après les symptômes que c’est la syphilis. La maladie commence par la face, par le ner, aussi par les doigts. La peau prend des teintes violacées et d’un gris rougeâtre. Des bourgeons se forment dans le derme, donnant naissance à des abcès affreux; peu à peu les extrémités des membres tombent en lambeaux et la voute du palais se perce, etc. Les lépreux vivent ensemble, se marient entre eux. mais leurs enfants ne sont atteints qu'àl’âge de puberté. On deur.a bâti à l’ouest de la ville un hôpital où ils:sout bien soignés; mais à peine un sur dix veut en profiter; les autres préfèrent ce qu'ils appellent leur liberté.”
Nous continuons de Jà, à tra vers le quartier des Juifs, où,
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comnte partout ailleurs ils se ‘oupent pour ainsi dire les uns sur les autres, sans le moindre respect pour les règles de l’hygiène et de la propreté.
Nous visitons en passant l’église bâtie sur l'emplacement de la miison de Marie, mère de Jean, surnommé Marc. C'est là que 8. Pierre se rendit après que l’ange l’eut fait sortir de la prison. Cette église n’a de remarquabie qu’un tableau fort ancien qu'on dit avoir été peint par S. Luc.
Les Syriens à qui appartient cette église prétendent que c'est là que la Ste Vierge aurait été haptisée, mais nons ne trouvons rien de bien sérienx pour appuyer cette tradition.
Nous faisons en passant une courte station à une synagogue, tant pour nous reposer un pen de nos Courses, que pour \ ‘ r en quoi consiste maintenant Îles temples que les enfauts de Jacob érigent pout' l'exercice de leur culte.
L'édifice qui est assez propre, nous montre une chaire au milieu, dans laquelle se tenait un rabbin paraissant plutôt amuser qu'instruire une bande de gamins qui l’entouraient. La salle forme un rectangle allongé, dont le font est tout garni d'armoires renfermant les lampes et chandeliers dont on fait usage dans les solennités. Une balustrade en bois coupe la salle à cette extrémité et y forme une espèce de sanctuaire.
Nous prenons place sur des bancs qui de chaque côté forment des rangées près des murs. Nous avions crir convenable de nous découvrir en entrant, et nous y trouvions aussi un sonlagement bien agréable à la chaleur dont nous souffrions. Mais voici qu'on vint nous avertir de nous couvrir, que c'était manquer de respect à la sainteté du lieu que d'y demeurer découverts.
Quelqu'un qui avait assisté à l’un de leurs offices dans le même lieu, nous dit que les assistants, tous debout, récitaient des versets de la bible en se balançant en cadence, partagés per groupes de 10 ou 12 ayant à leur centre un lecteur ou rabbin qui faisait ensuite des commentaires sur l'écriture sainte, On
peut juger de la cacaphonie que devait produiie un concert de cette nature.
Nous nous dirigeons de là, par des rues plus on moins tor. lueuses, au mur d'enceinte de la mosquée d'Omar où chaque vendredi, excepté celui de la fête des tabernacles, les Juifs Les plus attachés à leur culte, vont pleurer sur les malheurs de Jérusalem, et aveugles, demander l'accomplissement de pro-
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messes qu'eux seuls, pour ainsi dire, ne veulent pas reconnaître.
Un peu plus au sud que la porte qui nous avait permis l'entrée dans l’enceinte lors de notre visite, nous trouvons près du mur une place dallée d'environ une centaine de pieds de long sur une vingtaine de large, et c'est là que s'ac. complit la cérémonie des pleurs. Le mur est ici, surtout dans le bas, de construction Salomonienne, étant composé de pierres bien taillées de 10 à 12 pieds de longueur sur un ou deux pieds d'épaisseur, légèrement en retraite les unes sur les autres,
Il semble que l’accomplissement des prophéties à l'égard de ce peuple qui avait mérité le titre de peuple de Dieu, par le fait seul de sa position depuis son déicide, devrait sufre pour lui ouvrir les yeux. Cependant il persiste toujours dans son aveuglement. Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants, a-til demandé au Calvaire. Et comment ne voitil donc pas que cet anathème a eu constamment son accomplis sement. depuis cette époque. Où est aujourd'hui sa patrie? Il est étranger dans la terre de ses pères. Il s’estime heureux de pouvoir venir s’y faire s’enseveiir ; mais il faut qu'il en obtienne l'autorisation d’un pouvoir étranger. Où sont aujourd’hui ses princes, ses poutifes, les sacrifices de son culte? Plus rien de tout cela! Il ne peut même venir pleurer sur les ruines de son temple, il faut qu’il se contente d'aborder le mur qui en clot l'enceinte. Il porte sur son front l’anathème qu'il a demandé, pour qu’il soit partout honni, partout méprisé, partout rejeté |
Il y avait environ une cinquantaine de personnes lorsque nous arrivâmes. Les hommes étant à l'extrémité de gauche et les femmes à l’autre. Des viellards, à figure vénérable, la tête appuyée sur les pierres du mur, et tenant dans leurs mains des livres aux caractères hébraïques, récitaient des versets auxquels d’autres faisaient écho. Ils avaient l'air vraiment sérieux et donnaient toutes les marques d'une douleur sincère,
Nous passâmes ensuite aux femmes, eiles aussi récitaient des prières avec la volubilité qui leur est propre, et parais: saient pour la plupart prendre aussi leur rôle au sérieux. Cependant certains groupes de jeunes filles paraissaient fort intrigués des visiteurs qui les coudoyaient presque en passan!, et portaient assez souvent la vue de notre coté. La chose ne
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nous surprit pas, Car on pourrait en voir autant partout dans nos églises, et elles ne seraient pas filles d’Eve si elles ne partagaient pas avec le reste de leur sexe cette curiosité qu’on lui reconnait partout.
Nous profitâmes de leurs distractions pour bien examiner la physionomie de ces filles d'Israël, pour constater, comme on nous en avait fait la remarque, si réellement elles présentent un type différent des autres nationalités avec lesquelles elles sont en contact. Je voulais voir de plus si je ne retrouverais pas chez el'es cet idéal de la beauté des filles de Sion, dont la mère de Jésus est le tvpe le plus parfait, de cette beauté qu'ont chantée leurs poëtes, à laquelle les prophètes ont si souvent emprunté des termes de comparaison. Pulchra es et decora, filia Jerusalem.…....nigra sum sed formosa..…. Et de fait, il ne me fut pas difficile de reconnaître que ces figures juives étaient bien les plus régulières, les plus agréables de celles que nous rencontrons dans ces contrées. Que la pureté de l'âme, que les élans de cœurs sensibles et purs viennent ajouter à ces figures, ce reflet du miroir intérieur que seule la sainteté réelle sait faire briller, et nous relrouverons facilement en elles les traits de la sainte Mère de Dieu, de l’Immaculée fille de Ste Anne.
Cette cérémonie des pleurs des Juifs tirerait son origine du 2e siècle même du christianisme.
On sait qu’en l’an 138, un imposteur du nom de Bar Cochéba, se donnant pour le vrai Messie, parvint à réunir les débris d'Israël, de tous les points de l'Orient, pour résister à la domination Romaine. Septime Sévère accourut du fond de la Bretagne pour les coribattre. Après deux ans de lutte, les révoltés ayant perdu plus de 600,000 des leurs, se retirèrent à Betsour pour s’y fortifier.
Mais les prédictions du Sauveur devaient s’accomplir, et la lutte était inutile. Ce peuple avait crié : ‘* Nous n'avons d'autre roi que César,” et César venait reclamer ses droits l’épée à la main, La ville fut prise et le massacre fut horrible. Ceux qu'on épargna furent vendus comme esclaves sur les marchés de Gaza et d'Hébron ou transportés en Egypte. Il leur fut défendu sous peine de mort de s'approcher de la Ville Sainte,
Plus tard, ils obtinrent à prix d'argent, d'aller au moins une fois dans l’année pleurer sur ses ruines.
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S. Jérome vit un des anniversaires de cette immense dou. leur et en a laissé une narration navrante : “Couverts de haillons, les cheveux épars, le visage inondé de larmes, les bras élevés vers le Ciel, agenouillés sur les tombeaux de leurs pères, les tristes vaincus poussaient des sanglots et des soupirs. Au coucher du soleil, le signal donné pour le départ, les femmes hors d'elles mêmes, collaient de nouveau leurs lèvres sur les pierres renversées et ne pouvaient s’en détacher. Alors les soldats les rudoyaient grossièrement. Quelquefois, ils les rançonnaient encore, et pour de l'or ou de l'argent, leur per. mettaient de pleurer encore quelques instants, O Dieu ! quelles sont vos justices l” N'est-il pas retombé sur sa tête, suivant sa demande, ce sang du juste que ce peuple a versé, lorsqu'il se voit contraint à acheter au prix de l’or la liberté de pleurer sur ses propres malheurs !
C’est cet anniversaire d'autrefois qu’on voit aujourd'hui se répéter tous les vendredis.
Nous terminons là notre course de l'après-midi, et retournons directement à Casa-Nova.
Etabis:
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mystèr hemen localité Si l’'anath globe 1 loire, n d'une à terre o ‘ompe délices tude en Haut n ce peup de perv der l’an de dix-]
1ense douuverts de armes, les x de leurs es soupirs.
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DE QUÉBEO A JÉRUSALEM 3438
Etablissement du P. Ratisbone.—Ste Croix.—S. Jean in-Montana:— Eglise
du Magrificat; fontaine de la Ste Vierge ; grotte de S.Jean-Baptiste. —Plantes.—Couvent des Filles de Sion.
S. Jean-dans-la-Montagne, Samedi 2 Avril.—Nous avons sil- Jonné Jérusalem en tous sens, je me. suis rendu passablement familier avec ses divers quartiers, sortons maintenant de son enceinte, pour aller visiter des lieux qui, sans nous offrir un aussi vif intérêt que ceux de la Ville-Sainte, ne manquent cependant pas d'attirer l'attention à plus d’un titre. Il nous est impossible d'oublier un instant que nous foulons à nos pieds la terre des merveilles, la terre des miracles, La terre des mystères, car à chaque pas que nous faisons, ce sont des événements bibliques, évangéliques ou historiques que chaque localité rappelle à notre souvenir.
Si le désert s’est fait dans la terre d'Israël, c’est depuis que l’'anathème est tombé sur ce sol, car nul point de la surface du globe n’a vu de personnages plus illustres traverser son terriloire, n’a été témoin de faits plus mémorables, n’a été l’objet d'une attention plus particulière de la part de Jéhovah. Cette terre où coulait le lait.et le miel, donnée par l'Eternel en récompense à un peuple d’adorateurs fidèles, a fait autrefois les délices de ses habitants. Muis il arriva un jour où l’ingratitude endurcit le cœur de ce peuple. Au moment ou le Très. Haut montrait sur cette terre un abyme insondable d'amour, ce peuple chéri de Dieu y répoudait par un abyme de noirceur et de perversité, L'insensé | il alla dans son délire jusqu’à demander l'anathème ; et l’anathème est tombé sur lui. Et après plus de dix-huit siècles, les peuples viennent encore de l'Occident
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