HT
net En de nan
nm TO
sal | <|
| F Ë | ‘h th
462 Dr QUÉBPO À JÉRUSALEM
dans les défilés de leurs montagnes ; mais Ibrahim Pacha, er 1:34, a porté le derrièr coup à leur puissance, en les réduisant à cette poignée d'hommes qui forment aujourd'hui cette nation. Aussi ne peut-on reconnaitre aujourd'hui dans leur impuissance que leur mauvais instinct de nuire et leur manque de sociabilité.
Ce peuple maudit de Dieu—én ne séparant pas les Samari. tains des Juifs—qui à obstinément fermé les yeux ài à lumière, lorsqu'elle brillait de tout son éclat devant lui, attend toujours la venue de ce Messie qui, depuis plus de dix-huit siècles, éc' toutes les nations. En vain les apôtres de la nouvelle doct: 4e ont fait éclater des prodiges encore plus extraordinaires que ceux des prophètes de l’ancienne loi; toujours ils ont persisté dans leur eudurcisseiment. Cependant la source des grâces n'est pas encore tarie pour eux ; la miséricorde de ce Jésus qu'ils refusent de reconnaître n’a pas de limites ; et du moment qu’ils abaissent leur orgueil devant ses divins enseignements, le pardon leur est aussitôt accordé, le bercail leur est ouvert. Le P. De Damas, Jésuite, qui a visité la Terre-Sainte à deux reorises différentes, nous eu rapporte un nouvel exemple, dûà l'intercession de celle que l’Église appelle ia Porte du Ciel, que les enfants de Jacob se relusent à invoquer, lorsque toute fois ils ne la poutsuivent pas de leurs mépris et de leurs blas phèmes. Je ne puis résister au plaisir de citer cette belle page du récit du digne enfant de S. Ignace.
“ C'était à Paris, en 1864; j'entends frapper à la porte de ma chambre, et je vois entrer un jeune étranger, de 30 ans en. viron, Il voulait me parler, mais j'avais préciséinent chez moi un écrivain auquel j'avais donné rendez-vous pour la revue d'une partie de son ouvrage. dJ'expose à l'étranger mon em. barras ; cepeudant il insiste, tire de sa poche un billet d'aller et retour par le chemin de fer, m'explique qu'il est arrivé de Londres Le matin, qu'il repart le soir, et qu’une atfaire de cousuience l'oblige à me parler, ‘ Revenez donc dans trois quarts d'heure”, lui dis-je, et je le congédiai honnêtement Or, il était deux heures et demie du soir, et le pauvre solliciteur devait monter en Wagon à six heures, Au moment fixé il est de nouveau chez moi. Je le fais asseoir, et quel n'est pas mon étonnement de le voir ouvrir ia conversation par ce préambule : .
“Mon père, je suis juif; je viens d'Amérique pour me & faire bastiser, J'ai frappé à la porte de votre maison; j'ai
ahim Pacha, er en les réduisant jourd'hui cette d'hui dans leur > et leur manque
L pas les Samariux ài à lumière, , attend toujours it siècles, éc ouvelle docti 4e aordinaires que s ils ont persisté urce des grâces rde de ce Jésus s ; et du moment ; enseignements, | leur est ouvert, rre-Sainte à deux el exemple, dû à Porte du Ciel, et r, lorsque toute:
et de leurs blasr cette belle page
bper à La porte de er, de 30 ans en.
séinent chez moi 8 pour la revue ranger mon em:
un billet d'aller u'il est arrivé de u'une alfaire de douc dans trois ai honnêtement e pauvre solliciu moment fixé, ir, et quel n'est Lversation par Cè
brique pour me btre maison ; j'ai
DE QUÉBEO A JÉRUSALEM 463
“demandé un père, le premier venu, car je ne connaissais pere “sonne. Votre portier m'a indiqué le numéro d’une chambre ; “j'y suis allé, mais le père avait son chapeau à la main; il “ fermait sa porte pour sortir. Il m'indique le numéro sui. “ yant ; le second père avait du monde chez lui, Ainsi écon- “ duit de porte en porte, je me retrouve chez le portier, qui “yoyant ma peine, m'indique la chanbre d’un missionnaires “qui n’est point ici pour l'exercice du ministère, mais qui me “recevra peut-être, à cause de mon embarras. C'est ainsi que “la providence m'a conduit chez vous. M2 voilal voulez “vous me baptiser ? Je pars à six heures, comme j'ai eu l’hon “neur de vous le dire, il faut auparavant que je repasse au “ministère pour prendre des dépêches ; je suis donc bien
| “pressé ; je vous en prie, faites-moi chrétien.
“ Etonné, comme on peut le croire, je me hâtai de pro-
voquer de plus amples explications. Ta diction assez pure de
mon interlocuteur était fortement accentuée à l'anglaise, son ton d’une naïveté touchante : il était le second d'un navire marchand emplové dans le blocus américain, presque militaire par conséquent, et certainement très militant dans cette
} guerre d’extermination.
Or, un jour, dit.il, que le navire était battu par la plus “violente des tempêtes, et qu'aux fureurs de la mer se mê- “laient, conjurant contre nos vies, les torrents de la mitraille “ennemie, la pensée de l'éternité s’empara fortement de mon “âme, et je fis vœu de me faire bantiser, si j'échappais au “danger. J'aime beaucoup celle que vous appelez la Ste “ Vierge ; aussi avais-je bien envie de lui adresser mon vœu, mais je songeai que Dieu seul y avait droit, et je fis alors K presque vœu à la Ste Vierge, et tout-à fuit à Dieu. Je fus sauvé “et ma première action, en descendant à terre, fut d'aller demander le baptême à l’évêque le plus voisin. Mais le pré- “lat voulait avoir le temps de m’éprouver, et, dans notre “terrible guerre, il était impossible d'espérer uu congé. Force “m'éait de me retirer sans baptême. Or, le prélat ne m'avait “pas trouvé instruit et, voulant à tout prix arriver à l’accom. “ plissement de mon vœu, je m'efforgai de chercher l'instruction “requise, Dans les moments de relâche, j'appelais les matelots “irlandais, et, sous prétexte d’une conversation banale, je les “interrogeais sur les principaux mystères chrétiens, et, en “même temps, dans ma tête, je faisais ce raisonnement : Si “les évêques ne veulent pas me baptiser, j'irai à Rome le
sé ds
2e in
LS 35 Shine 2 are Moderne or