PRES RESTE
De EE
ophytes se tenaient pendant la célébration des saints mystères, À 1 Lorsque nous reviumes au Bon-Pasteur, les rues étaient Æ v partout À s:c et pouvaient verinettre la libre circulation en Æ C tout sens. Les appartements de mon ami me rappelèrent ceux Æ P du Cinada, planchers en bois, propreté dans tous les coins etc. C ce qu’on ne trouve pas partout dans les pensions de Rome. C Rome, samedi 28 mai.—Je vais dire la messe ce matin à & © Ste Marie in Vallicella qu'on appelle aussi Chiesa nuova (église neuve). Pour porter le nom d'église neuve, elle ne compte Æ € cependant pas moins de 284 ans depuis son érection, puisque D li c'est en 1599 qu'elle fut consacrée par Léon XI. C'est une église qui porte le plus au recueillement et à la prière. Elle Æ gi est desservie par les Pères de l’Oratoire, qui y ont leur maison E m professe, J'ai célèbré sur le corps même de S. Philippe de M Nèri, dans la chapelle qui clot l’abside de gauche. On voit son portrait en mosaique au dessus de l'autel, fo La sacristie est une des plus belles de celles que j'ai vues, K va Toute la voute est converte de fresques magnifiques. Six à grandes armoires à gauche renferment une foule d'objets qui ce ont appartenu au saint fondateur de l'Oratoire. Entre autres: à: la clochette dont on se servait à sa messe, le crucifix qu’il tenait} pa en main à sa dernière agonie etc, Dans le monastère, on nousE qu montre la chambre où il est mort, celle qui lui servait de cha.R sai pelle dans ses dernières années, son masque en cire, son con: fessionnal etc.
S. Philippe d: Néri mourut le 26 mai 1595, à l’âge de 80 ans.
Je ne fus pas peu surpris en passant par l’église, de voir parmi ceux qui assistaient à une grand’messe qu’on y chantait, une dame tenant sur ses genoux un petit chien, On voit bien des affiches aux portes des églises défendant d’y laisser péné. trer les chiens, mais quand les dames les portent dans leurs bras, on ne juge pas convenable de les inquiéter à ce sujet C'est là un trait de mœurs qu'on jugerait tout-à-fait inadmis sible, et avec raison, dans notre pays.
Comme c'était dans l’octave du Saint Patron, le pavé de l'église était tout couvert de feuilles et de branches de buis, et les colonnes ornées de banderolles de diverses couleurs. Ces marbres que nous trouvons si riches et si beaux, on les couvre ici d'étoffes dans les grandes solennités.
Je me rends ensuite à l’église S. Grégoire, sur le Célius,
saints mystères.
les rues étaient ‘e circulation en rappelèrent ceux Jus les coins etc.
ns de Rome.
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l'église, de voir 8 qu'on y chantait, jen, On voit bien t d'y laisser péné:
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re, sur le Célius,
Traversant donc le Forum, je passe sous l’arc de Constantin vis-à-vis le Colisée, et prenant la rue qui divise le Palatin du Célius, j'arrive un peu plus loin à S. Grégoire, à gauche, sur la pente du Célius. Cette église est desservie par les moines Camaldules, et c’est là que réside le Général de tout l’ordre. C'est 1à qu'on est venu chercher Grégoire XVI qui y remplisait celte fonction, pour le faire asseoir sur la chaire de S. Pierre.
On nous montre, dans la chapelle de l’abside de droite, la chaire en marbre de S. Grégoire, la pierre qui lui servait de lit etc.
C’est d'ici que sont partis les apôtres qui ont converti l’Angleterre, que S. Grégoire aurait voulu aller évangéliser lui. même : S. Augustin, S. Laurent, évêque de Coutorbéry, S. Mélite, évèque de Londres, S. Pierre, abbé de Cantorbéry etc.
A côté du portique de l’église, se trouvent trois chapelles formant comme un trépied, renfermant des peintures de grande valeur. Celle du milieu est dédiée à S. André, celle de droite à Ste Sylvie, et celle de gauche à Ste Barbe, On voit dans celle-ci la table sur laquelle S. Grégoire servait chaque jour à manger à 12 pauvres. Il arriva un jour qu’un ange se glissa parmi les pauvres et se mit à table, mais il disparut aussitôt qu'on le remarqua; et voila pourquoi les papes, Le vendredisaint, servent 13 pauvres à table au lieu de douze.
Je vais ensuite visiter l’église des SS. Jean et Paul, qui furent martyrisés à l'endroit même, par ordre de Julien l’Apostat, C’est la maison professe des Passionistes, institnés par S Paul de la Croix qui y mourut en 1775, à l’âge de 81 ans et que Pie IX a canonisé en 1867. Le corps du saint, conservé se voit sous l’autel de S. Vincent de Paul, le premier à gnnobe dans la nef latérale. Les Pères me dirent qu'il avait subi quelques légères réparations, notamment aux mains et aux joues, cependant c’est encore sa chair même qui recouvre ses
Continnant tonjours sur le mon Célius, je me rends ensuite à St Etienne le-Rond.
Voici une église qui tranche sur toutes les antres par sa forme originale, étant circulaire. Elle rappelle un peu le Panthéon, cependant elle porte nne voute et des fenêtres. Elle offre un aspect des plus imposants. Tous les murs du pourtour sont garnis de peintures nous donnant l’histoire des martyrs des trois premiers siècles du christiauisme, On y voit repré-
658 DE QUÉBRO A JSÉRUSALEN
sentés tous les genres de supplice que la rage de l'enfer a pu inspirer aux bonrreaux qui persécutèrent alors les chrétiens. Les martyrs sont ici crucifiés, lapidés, grillés, fonettés etc. : là étranglés, dévorés par les bêtes, écartelés, déchirés d'ongles de fer, noyés, brûlés, gelés, assommés, écorchés, mutilés de toute façon. Le cœur en fait mal, de voir ainsi tous ces sup. plices réunis.
Après avoir parcouru le cercle de leurs tourments, on les voit à la fin triomphants et couronnés aux pieds de Jésus. Christ. Cette église est une des plus intéressantes à voir.
Rome, dimanche 29 mai.—Je vais dire la messe, ce matin, à St.André du Quirinal. C'esi là, comme on le sait, que se trouve le noviciat de la Compagnie de Jésus. L'église n’est pas vaste, mais elle est très riche.
On voit dans un couloir, à eôté du maître autel, la tombe d'Eminanuel IV, roi de Sardaigne, aïeul d'Huinbert. Ce prince abdiqua la couronne en 1802, pour se retirer à Rome, afin de s’y livrer aux exercices de piété. Il embrassa la règle des Jésuites en 1815, et mourut en 1819.
On me permet de célébrer sur le corps de S. Stanislas Kostka, et de visiter ensuite dans le noviciat la chambre qu’il occupa et où il mourut, qui est aujourd'h ii transformée eu chapelle.
Le saint est représenté en marbre polychrome, étendu sur son lit, à l'endroit même où il reudit le dernier soupir, La cête, les mains et les vieds sont en marbre blanc, la soutane d’un noir foncé, et le matelas jaunâtre. Comme expression de vérité, c'est admirable. On croirait, en voyant les plissures du matelas à l'endroit des piqûres, qu'il va s'affaisser si on appuie La main dessus, tant la représentation est f lèle et exacte. S. Stanislas, qui était le fils d’un sénateur de Pologne, expira le 15 août 1568, à l’âge de 18 ans et dans le 18e mois de sou noviciat.
On nous montre, dons un: chambre voisine, les véritables portraits de S. Louis de Gonzigue, de S. Léonard de Port- Maurice, de S. Ignace, du B. B:rchmans et du vénérable Bellarmin, ainsi que des autographes de plusieurs de ces saints.
Je me rends ensuite à S. Laurent hors-des-murs, Cette église se trouve sur la route de Tibur, au delà de la ligne du chemin de fer. C’est sons cette église que se trouve l'entrée des Catacombes de Ste Cyriaque, où fut enseveli le corps de S.
de l'enfer a pu s les chrétiens.
, fouettés etc. ; chirés d'ongles hés, mutilés de si tous ces sup-
irments, on les pieds de Jésustes à voir.
esse, ce malin, le sait, que se , L'église n’est
autel, la tombe nbert. Ce prince , Rome, afin de sa la règle des
de S. Stanislas at la chambre ii trausformée
me, étendu sur ier soupir. La inc, la soutane e expression de nt les plissures 'affaisser si on filèle et exacte.
Pologne, expira Be mois de son
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de ces saints.
ss-murs. Cette de ta ligne du rouve l'entrée i Le corps de S.
Laurent, après son martyre sur le Viminal, où se trouve l'église de S. Laurent in Paneperna. On sait que S. Laurent, qui était diacre du pape S. Sixte IE, fur rôti sur un gril.
On voit devant l’église un obélisque en porphyre d'Egypte, su: monté de la statue de S. Laurent. Les colonnes qui divisent les trois uefs de l’église provieunent aussi de temples
Egyptiens.
A côté de l’église S, Laurent, se trouve le cimetière actuel de Rome. Les Romains qui ont tonjours tenu an culte des morts, s’y rendent en foule chaque mercredi matin, pour y faire dire des messes pour le repos des âmes de leurs chers dé. funts. Un chemin de la Croix est érigé dans ce cimetière, et c'est surtout là que les vivants pieux vont se souvenir de ceux qu’ils ont confiés à la terre dans ce chimp des morts,
J'ai visitai grand nombre de cimetières, mais je n’en ai trouvai aucun plus riche en monuments, et surtont si parfai. tement d'accord avec le sentiment religieux et avec la foi aux dogmes de l'église catholique.
La partie antérieure du cimetière forme un parallélogramme ouvert seulement à sa partie postérieure. Et sur les trois autres côtés, règne un portique où se range une multitude de sarcophages plus ow moins riches, et de chapelles funéraires. La voute que forme ce portique est presque partout peinte à fresques, de mème que lee piliers et la façade intérieure.
Parmi les nombreuses statues qu’oir y voit, deux groupes en marbre m'ont surtout frappé; Fun nous montre une jeune fille à Pagonie étendue sur son lit; sa figure illuminée d'un rayon de béatitiurde, prend nn air souriant qui fascine. Ce n’est pas la douleur de quitter la terre qui se montre là, mais bien le désir de posséiier le ciel. A sa tête est sa mère en pleurs, qui se penche vers la mourante, et à côté, un petit frère, en chemise, dressé sur la pointe des orteils pour contempler sa sœur.
L'autre est une mère, aussi sur son lit de mort, qui donne À sa fille le baiser d'adieu. Tout parle dans ce marbre froid et sans couleurs, tant les poses sont naturelles et bien rendues.
Je vais après diner, en compagnie de M. Hamel, faire visite aux ecclésiastiques Québecois qui étudient à la Propigande. Ils sont au nombre de trois, savoir : MM. Gouin, Lemieux et Paquet. La règle est très sévère à la Propagande, nous nous étious déjà présentés un autre jour suns pouvotr voir ces élèves,
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parce ce que les parloirs ne s'ouvrent que les jeudis et les dimanches. Mais pour cette fois, le directeur voulut bien même dispenser de la règle pour nous permettre de nous entretenir avec nos compatriotes un peu plus longuement.
Rome, lundi 30 mai.— Variant chaque jour les églises où je vais dire la messe, je me rends ce matin, à Ste Madeleine, non loin du Panthéon et où se trouve la maison professe des Hi. nistres des matudes, enfants de S. Camille de Lellis. Le corps du saint se trouve dans une des chapelles de cette église. Dans la chapelle du S. Sucrement, on voit un crucifix qu’on dit avoir parlé à S. Camille, et dans une autre une image miraculeuse de la Madune qui a appartenu à S. Pie V et qu’on dit lui avoir appris la victoire de Lépante.
S. Camille de Lellis porta à une jambe un ulcère pendant 40 ans. On nous montre, dans une chambre attenante à la sa. cristie, où le saint est mort, et qui est maintenant convertie en chapelle, uu reliquaire contenant le pied du saint, où l’on reconnait encore facilement, dans les chairs desséchées, la plaie qu’il portait, puis dans les gradins du tabernacle, divers articles qui lui out appartenu, tels que sa tasse qui servait aux malades, ses bas, ses brosses, son gilet de laine, de ses lettres, sa lampe, ses lunettes etc. S. Camille mourut en 1614, à l'âge de 65 ans,
J’arrète en passant à l’église de S. Louis des français, qui est aussi une fort belle église. La chapelle Ste Cécile, qui est à droite, est surtout remarquable pour ses belles peintures, C'est dans la 2e chapelle à gauche, que se trouve le tombeau du brave Pimodan, qui commandait l'infanterie pontificale à la journée de Castefidardo, le 18 septembre 1860.
Je me rendis ensuite à la chancellerie pour avoir les re. liques qu'on avait dû me préparer. Les reliques étaient prètes, les authentiques signées, mais : me fallut attendre pour le sceau, celui qui en avait |n + n'étant pas encore arrivé. Je vais, en attendant, exam vec un jeune 1bbé, l'endroit précis, sur les marches du -z-de-chaussée, où M. de Rossi, le ministre de Pie IX, tombait en 1848, sous le poignard de lâches assassins.
Je puis enfin avoir mes reliques, et je me mets @os lors à préparer mes malles pour effectuer mon départ dès le lendemain matin.
Rome, mardi 31 mai.—Ste Marie de la Minerve était l’église la plus près de ma pension. Cepeudant, bien que je l’eusse vi
2 TT < «a
jeudis et les diilut bien même nous entretenir les églises où je Madeleine, non professe des Hi:
ellis. Le corps tte église. Dans qu’on dit avoir ge miraculeuse on dit lui avoir
ulcère pendant ittenante à la saant convertie en saint, où l’on re:
séchées, la plaie le, divers articles vaitaux malades, lettres, sa lampe, à l'âge de 65 ans.
es français, qui le Ste Cecile, qui belles peintures.
‘ouve le tombeau rie pontificale à pour avoir les re.
es étaient prêtes, attendre pour le bncore arrivé. Je bé, l'endroit pré- M. de Rossi, le bignard de lâches
mets és lors à art dès le lende-
erve était l’église que je eusse vr
DE QUÉBEO À JÉRUSALEM 661
sitée plus d'une fois, je n’y avais pas encore célébré. Je réservais cette église pour quelque circonstance où je me trouverais particulièrement pressé par le temps, et c'est au dernier jour que je m'y rends. Cette église appartient aux dominicains, mais leur couvent y atteuaut, est depuis l'invasion, occupé par lé ministère de la guerre.
Au moment où j'arrivai à la sacristie, une g'and'messe venait de se terminer, et je fus tont étonné de voir revenir du chœur un si grand nombre de religieux. Mis voici 40e ceux que je considérais comme tels se lépouilleut du costume blanc. et se montrent en habits laïques ordinaires, C'etaient les chantres et enfants de chœur qui, au lieu de revêtir le surplis,
prennent la robe blanche des domiuicaius pour servir aux offices.
On me permit de célébrer sur le corps de Ste Catherine de Sienne. L’autel est en cuivre doré, du plus bel effet, C'tta église, contrairemeut à toutes les antres de Rome. est en style gothique, et fraîchement réparée, elle offre un coup d æ:l des plus imposants.
C’est dans cette église que se trouve le siège d’une can. frérie bien intéressante ; c'est celle instituée en 1460. pir le Cure
dinal Torrecremata, pour fournir des dots aux jeunes filles pauvres de la ville.
Cette confrérie distribue, chaque année, 409 dots de 163 francs chacune à des jeunes filles. Mais elle exige pour admettre la jeune fille à ses largesses, qu’elle soit pauvre, de bonne conluite, et n’habite pas avec des personnes snsjectes, Ne sont point admises celles qui vivent dans les hôtels, les cabaretières etc. Anrès trois ans de surveillance et d'épreuves, les jeunes filles obtiennent leur dot. Le Pape, avant l'invasion, se rendait à l’église d: la Minerve le 25 murs, fète de l’Annonciation, et là, en présence de tout le peuple, on lui présentait les aspirantes vêtues de blanc, et elles recevaient leur diplône dotal. Puis elles se séparaïent, les unes pour aller dans le moude, les autres pour aller se retirer à l’ombre du cloître,
Enfin voici le moment du départ arrivé. Je n'ai pas vu tout Rome, mais j'ai beaucoup vu pour le peu de temps à ma disposition, comme le lecteur a pu en juger. Autant on à hâte d'arriver à Rome en y venant; autant il en coûte de la laisser en partant, On y à éprouvé de si douces émutions, acquis de si précieuses satisfactions, coutenté de si nu on curiosités,
qu'on voudrait prolonger encore longtemps la durée de ses études et de ses observations. Mais il fandrai! des années pour bien connaître dans tous ses détails, la Ville-Eternelle, la Sion de l'Occident, la ville-reine de l’univers ; et il n’est pas donné à tous de pouvoir jouir de cet avantage.
A 8h. c'est sous le couvert d’une voiture pour me mettre à l'abri de la pluie que je me rends à la gare; et à 825h. j'étais emporté dans la campague, daus la direction d'Assise.
durée de ses s années pour rnelle, la Sion st pas donné à
ur me mettre à 825h. j'étais \ssise.
Assise; Couvent de Sie Claire, ron cope conservé.— Maison du père de S, François; basilique; corps de S. François. —Ste Marie.d #-Anges ; Portioncule.— Ancône.—Lorette; la Ste Muison.- Vénise; les gondoles.— Milan; exposition.—Turin.— Le Mont-Céuis et le tunnel.— Modane; Lyon.—Dijon.—Arrivée à Paris.
Assise, mardi 31 mai —Parti de Rome à 825h. A. M. je suis À Assise à 3 h. P.M. Comme à Foligao il me faut chinger de train, j'avais espoir ‘ue si on me laissait seulement une demi-heure à ma disposition, je pourrais aller voir, dans le couvent des Clarisses, l'empreinte qu’une âm: du purgatoire laissa de sa main sur une porte de chène, comme preuve, à une religieuse à qui elle apparut, des souffrances qu'elle endurait dans le lieu d'expiation. Mais je n'avais que 10 inuntes à attentre, ‘L’empreinte laissée sur la porte est semblable à celle que produirait une main en fer rougie au feu qu’on appliquerait sur du bois.
Le trajet de quatre lieues, de Foligno à Assise, est à travers des terrains riches et bien cultivés ; ce sont les plus belles terres de l’'Ombrie.
La station d'Assise est tout près de la basilique de Ste
iarie des-Anges ; mais voulant profiter des vo tures condlui-
| sant à La ville, qu'on voit perchée sur son rocher à environ un
mille plus loin, je remets ma visite au lendemain, lors de mon retour.
Dascendu à l'hotel du Lion-d'Or. qu'on m'avait partionlièremeut recoumrandé, je vais aussitôt après mou diuer, visiter
664 DE QUÉBEC A JÉRUSALUM
l'église et le couvent de Ste Claire, qui se trouvent tout auprès. Cest tout auprès aussi que se trouve le parais épiscopal, dans
lequel S. François, en présence de l'évêque, se dépouilla de ses habits pour les remettre à son père.
L'eziise attenante au couvent des Clarisses est munie d’un côte d: coutreforts, non pour servir d’orneinents. comme on en voit la plus part du temps, mais pour retenir effectivement le mur qui meuaçait de se renverser en dehors. Ce sont de larges murs appuyés en a!Cs-boutants sur les longs pans de
leglise. Ils sout en partie évidés dans le bas pour ne pas in-
terrompre le passage.
Les bonnes Sœurs me montrent le corps intact de leur fon datrice Ste Claire, qui après plus de six siècles, conserve encore sa chair. Quoique dans le cloître, on peut cependant le voir bien distiuctemeut, à travers les grilles des deux côtés, et à la
faveur des cierges qu'on allume.
La sainte est couchée ; la
couleur de la peau est très brune, presque noire. Les Sœurs me disent qu'apart quelques légères réparations en cire aux joues. où la chair se détachait comme du papier, le reste est
coinplètement intact.
Les filles de Ste Claire, auxquelles S, François donna lui. mème la règle, suivent un genre de vie des plus sévères. Elles vout pie.ls uus, sans sandales, jeûnent presque toute l’année à un seuil repas par jour, couchent dans des espèces de boîtes plus courtes que leurs membres, etc. Si bien que partout elles ont à souffrir et à pratiquer la mortification, Cependant, celles que j'ai vuss étaient toutes bien portantes, au teint lrais, et ne portant aucun signe des privations auxquelles elles se livrent,
Où ine moutre aussi la Lête de Ste Agnès, sœur de Ste
Claire.
Je passe de là à la maison où naquit S, François, qui est aujourd'hui convertie en chapelle où l’on peut dire la messe. On y voit le cachot où le père de S. François l'avait renfermé, Le saint y est représenté par une statue qu'on dit être son véritable portrait, qui nous le montre à genoux, les mains atta-
chées,
Je me rends ensuite à la basilique qui renferme le corps de S. François, et qui appartient aux Frères Mineurs Conventieis, Elle est située sur le bord même de la colline qui porte Assise, Cette basilique se trouve composée de trois églises
superposées ; la superieure, où se fout les grands offices, et qui
mag Mar liend édifi
Con dans
nt tout auprès.
spiscopal, dans à dépouilla de
est munie d'un hts. coinme on r effectivement re, Ce sont de longs pans de pour ne pas in-
tact de leur fon
conserve encore ependant le voir ux côtés, et à la est couchée; la ire. Les Sœurs oùs en cire aux ipier, le reste est
inçois donna luius sévères. Elles : toute l’année à kspèces de boîtes que partout elles jependant, celles teint lrais, et ne elles se livrent.
es, sœur de Ste
François, qui est ut dire la messe.
l'avait renferme.
u dit être son véx, les mains atta-
enferme le corps ineurs Conveicolline qui porte de trois églises ds offices, et qui
était alors en réparations ; celle du milieu oùse font les offices ordinaires ; et enfin La crypte qui renferme le corps du saint Patriarche d'Assise.
Ce n’est qu'en 1819 qu’on a retrouvé le corps de S. Françnis qu'on avait perdu depuis plusieurs siècles. Des fouilles pratiquées dans la cave de l’église amenèrent la découverte du saint tombeau. Ses restes, tel que le constataient des actes authentiques, étaient enfermés dans une auge de pierre cerclée de barres de fer. Après constatation de l’authenticité de la précieuse relique, Rome décida que le corps demeurerait à l'endroit même où il avait été retrouvé. Ou a donc creusé tout autour pour l’isoler dans la chapelle inférieure, et posé un fort grillage en fer pour retenir ia terre et les décombres sur lesquelles il repose, de sorte qu'on peut actuellement célebrer sur son corps, et dans l’église et dans la crypte, le corps se trouvant sous l’autel de l’église et au dessus de celui de la crypte.
L'Eglise est riche, et ornée, surtout dans le chœur des religieux, de superbes fresques, représentant divers traits de la vie de S. François.
Assise est une ville peu considérable et qui me parut très pauvre. Eu revenant à ma pension, je vis à une maison en construction, une jeune fille servant d'aide à un maçon; elle moutait des briques sur les échafauds. Uue plancheite sur la tête, elle y mettait 7 à 8 briques, et s’aidant des deux mains, elle escaladait, en conservant toujours l'équilibre, une echelle presque verticale allant jusqu’ la hauteur du mur,
Les rues sont partout désertes et silencieuses ; C'est une absence d'activité comme ou n’eu voit nulle part dans nos villes,
La ville est fortifiée et peut devenir un poste important en temps üe guerre.
Assise est sur une colline, mais au pied s'étend une plaine magnifique et des plus riches. Ou voit la basilique de Ste Marie-des-Anges au commencement de la plaine, et 6 à 6 lienes plus loin, vers l'O. couronnant nne autre élévation, les édifices de Pérouse, ci devant siège épiscopal de Léon XIIT.
Assise, mercredi ler juin. -Tel que convenu avec les Pères Conventuels, je vais dire la messe ce matin, à la basilique, daus la crypte, sur le corps de S. François.
Ma messe terminée, le sacristain approcha un escabeau pour me permettre de voir la boîte de pierre cerclée en fer qui renferme la sainte dépouille, et qui se trouve tout près du plafond de cette crypte.
Comme les papes ont défendu de détacher toute portion quelcon jue des os du saint apôtre de la pauvreté, c’est de la poussière trouvée dans son tombeau, poussière qui n’est autre que la cendre même de sa chair, qu’on forme les relijues qu'on distribue de $S. François, lorsque ce ne sont pas des portions de ses habits qu’on conserveencore.
Devant retourner à Foligno par le train de 1.25 P. M. pour continuer ma route vers Lorette, je me rends, peu après 12h. à Ste Marie-des-Anges pour en faire la visite,
La basilique de Ste Marie-des-Anges est magnifique et très spacieuse. On sait qu’elle renferme la petite église de la Por. tioncule, dans Liquelle N.S, avec la Ste Vierge, arcompagnés d’une multitude d'anges,se montrèrent une nuit à S Français, et lui accordèrent cette indulgence extraordinaire du grand Par. don que coufirma ensuite le Pape Grégoire IX.
J'ai vivement regretté de n'avoir pas eu un jour de plus à passer à Assise pour célébrer dans le sanctuaire même de la Portioncule ; car c’est sur ce sanctuaire que s'élève, comme un monument solide, la noble structure de l'Orire de S. François, Muis il a fallu me contenter d'y prier et d'y faire une courte méditation sur le grand miracle qui s’y était opéré, sans pouvoir même jouir de la faveur extraordinaire du grand pardon, qui n'a lieu qu’une fois par année, le 2 août, En, vertu de ce privilège sans pareil accordé par N.S. à S. Français, toutes les personnes bien disposées, qui visitent le sanctuaire de la Por. tioncule le 2 août, gagnent une indulgence plénière qui leur remet complètement tout ce qu’elles pourraient devoir encore pour satisfaire à la justice de Dieu, et cela tout autant de fois qu’elles répètent leurs visites.
J'avais trouvé la ville d'Assise bien pauvre, le peuple en apparence misérable ; cependant ici. quoique la plaine paroisse très riche, les mendiants sont encore plus nombreux, Tls nous poursuivent de leurs obsessions jusque dans le lieu saint, c'est à peine si l’on peut parvenir à s’en débarrasser pour prier un peu.
C'est attenant à cette basilique que se trouve le couvent des Pères de l'Observauce qui là desservent. Ou nous moutre
qu’o
geai
plus
un escabeau lée en fer qui tout près du
toute portion lé, c'est de la qui n’est autre ne les relijues sont pas des