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ju du Cardinal d à ma demande > et me remet le us auriez dû en es secrétaires.— Remarquez donc ide ? mais moi; n'est pas là sa sipnnerait-0n COut faites mettre le e comprends que al avec un papier icune objection à pense, si, venant préfère renoncer
entre le premier lui-ci se tournant ouver M. N. qui
et nous trouvons saire, Monaco-Laa résout d’un mu,
er à qui je m'étais tapage pour une s encore parfaite.
Lerre pour célébrer de S. Pierre mème,
au dessus de cet uvrage du Bernin, sentant quat:'e des ident, S. Ambroise hanase et S. Jean 1e que soutiennent ême dans la quelle monument est el livres ; ila coûté
n autel dédié à la E
En 1867 la chaire de S. Pierre a été exposée plusieurs jours dans la basilique Vaticane, et voici la description qu’en a douné M. de Rossi, le célèbre aichéologue :
“ L'antique chaire de S Pierre est un fanteuil en bois orné d'inscrustations d'ivoire et d’or. Les quatre pieds ont la torme de pilastres carrés, les barres transversales qui les relient et les tiges du dossier sont en bois de chène jaunâtre. A chacun de ces piliers est attaché un anneau en fer à travers lequel on passe les brancards, de manière à avoir une véritable Sedia ges tatoria. Ce sont là proprement les parties du siège dont s’est servi ie prince des Ajôtres. Les espaces compris entre les deux pieds de devant et ent'e Les deux côtés latéraux qui y corres pondent, ainsi que le dossier, sont recouverts de bois d’acacia couleur foncée. Ces planches d’acacia sont ornées de bordures ou bandes d'ivoire, sculptées en relief, qui font de la chaire un monument de style bysantin. La partie de devant qui reçoit le corps de celui qui s’assie l est partagée en 18 compartiments disposés sur trois lignes. Chacun de ces compartiments possèle un bas reliel en ivoire et représente les travaux d'Hercule. Le dossier est formé de cinq pilastres reliés eutre eux par des arcatures ; deux des pilastres ont disparu, Sur les arcatures repose une corniche où bande horizontale ornée d’arab'sques, et sur celle-ci un fronton triangulaire où tyinpan. Ces ara: besques représentent des combats d'animaux, de centaures et d'hommes. Au milieu de la bande horizontale du fronton on tympan, se trouve le buste d'un empereur couronné, tenant de la main droite un sceptre brisé, et, de la main gauche un globe ; il a des moustaches, et point de barbe ; peut-être est.ce Charlemagne on un de ses premiers successeurs, Viennent ensuite deux anges, un de chaque côté, portant chacun ne palme.”
Il est bien facile de voir que ces ornements et arabesques, quoique fort anciens, sont des additions an siège p'incipal, qui n’en ont pas fait toujours partie. Quant aux sujets my:hologiques représentés, on ne doit pas eu être surpris, car dans le moyen âge on attachait tant d'importance à ces antiques sculptures, qu’on les appliquait à des objets sacrés, sans aucun égard aux sujets qu’elles représentaient. C'est ainsi qu’on en trouve sur des missels, des reliquaires elc.
Le sacristain, M. l'abbé Suarez, voulut bien aussi me faire visiter le trésor de St-Pierre, qui renferme des ornements d’église riches et tiès précieux. Ou y voit eutre autres choses : la
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dalmatique dont se servit Léon III an couronnement de Charle. magne, des chindeliers en vermeil exécutés sur des dessins de Mich:l-Ange, d’autres garnis de médaillons en crystal de roche, des calices, ostensoirs etc. en argent, en vermeil, en or etc.
Je me rends ensuite au bas de la nef latérale gauche pour faire l'ascension dé la coupole. Le gardien de la porte fait d'abord quelques difficultés, mais cède enfin à ma qualité de | pèlerin pour m’accorder l'admission,
L’escalier en limaçon est à pente si douce, qu’on pourrait le monter à cheval. Sur les murs sont des inscriptions rap. pelant les divers jubites, on donnant les noms de differentes têtes couronnées qui out fait l’ascinsion.
Arrivé sur l’immens: platefo me, à la hauteur de la loggia d’où le Pap+ donne La bénédiction, on trouve là. installé avec sa famille dans sa demeure, un gardien qui a soin des clefs donnant accès à l'intérieur et aux escaliers conduisant au som. met de la coupole, car ce n’est à proprement parler que de ce point, que de cette plateforme que cominente le dôsne. Après divers escaliers, on peut rentrer à l’intérieur où se tronve une galerie qui en fait Le tour. C’est de là qu'on peut jng2r de la hauteur où nous nous trouvons en plougeiut le regami en bas; c'est là aussi qu'on deineure tout surpris de voir le travail des mosaiques qui d'en bas paraissent si parfaites, et qui vues de près out l’air si grossières. Les petits-blocs coloriés sont séparés par des bandes de mastic d'au moins un demi-pouce de lar geur ; puis quelles dimensions dans les personnages repré seutés! Le pied d’un enfant m2: dépasse la Loug'ur du coule, les paumes de mes deux miins couvrent à peine le nez d'un personnage etc.
Conme la coupole est double, nous suivons de ce point un escalier entre les deux calottes qui nous conduit à une galerie extérieure. où nons jouissons d’une vue sans pareille. La ville entière de Rome, les campagnes avoisinantes, les monts Albains, la Méditerrannée à l'horizon etc, t Je trouve là deu messieurs et deux daines avec lesquels je m'entretiens longue ment ; l’un d'eux, un habitant de Ro ne depuis plusieurs années, me donne Les noms des points des plus saillants qui s'offrent i nos regards.
Voulant faire l'ascension complète du monument, je m'en gage dans un escalier en fer en limagçon, auquel succède une ‘échelle presque perpendiculaire qui donne accès dans la boul
ment de Charle.
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Cetie boule en bronze, a 74 pieds de diamètre, et peut contenir 16 personnes. Muis je n’y demeure pas une dei-minute, tant l'air est raréfié et la température élevée duns cette boule; on se croirait dans une véritubie chaudière.
M. Hamel étant venu me rejoindre sous la colonnade de la place, uous allons ensemble visiter les musees du Vatican. Que dire de ces musées ies pius vastts du monde ? Je n’entrepreudrai pas même d'en eflleuier une description ; je craindrais d'atfaiblir dans l'esprit de ceux qui les out visites l’adiniration que la vue de taut de chefs d'œuvre leur à imjosée, et d’en douuer une trop pauvre idée à ceux qui ne les ont pas vus. Je renvoie le iecteur qui voudrait les connaitre particulièrement, aux Ouvragés qui en out traité spécialement. Li y a là reunies, les product. ous de tout ce que l'art a pu produire de plus parfaiteu fait de peintures, de mosaïques, de sculptures, de statues, bas reliefs, antiquités etc. etc. Tous les grands maîtres out ici leur siguature sur quelques productious remarquabies,
Nous voyous daus les salles bon nombre d'artistes avec leurs toiles, leurs chevalets et leurs pinceaux, occu pès à prendre des copies des chels-d'œuvre des maîtres. Sans s'occuper des nouwbreux visiteurs qui passent à côié d’eux, ou des remarques qu'ou peut faire sur leurs ebauches, ils sout 1à, tautôt absorbés dans la contemplation du modeie qu'ils out devant les yeux, et tantôt portant d’une main plus où moius assuree les couieurs sur leurs toiies pour renforcer le dessins qui y sout déjà traces.
Nous visitous aussi la chapelle Sixtine, dont la voute porte le fameux jugement geueral de Michel-Ange, Cette peiuture n’a pas repondu à l'idée que je in’eu etais formee, Elevée dans une voute, elie est difficile à examiner atieutivement, et ses couleurs sout passabiement aitèrées, D'un autre côce, si l'opiniou d’uu profane en dehors du sanctuaire sacré des arts ue peut froisser personne, je dirai que celle pièce est alimirable comme pouvaut muntrer le talent imineuse de l’arliste dans la reproduction des poses et des attitudes, depuis les plus naturelles jusqu'aux plus exceutriyues, mais que Comme œuvre religieuse, elle ne peut être que d’un mediocre ettet pour l'édification, et Le soutien de la pieté.
Nous examinons en revenant ie Château St Ange ainsi que le pout de mème nou qui lui fuit face,
Le château St Ange doit sa construction à Adrien, qui l'avait fait eriger pour êre sou mausOiee. Adrien, Septimwe-
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Sévère, et plusieurs autres empereurs y furent en effit en. sevelis.
D'abord mausolée, puis tour-à tour forteresse et prison, c'est encore à cet usage que sert cet édifice aujourd'hui. Il est surmonté de la statue de S. Michel, en mémoire d’un mi. racle éclatant dont toute la population fut témoin en 590. La peste ravageail Rome d’une manière épouvantable. Le Pape, S. Grégoire le Grand, se rendit suivi du peuple à Sie Marie Mujeure pour y prendre l’image de Murie et la rapporter en procession an Vatican, afin d'en obtenir la cessation du fléau, Le saint Poutife, pieds nus, prit la sainte image, et l’on se mit eu marche. Comme on approchaït du pont, on eutendit dans les airs des voix célestes chantant: Regina Cœli, læture, alleluia, Quia quem meruisti porlare, alleluia. Reswrreæit sicut dixit, alleluiu. Le Pape, transporté de joie, tombe à genoux avec tout le peuple, ec s’ecrie: Oru pro nobis Deum, ulleluia! Au mème moment on vit uu messager céleste sur la cime du Château St-Auge, remettant une épee dans ie fourreau, pour faire com: prendre que le fléau allait cesser. Eten effet, la peste dis parut de Rome de ce moment.
Le pont de même nom qui lui fait face, date aussi du temps d'Adrien. Des huit pouts qui coupent le Tibre dans Rome, c’est le plus considérable; il est supporté par six ar ches. En outre des statues en marbre de S. Pierre et S. Paul, il porte encore dix autres statues tenant en mains les instru ments de la Passion: le marteau, les clous, les fouets, etc, Ces statues sont dues à Clément IX.
Revenant par le Corso, je m’arrête à Ste Marie ên-via-lala, pour visiter la prison de $. Paul, qui se trouve dans la crypte de cette église. Cette église à été bâtie sur l'emplacement de la maison de Martial, et c’est dans la crypte, qu'on visite en: cote aujourd’hui, que S. Paul fut enferiné pendant deux aus. Comme $S. Pierre, S. Paul avait aussi fait jaillir une source pour baptiser sou gardien. Cette source est toujours remplie de son eau fraîche et limpide. On dit que son uiveau n6 change jamais.
Rome, mercredi 25 mai.— Variant toujours les lieux où jé dis la messe, chague jour, je me rends ce matin à l’Ara Cœli, qui est l’église particulière des Frères-Mineurs Observants, et dont le couvent adjacent sert de demeure au Général de l'Ordre.
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resse et prison, aujourd'hui. Il émoire d'un miioin en 590. La table. Le Pape, iple à Sie Marie t la rapporter en ssation du fléau, pu, et l’on se mit on entendit dans li, læture, alleluia.
remit sicut diti, genoux avec tout leluia ! Au même cime du Château 1, pour faire com:
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ce, date aussi du nt le Tibre dans porté par six ar 'jerre et S. Paul, maius les instrus, les fouets, etc.
Marie in-via-lala, e dans la crypte l'emplacement de qu'on visite en bendant deux ans.
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rs les lieux où je atin à l’Ara Cœli, rs Observants, et
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Catte église a été bâtie sur l'emplacement même du temple de Jupiter Cipitolin, aussi, pour l'atteindre, faut-il gravir un escalier en pierre de 124 marchés.
L'église est à trois nefs, séparées par des colonnes de granit rouge égyptien ayant toutes des chapiteaux différents. Ce sont des restes de monuments anciens. La troisième à gauche porte une inscription faisant connaître qu’elle a appartenu autrefois au palais des Césars.
Cette église doit son nom à une vision qu'aurait eue l’empereur Auguste. L'empereur ayant consulté Appollon pour savoir qui, après lui, serait ke maître du monde? Le dieu auraît répondu : ‘“ Un enfant hébreux, Dieu lui-même et le maître des dieux, me force à quitter la place et à rentrer dans les enfers. Désormais vos demandes resteront sans réponses.” Et quelques jours après, Auguste ayant fait ériger sur le Capitole un autel à l'Enfant-Dieu, vit dans le ciel, au milieu d’un cercle d’or, la mère de Jésus tenant son enfant dans ses bras, et entendit une voix qui disait: ‘“Hæc ara Filii Dei est, cet autel est celui du Fils de Dieu” On prétend que c’est à l’endroit même de l'autel de Ste Hélène, à quelque pieds à gauche du maître-autel, qu'aurait eu lieu la vision.
Selon mon désir, on me permit de célébrer sur le corps mème de Ste Hélène, qui est reufermé dans une urne antique de porphyre. Cette chapelle circulaire est isolée et élevée de plusieurs degrés au dexsus du pavé ; elle forine une espèce de tribune, Et c'est sous l’autel que repose le corps de la mère du grand Constantin, de celle qui fut par excellence la restauratrice des Lieux-Saints de la Palestine.
Je ne manquai pas, «près ma messe, d'aller vénérer, dans l'une des sacristies, le Sanctissimo Bambino, qu'on garüe là. C'est une statuette de l’Enfant-Jésus, en bois d’olivier, qu'on dit avoir été taillée au XVIe siècle, par un religieux franciscain, dans un'arbre du jardin des oiiviers. Elle mesure 22 pouces et porte une robe de soie planche ornée de pierres précieuses. Ou lui attribue des guérisons nombreuses obtenues par son attouchement. Le saint Bambino a une voiture qu; lui est propre, et sur demande, on le porte aux malades qui désirent le vénérer. Lorsqu'on le porte ainsi dans les rues, le prêtre laisse pendre en dehors de la portière de la voiture une extrémité de son étole, et tous ceux qui le rencontrent se détouvront et se mettent à genoux.