PAPER SRE PRE RE
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rain enclos d’un mur en piëérrès sèches, au milieu duquel D part on voit un tas de pierres sur un rocher bordant la route; M res c'est le rocher de S. Jean-Baptiste. C'est là que le Saint puis no Précurseur a annoncé la venue prochaine du Messie : “ Faites pour n pénitence, car le royaume des Cieux approche. Préparezl DE: \, voie du Seigneur, faites droits ses sentiers...”
Nous poursuivons notre route, tantôt coupant dés vallées als bien cultivées, et tantôt escaladant des collines par des sentiers fume impraticables, si bien qu’én certains endroits nos moukres sont quand i obligés de se tenir'sur le bord de la route pour soutenir nos ouvertu mottures dans le passage de certains mauvais pas, afin de l'intérie prévenir tout actident que pourrait occasionner le pied trop pierre r pèu sûr d’un animal en glissant sur ka pierre nue. s'échap
Nous passons près d’uu caveau sortant à peine de terre poirier, qu'on donne pour ie tombeau d’Elizabeth. La tradition existe, fort et mais les auteurs les plus recommandables sont portés à la ré- D fleurs a voquer en doute. C'es
La route se poursuit toujours par un chemin parfois im. passé pr “possible-à travers les escarpements des rochers:et des précipices JE 5 Tour que les éaux'dans la saison des pluies ont creusés dans leur D 11enc0
‘chute vers le torrent du Térébinthe. sai Une dizaine de gamins Arabes nous ont suivis de S. Jean Riley. r “et ne nous laissent pas une minute, sautant sur les pièrres quoi. Unis, a que nu-pieds, nous dévançant souvent, à travers des buissons seat het rudes et résistants lorsque toutefois ils ne sont pas épineür les plair Ts savent qu’au moment de la halte, il faudra des mains pour sos. ( “tenir les brides des chevaux, et c'est l'espoir d'obtenir quelques DE », ‘paras qui les engagent à parcourir cette route qui pour eu sur parc
‘semble sans fatigüe, tant ‘ils sont agiles et empressés à se dis RES ‘tanéer les uns les autres. Au nous la Enfin, après des montées et des descentes toutes plus où D taire ( “moins pénibles, nous parvenons sur la crête d’an mamelon qui Je l'ai v
surplombe la vallée du Térébinthe, et c'est dans le flanc de te et fort 8 ‘mamelon qu'est creusée la grotte où vécut le plus grand des À &os facu
‘enfants des hommes, et où il se prépara à la prédication qui JE bendant “devait ouvrir la voie 4 celui dont il était chargé d’annoucerla cains, a: ‘vénue, pur
Nous laissons nos montures à l'ombre de viéux caroubiers premier qui se trouvent là aux soins des gamins qui nons ont suivis, La: et tous de-cendon$ un escarpement assez considérable, couvert D pe:
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en partie par d'anciennes ruines; ce sont les restes des de-
meures d'anciens solitaires qui autrefois habitèrent ces lieux,
puis nous remontons quelques marches creusées dans la pierre, pour nous trouver en face d'une petite porte de fer s’ouvrant au N.E., c'est la porte même de la grotte.
Cette grotte peut avoir une trantaine de pieds sur une “ugtaine, On voit au fond une table taillée dans le roc en forme d’autel, sur laquelle les Pères franciscains célèbrent quand ils viennent ici faire leur office. En outre de la porte, une ouverture dans la paroi du N. O. donne aussi de la lumière à l'intérieur. Droit devant la porte se trouve un bassin en pierre rempli d’une eau des plus limpides, qui déborde pour s'échapper dans la déclivité, et sur le bord de ce bassin, un poirier, le seul que j'aie encore remarqué dans cette contrée, fort et vigoureux, était dans le moment tout couvert de ses fleurs au blanc de neige.
C'est là, c'est dans cette grotte que le saint Précurseur à passé presque toute sa vie dans la méditation et la prière, ne se nourrisant que de miel sauvage et de santerelles. On sait qu'encore aujourd’hui en Abyssinie, en Ethiopie, de même. qu'en plusieurs contrées de l’Asie, les sauterelles sont utilisées pour la nourriture des pauvres. Mon ami M, C. V. Riley. membre de la Commission Entomologique des Etats- Unis, a voulu expérimenter par lui-même le parti que l’on peut retirer des sauterelles qui se montrent par myriades dans les plaines de l'Ouest ; il en a mangé apprêtées à toutes les sauces, et il déclare qu’elles constituent un aliment sain et qui n'a rien de désagréable, J’aime mieux, je l'avoue, le croire sur parole que d'en faire moi-même l'expérience.
Au moment où nous visitons la grotte de S. Jean-Baptiste, nous la trouvons déserte, cependant elle a d'ordinaire un locataire dans la personne d’un français qui y vit en ermite. de l'ai vu à Jérusalem avant notre départ, il était en soutane et fort sale, En conversant avec lui, j'ai cru remarquer que ses facultés intellectuelles n'étaient pas en parfait équilibre, cependant ceux qui le connaissent, et surtout les Pères franciscains, assurent le contraire. Hélas! la folie de la croix est si peu commune de nos jours qu’il n’est pas surprenant que de premier abord on la confonde avec la folie intellectuelle.
La vallée du Térébinthe est ici étroite et fort profonde. De l'autre côté, les coteaux sont moins escarpés et montrent
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partout de belles cultures d'arbres fruitiers : oliviers, figuiers,
grenadiers, ete. Droit en face de la grotte se trouve un gros all village Arabe de l’autre côté du torrent, c'est celui de Shathäf, Fil composé exclusiveinent de musulmans. M.
L'hu midité que répand la source à la porte de la grotte favorisant la végétation, le désert montre ici plus de verdure dor que d'ordinaire. Je ne manque pas d'y faire une chasse aux fort plantes, et j'y recueille entre autres une superbe Orchis, diffé. ven reute de toutes nos éspèces indigènes, une cuscute énorme qui tou tenait entrelacés une dizaine de pieds de genêt ; on aurait dit irré une immense crinière blonde de cheval jetée sur ces plantes, fleu Je trouve aussi en grand nombre une espèce de Ciste, donnant orie de superbes fleurs blanches avec une tache pourpre à la base non des pétales. N'étaient ses feuilles simples, on serait porté à la jard
prendre pour une rose sauvage. Je crois que c’est le cistus ladaniferus, Linné, qui produit dans l’île de Crête cette résine
connue sous le nom de ladanum dont on faisait grand usage | icià autrefois: en médecine comme astringent, et qu’on n’emploie com plus guère aujourd’hui qu’en parfumerie, car elle possède une coni odeur fort agréable. la co
déru:
Nous reprenons nos montures pour revenir par le même chemin, à travers les mêmes obstacles, et toujours suivis par notre bande de gamins, que les quelques sous que nous leur plier avons distribués ont mis d'un zèle parfois importun pour nous des prodiguer leurs services, lorsque nous n’avons nul besoin de coms les requérir. obstd
Il dépassait à peine 4 heures lorsque nous rentrâmes au bien couvent. vanc
De tou ; les villages Arabes que nousavons visités, nous n’en nable n’avorts t-ouvé aucun plus mal tenu, plus sale, plus mal dis tout tribué qu’Aïn-Kârim. C’est a tel point qu’en certains endroits parta nos montures mêmes eurent peine à y passer, des monceaur aux à de décombres ou des ordures encombrant les étroits passages el pr
qui tiennent lieu de rues. A un certain endroit il y avait un leurs
chien de grimpé sur une terrasse qui faisait mine de vouloir le lar dévorer tous ceux qui passaient au bas. Je croyais à tout elles instant qu’il allait s’élancer sur les cavaliers qui défilaient à avan quelques pieds seulement au dessous de lui. Imaginez si c'est serait agréable de recevoir une telle visite étant en selle €t qui d dans de semblables carrefours ! Heureusement qu'il se cot tenue tenta de témoigner de sa mauvaise humeur par ses aboiement l’encd et ses grognements, sans se décider à laisser sa terrasse, mont
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Nous laissons nos montures au couvent des Pères et nous allons, à quelques arpents plus loin, visiter le monastère des Filles de Sion, fondé de même que celui de l'Ecce-Homo, par M. Ratisbonne.
Au milieu d’un terrain clôturé couronnant un mamelon dominant la vallée du Térébinthe, et d’où la vue peut s'étendre fort loin, s'élèvent les constructions des saintes Filles qui ser vent d’école et d’orphélinat. Ces religieuses sont presque toutes françaises, et le couvent est tenu dans une properté irréprochable. Il est précédé d’un superbe parterre où les fleurs européennes s’entremêlent aux brillantes et riches fleurs orientales. Il m'a fait plaisir de pouvoir reconnaitre ici grand nombre des plantes ornementales que nous cultivons dans nos jardins.
Eu outre de l'instruction que les bonnes Sœurs donnent ici à leurs orphelins, on les forme aux différents ouvrages compatibles avec leur sexe qui peuvent être utiles dans ces contrées, tels que la culture et les soins d’entretien du jardin, la confection du pain qu’on prépare aussi pour la maison de Jérusalem, divers travaux d’aiguille, etc.
Dire ce qu'il a fallu de patience et de dévouement pour plier ces caractères orientaux, dont la paresse fait le fond, à des habitudes d’ordre, de propreté et de travail, ne peut être compris que par celles-là seules qui ont eu à lutter contre ces obstacles, surtout dans le début. Mais à présent le pli semble bien pris, les plus jeunes n’ont qu'à suivre et imiter leurs dévancières pour faire des filles d'ordre, rangées, de tenue convenable, Immense bienfait de l'instruction chrétienne et surtout catholique, qui pourrait se lasser d'admirer ici comme partout ailleurs, tes inappréciables résultats ! Ces jeunes filles aux allures policées et pleines de réserve, au maintient décent et propre, semblent former une caste nouvelle au milieu de leurs compatriotes. Elles ne leur ressemblent plus que par le language, encore arrive-til même que très souvent entre elles c'est en français qu’elles conversent ; car l'éducation est avant tout française. Si on leur conserve le costume du pays, c’est toutefois avec une manière toute différente de le porter, qui dénote de suite que les règles de la modestie et de la bonne tenue leur sont connues et qu’elles savent s’y conformer. A l'encontre des musulmanes, elles ne redoutent nullement de se montrer la figure, mais sont très attentives à se couvrir la poi-
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