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pirates scandinaves, qui trouvèrent là des régions aussi âpres que celles que leurs ancêtres avaient quittées. Bien différents des escrocs et des filles de joie qui peuplèrent la Louisiane, ils gardèrent in-
tactes les nobles et fières traditions du foyer pater- M nel ; ils les gardent encore, tandis que, hélas! dans 1 bien des parties de la France, les chimères philo- à sophiques et les soi-disant réformes philanthro- Ë piques ont sapé la famille, cette base la plus sacrée # des sociétés humaines. Les efforts d'un clergé éclairé 1
et courageux n'ont pas été dépensés inutilement.
Une nombreuse population catholique remplit ces À contrées du nord. Mais la France était destinée à ne 4 : garder, de toutes ses colonies américaines, que à Cayenne et quelques îles. Dès l'origine, le gouver- :
nement était tombé dans l'erreur, commune chez e.
nous, de tout subordonner à l'établissement mili- M taire. Nous perdimes le Canada. Ce qu'il nous res- #
tait encore en 1763 de la Louisiane, vaste région à |
l’ouest du Mississipi, bientôt abandonné par un
article secret à l'Espagne, nous ayant été rétrocédé 4
par cette puissance (traité de suin-tidcphonse, Le
1e octobre 1800), l’imminence visible de la guerre À
contre l'Angleterre, malgré la paix de 1802, ne 1 nous permit pas longtemps de le conserver! ; on le É
hommes et cinq mille dollars à la disposition du président Jeffer- %
1. Dès le mais de février 1803, un sénateur de la Pensylvanie, 4 nommé Ross, proposait à ses collègues de mettre cinq mille 1
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