PORTE ES SE
C'est tout près de là que se trouve aussi l'emplacement de la maison de Lazare, qui posséda aussi autrefois un sanctuaire, dont on voit encore quelques débris. Ce lieu appartient aujourd’hui aux PP. franciscains.
On reprend de là la grande route pour rentrer à Jérusalem, On passe à une dizaine d’arpents l'endroit où se trouvait le figuier que N.S. maudit, par ce qu’y ayant cherché des fruits, il n’en avait point trouvé. Une excavation en carré dans la pierre, à gauche du chemin, indique cet endroit.
Puis descendant dans la vallée de Josaphat, en laissant à gauche le Mont du Scandale avec le village de Siloé, et à droite la montagne des Oliviers, nous longeons le Jardin de Gethsémani, traversons le Cédron, et remontant à la ville, nous contournons l'angle N.E. de ses fortifications, pour aller faire notre entrée par la porte de Jaffa,
Il était 114 h. lorsque nous descendîmes à Casa-Nova.
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DE QUÉBEO A JÉRUSALEM 41!
Un chapitre d'histoire naturelle. — Géologie ; âge des terrains de la Palestine.— La Mer Morte; sa dépression ; ses affluents; ses eaux.— Plantes de cette région.
Jérusalem, samedi 9 Avril, —De tous les points de la terre, nul n’a davantage attiré l'attention des hommes de tous les siècles, que cette portion de l’Asie où se trouve la Terre-Sainte.
C'est là aussi que l’humanité a consigné les époques les plus remarquables de son existence, comme les faits les plus mémorables de son histoire.
L’Eden de notre premier père, qui nous engendra à la vie naturelle, se trouvait pour ainsi dire à côté du Calvaire, où nous avons reçu la naissance spirituelle. Le champ de notre perte ; en face de celui de notre rédemption. Un crime d’une malice infinie ; expié par un abyme insondable d'amour et de dévouement. Joignons la vallée de Josaphat à l’'Eden et au Golgotha, et nous avons les trois termes, qui dans les secrets
éternels de Dieu, auront déterminé l'existence de l'humanité sur la terre,
Bien que l'endroit précis où se trouvait l’'Eden, où Adam prit possession de la terre, de même que le point où Noé construisit son arche, pour se soustraire au Déluge, ne puissent être rigoureusement déterminés, il n’en est pas moins certain que l’un et l’autre n'étaient pas éloignés du lieu où s'opèra l'œuvre de la rédemption des hommes. Et sous l’ancienne comme sous la uouvelle loi, cette terre de l'Asie a vu se dé-
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rouler les faits les plus mémorables de l’histoire de l'humanité, Il semble que l'Eternel ait voulu lui même se renfermer dans les limites Le cette terre d'Asie, pour faire ses communications les plus importantes aux enfants des hommes.
Moïse est animé de l'esprit de Dieu, il reçoit directement du Ciel l'inspiration; cependant Dieu le fait franchir la limite de la terre d'Afrique pour lui remettre les tables de sa loi, C’est sur les confins de la terre d'Asie, que le Sinaï retentit de la voix de l'Eternel; c’est sur l'Horeb, la montagne de Dieu, que Jéhovah se montrera à son serviteur,
Plusieurs siècles auparavant, Dieu avait tiré son serviteur Abraham du pays de Ur en Chaldée, pour lui faire prendre possession de la terre de Chanaan qu'il voulait donner en héritage à sa postérité. Et constamment depuis, ce peuple chéri de Dieu fut guidé, gouverné, protégé directement par Dieu lui-même. Ses patriarches, ses rois, ses juges et surtout ses prophètes furent en communication directe avec le Ciel, pour apprendre à ce peuple comment marcher devant le Seigneur. Le nom même de la résidence du plus grand parmi les rois et les prophètes de sa race, passa dans la langue du peuple pour déterminer la sainte cité du Giel où habite l’Eteruel. Sion sembla appartenir autant au Ciel qu’à la terre, tant étaient fréquentes les communications qu’elle recevait d'en haut.
Mais ce peuple prévaricateur ne paya que par la plus noire ingratitude la prédilection que l'Eternel avait faite de lui avant tous les autres peuples. Il mit à mort les serviteurs du Très- Haut, tua ses prophètes, persécuta ses amis fidèles, se révolta contre son autorité, le laissa dans l'abandon pour adorer des dieux étrangers, enfin couronna sa malice et son ingratitude par le plus grand de tous les crimes, le déïcide dont le Golgotha fut le théatre.
Fermant volontairement les yeux à la lumière, Dieu cependant ne l’abandonnera pas encore ; la justice ne fera pas disparaître la miséricorde; aux châtiments se mèleront toujours des appels au repentir ; mais ce sera en vain. Les communications du Ciel arriveront encore pour l'arrêter dans sa funeste voie, pour l’inviter au repentir, pour le forcer à ouvrir les yeux. Mais ce peuple insensé a demandé la malédiction; et il semble se complaire dans son malheur, ne vouloir autre chose que cette malédiction. Dieu le frappe enfin; ses rois,
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ses chefs, ses pontifes sont disparus; ses autels ont été dispersés avec son trône, sa ville a été détruite de fond en comble, sas murs ont été renversés sur ses habitants; les restes de ce peuple qui a pris la malédiction pour partage, sont dispersés dans tous les lieux de la terre, pour être en approbre à tous les autres peuples, sans patrie, sans chefs, sans liens de ralliement, ils sout mêlés à toutes les nationalités sans jamais se confondre avec elles ; il faut qu'ils vivent toujours, pour être à tous les âges des témoins des justes chatiments du Ciel à l’é. gard des aveugles volontaires, des peuples qui ont abusé des faveurs du Ciel.
Mais lève-toi, maintenant, église du Christ, véritable héritière des promesses ; c’est sur Loi que Dieu va se complaire À répandre ses bénédictions ; ce sont tes enfants qui seront son véritable peuple, ce peuple qu'il dirigera en inspirant ses chefs, en faisant briller devant lui une lumière infaillible, Rome va remplacer Jérusalem ; c’est là que sera l'Arche de la nouvelle alliance, c’est là que de tous les points de l1 terre les peuples convergeront pour recevoir les communications du Ciel, pour y rencontrer, comme autrefois Zacha1rie, Joseph etc. l'ange du Seigneur au coin de l'autel, et recevoir les ordres infaillibles du Très-Haut. Après l'Eden, Jérusalem; après Jérusalem, Rome, voila les trois sièges où Dieu s’est particulièrement plu à se communiquer aux hommes, à leur manifester ses volontés. Allons aux deux premiers y chercher des leçons ; allons au dernier pour y trouver la lumière, y recevoir là fortitude. Sachons éviter les infidélités qui ont perdu les deux premiers, pour marcher à la victoire sous la direction du dernier, Allons pleurer à Jérusalem, la ville des douleurs; allons nous réjouir à Roine. la ville des conso'ations. Al'ons voir accrochés aux rochers de Sion les restes du plus terrible des naufrages qui fut jamais ; allons ancrer notre barque au roc inébranlable de Rome, où nous n’aurons jamais rieu à redouter des tempêtes.
Depuis la scène du Calvaire, les disciples du crucifié, par un sentiment bien facile à comprendre, ont été attirés vers la Ville-Sainte, A peine relevée de ses cendres où l'avaient réduite les ministres de la colère divine, qu'elle tomba sous la domination de barbares de l'Orient. Quelques siècles s'éconlent, et on voit tout-à-conp, à la parole brûlante d'un Pierre l'Ermite et d’un Saint Bernard, l'Occident se lever comme ua
seul homme, pour aller reconquérir sur la barbarie le tombeau du Christ. Pendant près de deux siècles des rois chrétiens, firent triompher la religion du Christ là mème où elle avait été fondée. Mais les peuples chrétiens des croisades, de mème que ceux qui leur ont succédé, imitèrent les Israëlites dans leurs infidélités, et Dieu envoya contre eux de nouveaux Amulécites, des Moabites et des Philistins pour exercer contre eux ses vengeances ; il permit que l'Arche d’Alliance tombât entre leurs mains, et aujourd’hui encore, le tombeau du Christ, le ‘ Calvaire qui fut teint de son sang, la grotte où il fit son entrée dans le monde, sont entre les mains d’infidèles, de peuples qui ‘ne croient pas en lui ; et le pieux pèlerin, pour satisfaire sa dé. votion, est forcé de compter avec ces ennemis de sa religion!
Mais, non seulement on s’est senti pressé de voler vers la Terre.Sainte pour y retrouver les traces de l'Honme-Dieu et leur rendre toute la vénération qu'on leur doit, mais on a encore voulu scruter jusqu’au plus petit coin de cette terre bénie ; sa configuration, sa topographie, ses productions naturelles ont été l’objet d'études spéciales de la part des savants. Depuis une cinquantaine d'années surtout des études sérieuses ont été faites de tout ce territoire. Des géologues, des géomètres, des minéralogistes, des naturalistes en tout genre l'ont parcouru dans tous les sens, pour appliquer les règles des sciences modernes aux nombreuses données qu'ils ont pu y recueillir.
Qu'il me soit permis de consigner ici, ce qu'une observation bien trop rapi e m'a permis de reconnaître comne conforme à ce qu’on en avait déjà écrit.
Un simple coup d'œil, en arrivant à Jaffa, suffit pour nous convaincre que dans les âges géologiques, longtein ps avant que la Méditerrannée eût pris ses limites actuelles, toute la plaine de Saron, de même que le désert de l'Arabie qui l'avoisine, n'était qu'une terre sous-marine ; les éminences sur lesquelles se dressent maintenant Jaffa, Ramileh etc., formant alors des îles peu élevées dans ce vaste estuaire, En remontant encore plus haut, on trouverait toute la chaîne des montagnes de la Judée, de même que celle de Moab et même le Thabor et l'Hermon, aussi couverts par les eaux, car toutes ces éminences sont formées de roches stratifiées, les basaltes et les roches plutoniques que l'on rencontre en quelques endroits, n’y ayant pris place que par intrusion à la suite de ruptures dans la couche stratifée, et ne formant uulle part des masses consi-
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Comme toutes les autres pariies de la surface du globe, cette lerre a eu ses bouleversements et ses révolutions, après avoir dormi longtemps sous les eaux ; et là comme ailleurs, chaque coin de ce territoire a eu à subir des évolutions nombreuses qu’on trouve inscrites dans les couches et les restes de débris qui forment sa masse. Ces immenses plaines de sable qu'on y rencontre, si désertes aujourd'hui, nourirrent autrefois de vigoureuses végétations, de rich2s prairies ; soulevées et abaissées tour à tour, elles parvinrent à un niveau où, entourées de toutes parts de cimes élevées, elles reçirent les dénudations et les érosions que des torrents entrainèrent sur leur surface, en les amenant à cette stérilité qui persévère encore aujourd’hui.
Les masses pierreuses en émergeant des eaux semblent s'être rangées presque en lignes parallèles avec les bords de la Méditerranée; si bien que les fleuves, comme l’'Oronte, le Léontes, le Jourdain, tracent leurs cours du nord ou sud, les deux premiers paraissant attendre au dernier moment avant de changer leur direction pour se jeter dans la mer, tandis que le Jourdain la poursuit presque en droite ligne pour se perdre dans ce vaste puits qu’ou nomme la mer Morte, qui, comme une chaudière en ébuilition, suffit à réduire en vapeurs les millious de tonnes d’eau qu'il reçoit chaque jour.
C'esl aux terrains secondaires qu'il faut rapporter les roches de ces montagnes. Le calcaire jurassique et plus souvent encore les terrains crétacés servant de base aux dépots tertiaires, lorsqu'ils n’ont pas été entièrement eutrainés dans les dépressions.
En examinant attentivement les montagnes de la Judée, un fait m'a surtout frappé, c'est qu'on ne trouve chez elles aucun indice de ces violents soulèvements qui auraient redressé, plié et quelquefois tordu ou retourné leurs couches, comme on en observe de si fréquents exemples dans nos terrains stratifiés d'Amérique, à Québec, par exemple, Lévis etc. Ce serait là un indice que ces montagnes ne sont pas dues à un soulèvement violent de l’axe de leur chaîne qui les aurait fait émerger subitement de la mer, mais qn’elles formaient plutôt des éminences sous-marines qui se sont trouvées exhaussées par le soulèvement général et graduel de toute la
contrée qui, en se soulevant ainsi, aurait forré les eaux à se retirer dans les dépressions qui forment les bassins actuels qui les retiennent. Sans doute que ces rochers sous-marins de. vaäient aussi leur proéminence sur les parties avoisinantes, à des soulèvements de leur base, mais étant stratifiés, ils furent déposés sur la base plutonique qui les porte, après que cetle base eut été plus où moins brisée et tourimentée par une force inférieure, C'est ce que confirment leurs assises qui s’écartent fort peu de la ligne horizontale, paraissant ne servir que de chemises à la roche plutonique qu’elles recouvrent.
Jérusalem est assise sur les pointes d’un plateau que le torrent de Cédron et celui de Gihon ont découpées et isolées du reste de la masse du côté du sud, mais que l'on voit s'étendre encore sur une assez grande distance vers l’ouest, Ce plateau, dans les parties qui out été queliqgue peu protégées contre les érosions, est encore couvert d’un calcaire grossier qui abritait partout autréfois les conches de: craie qui lui servaient de base et qui en certains endroits se change en travertin métamorphique. L'examen ‘les couches à peu près parallèles du Mont du Scandale, de celui des Oliviers, de Morixh et de Sion, enlève tout doute à cet égard et ne perinet pas de supposer que les éminences qui portent aujourd'hui la Ville-Sainte auraient pu origimer de soulèvemeuts inférieurs des terrains secondaires,
Le mont des Oliviers et celui du Scandale ayant été par suite de leur isolement plus exposés aux érosions que le reste, ne nous montrent plus, qu’en certains endroits, les couches de craie qui les recouvraient et qui ont été en partie entrainées dans la vallée de Josiphat, L:s fossiles qu'ils recèlent ne permettent pas d'ailleurs de les séparer de la formatien créticée, Ces fossiles sont: Nucula crehbrilineata, Nucul& perditr, Arca parallela, Pecten delumbis, Astarte undulosa, Opis undata, etc. tous mollusques: de la craie,
Une preuve des plus concluantes de la continuité du plateau que formaient les environs de Jérusalem, se trouve dans cette double couche de silex qui s: correspond des deux côtés du Cédron à peu près à une vingtaine de verges de distance, Et comme ces couches de silice, de mène que celles de la craie, se trouvent en plusieursendroits recouvertes de calcaire plus récent, nous avons là La preuve que Pexcawatio 1 du plawau remonte à La formation dus turraiis secouduires, et pro-
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Dé QUÉBrO À SÉROSALER 411
mblement aux premières couches de ctte formation ; l'exca. vation ayant été rempli: par les dépots du tertidire ét creusée de nouveau dans la mêmne direction.
Dans les excavations des tombeaux des Roïs, on pent fa cilement constater que les couches snnt moulées sur les inégalités de Lx brise qui est un marbre crème avec t ches jaunâtres et brunâtres. Ce marbre parait être une foruration interinédiaire séparant le jurassique des premières conches de craie,
On voit au tombeaw de S. Jacques un calcaire rongrâtre appartenant au groupe hippuritique qui est encore plus ancien!
Les grottes de Bethléem, celle de la Nurivité, celle du Lait etc, sont aussi toutes creusées dans le terrain crétacé, su périeur au jurassique. Maïs ici la craie est beauconp moins dure et plus friable qu'à Jérusalein ; elle est aussi de couleur plus claire.
La plaine des pasteurs près de Bethléem, et tons les autres endroits: où les dépots tertiaires n'ont pas été entièrement enlevés, suffisent pour démontrer que si ies Arabes n'étaient pas punis pour produire des r‘roltes abondantes, la Palestine pourrait encore devenir “une terre d'huileet âe miel, une terre où le pain'ne marque pas, une terre de blé, d'orge et de vignes ”, et qu'elle a pu être donnée en récompense, eu égard: à sa fertilité, à un’ peuple que Dieu vo‘lait. favoriser malgré ses infidélités,
À 8. Sabas, où les excavations du Cédron permettent une
plus facile observation des couches, nous constatons encore les mêmes formations. La craie est ici beaucoup plus dure, mais stratifiée encore en lits distincts. Aux fossiles de Jérusalem on peut ajouter ici : Crassatella syriaca, Curdium bellum, Dentalium crelaceum etc.
À un certain endroit, au-delà de S. Sabas, on trouve les couches un peu plus tourmentées qu'aux environs de Jérui salem,. Comme on se rapproche ici de la Mer Morte, ces bouleversements pourraient être une confirmation de l'opinion: qu'un certain nombre de savants entretiennent au: sujet de la: formation de cette mer, qui serait due à une fissure dans les: couches que seraient venu retnplir lesteaux des huuteurs-avoisinantes:
Les calcaires bitumineux qui avoisinent la: mer Mbrte contiennent entre autres fossiles: Jnoceraämus arutüs, Peeten obrutus, Gryphæa vesiculuris-eLe.-
AN
Mais un fait qui saute aux yeux de tous les visiteurs de cette contrée, quelque peu naturalistes qu'ils soient, c’est l'ex. trême dépression où git la mer Morte.
Cornme les figures se saisissent d'ordinaire plus facilement que les descriptions, voyez dans la gravure de la page 419 une conpe transversale des montaguües de la Judée, depuis Jaffa jusqu’à la rive E. de la mer Morts, avec indication de l’éléva. tion des points les plus saillants.
Jérusalem est à 2610 pieds au dessus de la Méditerrannée, et la mer Morte à 1316 pieds au dessous du mème niveau, c’est donc une différence de 3926 pieds entre Jérusalem et la mer Morte. Cest la plus forte dépression que mentionne la géographie sur toute la surface du globe. Si à cette somme on ajoute la profondeur même de la mer Morte qui,en certains endroits atteint jusqu'à 1308 pieds, on a une différence de niveau de 5234 pieds dans l’espace de 8 lieues seulement.
Comme on a pu le voir par ce que j'ai exposé plus haut, il y a deux théories au sujet du creusement de la mer Morte. Les uns veulent que le Jourdain communiquât autrefois avec la mer Rouge, ne laissant qu’une belle et fertile vallée à l'endroit de la mer Morte; et qu'une dépression s'étant alors opérée, le courant aurait été interrompu et aurait inondé la plaine,
Les autres prétendent que la dépression ayant été effectuée par le mouvement des parties adjacentes, les eaux des parties plus élevées se seraient réunies là pour former le lac Asphaltite, lequel, bien que recevant le tribut de plusieurs affluents, conserverait à peu près son mêine niveau, eu égard à la puissante évaporation de ses eaux que favorise surtout leur grande salure et La lourde atmosphère qui pèse sur elles, Nul doute que le, sources qui alimentent cette salure des eaux, ne contribuent aussi à augmenter par leur déperdition la capacité du bassin principal.
Quelque soit l'hypothèse que l’on adopte, ce qui demeure certain c’est que soit fissure dans le fond de la vallée, ou érosion par des courants des hauteurs voisines, le phénomène a eu lieu longtemps avant l'époque tertiaire, puisque les vallées sur les bords sontencore toutes remplies des dépots de cette formation. Et cette théorie ne peut sn aucune façon affecter le récit de l’'Ecriture Sainte au sujet de ia destruction de la Pentopole, puisque cette destruction n'a pu être que la suite d’un agran. dissement du bassin principal, ou même a pu avoir lieu sans
y visiteurs de nt, c’est l'ex.
18 facilement page 419 une depuis Jaffa n de l’éléva.
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DB QUÉBEO A JÉRUSAZEM 419
Ramleh El-Kubab
NN de | 2610