UN CN
vicaire de Jésus-Christ, et auss‘tôt le courant de sève ne ren. contrant plus d'obstacles, ravivra ces rameaux desséchés qui pourront encore donner leurs fleurs et leurs fruits. Le Christ qu'ils ont encore le pouvoir de faire naître, ne se trouvera plus parmi ses ennemis, mais au milieu de ses enfants, avec toutes ses grâces et ses bénédictions pour les soutenir, les
animer, les sauver.
Rendus dans leur chœur, je m'avançai un peu dans la porte pour suivre encore quelque temps leurs cérémonies, Mais voici qu'on veut presque m'’entrainer de force pour me faire prendre une place dans les stalles. Je crus donc dès lors
devoir me retirer et ne pas pousser plus loin mes investi. gations.
Jérusalem, Pâque, 17 Avril.—Il fait, ce matin, une pluie des mieux conditionnées. Mgr le Patriarche officie pontificale. ment devant le S. Sépulcre, comme au Jeudi-Saint. Les céré. monies se font aus$i solennellement que peut le permettre l’exiguité du local, c’està-dire de la marche en face du Saint. Tombeau qui forme le chœur des latins. Comme au dimanche des rameaux, on fait encore la procession trois fois autour du S. Sépulcre. Je ne m'arrête qu’un instant à suivre les cérémonies, et je vais me disposer de suite à célébrer.
Arrivé à la sacristie, je trouvai là une quinzaine de prêtres qui tous comme moi, attendaient leur tour pour célébrer, M'adressant au sacristain, je lui représentai qu'étant malade et très faible, il ne m'était guère possible d’attendre.—Et que voulez-vous, me dit-il, les autels sont tous occupés ?—Mais voici un ornement, et l’autel le plus voisin d’ici, celui de l’apparition de Jésus à Madeleine est libre, pourquoi ne m'en servirais-je pas ?—Peu convenable, me repliqua:t-il, vous vous trouveriez au milieu de la foule.—Mais non, la foule ne vient pas jusque là, et tous les regards sont fixés sur les cérémonies qui se font au S. Sépulcre.—A la bonne heure, me dit-il ; alors habillez-vous de suite.
Heureusement que j'avais avec moi mon servant ; un Casaine d'infanterie de notre caravane, qui, fatigué comme moi, sulait communier sans attendre la grand’messe, s'était offert --e servir. Je revêtis donc les habits sacrés, et précédé de ‘3 n Capitaine, j'allai célébrer, avec grande consolation, à l'autel érigé à l’endroit même où Madeleine, le jour de Pâque au matin, prenaat le Sauveur ressuscité pour le jardinier, lui de-
Pâ
guë len
rest gr mil
qu'a mai Jért prog ke pl
persi voy:
moi- Mais mon faire tant parti pour mêm aller Galil encor veille d'env
sève ne ren- Jesséchés qui s. Le Christ > se trouvera enfants, avec soutenir, les
peu dans la cérémonies, orce pour me donc dès lors mes investi-
n, une pluie ie pontificale.
int. Les céré.
le permettre face du Saintau dimanche ois autour du ivre les cérér..
aine de prêtres pour célébrer.
‘étant malade ndre.—ÆEt que cupés ?—Mais , celui de lapoine m'en seril, vous vous foule ne vient es cérémonies e dit-il ; alors
ryvant ; un Càé comme moi, b, s'était offert et précédé de ation, à l'autel de Pâque at dinier, lui de-
manda tout en larmes s’il savait ce qu'était devenu le corps de son maître quon avait enlevé.—Madeleine! lui dit Jésus.— Mon Seigneur et mon Dieu! repliqua-t-elle en le reconnaissant àsa voix. Et c'est à l'endroit même où eut lieu ce colloque, que je pus célébrer |!
Je donnai la sainte communion à mon capitaine, et notre messe finie, nous allâmes un moment suivre la procession qui
n'en était encore qu’à son deuxième passage autour du saint- Edicule.
La pluie continue par intervalles durant toute la journée,
Lundi, 18 Avril. —Le départ avait été fixé au lendemain de Pâque, mais il fait encore ce matin une pluie qui ne permet guères de se mettre en route. La partie est donc remise au lendemain.
Sept à huit pèlerins, voulant utiliser le temps qui nous reste à passer dans la ville sainte, tentent, dans l'après-midi, de se rendre à Emmaüs. Mais ils avaient à peine fait quelques milles, qu’ils sont forcés par la pluie de rebrousser chemin.
Mardi, 19 Avri.—ÆEncore de la pluie ce matin, si bien qu'après délibération, le départ est encore ajourné au lendemain, Comme on peut facilement se rendre en trois jours de Jérusalem à Nazareth, au lieu de quatre tel que le porte notre programme, nous pouvons encore subir ce retard sans déranger le plan général de nos courses.
M. Bolduc, quoique en apparence parfaitement rétabli, persiste toujours, malgré mes sollicitations, à renoncer au voyage de Galilée. En vain aussi me presse-t:il d'y renoncer moi-même pour le suivre, en effectuant de suite le retour. Mais comme je me trouve à peu près complètement remis de mon indisposition, et que je n’entrevois aucune probabilité de faire plus tard cette visite du pays de Galilée, si intéressant à tant de titres, puisque c’est Là que N. 8, a passé la plus grande partie de sa vie, nous nous faisons aujourd’hui nos adieux, pour nous retrouver à Rome, lui, devant partir aujourd'hui même pour Jaffa en s’y rendant directement, et moi devant l’y aller rejoindre après notre excursion dans la Samarie, la Galilée, la Syrie jusqu’à Beyrouth, où je reprendrai le vaisseau.
Nos excursionistes d'Emmaüs, bien que le temps ne fût encore rien moins qu’assuré, reprennent leur tentative de la veille, et réussissent à s’y rendre aujourd’hui. La distance est d'environ 10 milles.