LE CONGRÈS. LES PARTIS. LE PRÉSIDENT BUCHANAN
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New-York, ce 2 décembre 1858.
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Je suis revenu à New-York par le chemin de fer lqu’à Fall-River, ensuite par le bateau à vapeur Bay-State, sur le bras de mer qui sépare la Longue Ile des côtes basses du Connecticut. Le Bay-State est un beau bâtiment, mais infiniment trop fragile pour naviguer sur des eaux souvent orageuses et perfides. A la pointe du jour nous arrivons devant
| \ew-York, qui nous apparaît cette fois entouré de la brume sombre d’une matinée de la fin de novembre.
Pendant les quelques jours que je viens de passer
dans la cité impériale, il à fait un temps bizarre, un jour de neige ou de pluie, régulièrement suivi d’un jour de soleil et ainsi de suite. La seule chose qui ne change pas est le froid, toujours très-vif à celte saison de l’année.
J'en reviens toujours à ma première impression de New-York : c’est une ville admirablement située, amusante, pleine de ressources, séduisante même pour de certains esprits, à cause des dangers qu'on y rencontre, mais gouvernée de la façon la plus déplorable.
Les Irlandais sont nombreux et très-puissants !
dans New-York, et lorsque l’archevèque catholique, le docteur Hughes a demandé, le printemps dernier, des souscriptions pour la magnifique cathédrale gothique qu’il veut construire, il a trouvé cinq cents fidèles qui ont donné mille dollars (5000 fr.) par tête. Malheureusement ce prélat distingué, qui par son mérite seul est arrivé aux premiers rangs de la hicrarchie ecclésiastique, n’a pu sans doute acquérir de l'influence sur la conduite politique de ses ouailles, Car elle est généralement aussi mauvaise que possible. Les Irlandais sont le plus souvent des séides du parti démocratique, et l’on ne peut se défendre d'un vif sentiment d’indignation, lorsqu'on voit des hommes qui prèchaient la révolte et le socialisme en Irlande, se faire les défenseurs de ce honteux el criminel trafic de chair humaine, qu’on nomme
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l'esclavage. Passe pour les gens du Sud, qui ont ité élevés au milieu de la servitude, dont les intérèts sont en question, et dont plusieurs sont des maîtres humains, qui envisagent l1 question avec un préjugé favorable. Mais il n’en est pas de même pour un Européen.
l’est de l'archevêque Hughes que je tiens la cause première de l’union des Irlandais avec le parti démocratique.
Lors de la rébellion de 1798 et des mouvements qui la suivirent, et que l’habile biograpaie de Mme la comtesse d’'Haussonville « Robert Emmet, » i fait parfaitement connaître en France, le parti ldéraliste, alors au pouvoir, cédant probablement
àde vieilles antipathies anglaises, se montra hos-
ile aux Irlandais exilés, et fut même sur le point de leur interdire l’entrée des États-Unis; ceux-ci se ktèrent alors entre les bras de l'opposition, qui ks accueillit et sut faire usage de leurs talents. Bientôt elle s’aperçut que l’émigration irlandaise agmentait et que la nationalité celtique allait devenir un des principaux éléments de l'Amérique du Nord. Elle résolut de la gagner; un premier las avait été fait par les amis et les admirateurs des «xilés de 1798. Les autres Irlandais furent flattés dans leurs préjugés ; leur haine contre les Anglais lit atlisée par des discours déclamatoires; ils furent enchantés de s'entendre nommer, « hommes in-
telligents, hommes libres, » et ils s’unirent au parti qui leur prodiguait ce grossier encens. Depuis, ils ontsuivi les démocrates dans toutes leurs fautes passées et présentes. Ils ont contribué jadis à exclure de la Maison Blanche, le grand, l’habile, le généreux Henry Clay, mort en 1852, maintenant, ils soutiennent les border-ruffians du Kansas, et font écho à ceux qui proclament l’esclavage « la plus sainte des institutions. » Un grand nombre de ces pauvres gens ne savent pas ce qu’ils font ; ils tombent entre les mains des démocrates en descendant du vaisseau , et ils y restent. Ne leur demandez pa: pourquoi ils sont démocrates, ils n’auront rien à répondre; ou bien ils vous diront que les principes démocratiques (qu’ils ne sauraient pas définir) leur plaisent. Erreur! car l’Irlandais est naturellement le peuple le plus aristocratique du monde. Il est ridicule quand il affiche l'égalité,
Ne forçons poiit notre talent, Nous ne ferions rien avec grâce.
Je ne parle pas d’une autre classe d’Irlandais qui renient leur pays et leur religion, et se jettent dans ce qu’on est convenu d'appeler rowdisme (canaillerie). Hélas! ils sont nombreux à New-York. Ils s’affilient à la société des Dead-Rabbits (lapins morts) ou à celle des Plug-Uglies (laides chiques), et vivent dans la débauche, l’ivrognerie et le san£
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Ce sont ces associés d’un genre nouveau, qui remplissent , sous la désignation particulière de Fancy (fantaisie), les ignobles petits théâtres, où l’on voit des créatures humaines s’assommer à coups de poing ; ce sont eux qui se répandent dans les campagnes environnantes les jours de fête, et insultent les femmes paisibles; eux qui tirent des coups de pistolet dans Broadway, massacrent des étrangers dans les maisons de jeu, et ensanglantent la ville. Et cependant ce sont eux qui gouvernent, eux qui chassent les citoyens honnètes de l'endroit où l’on vote, eux qui nomment (car ainsi le veut l’auguste suffrage universel) tous les juges et les magistrats ; aussi n’y a-t-il à New-York ni police, ni justice, ni administration. Les impôts sont énormes, et cependant sauf les réservoirs d’eau, aucun grand travail n’a été entrepris; les trottoirs sont encombrés et malpropres, .les rues sont mal pavées, les monuments sont médiocres, les promenades publiques sont négligées; et s’il y a de belles églises et plusieurs institutions charitables bien organisées, il favt les attribuer aux hautes classes, aux entreprises particulières, toujours merveilleuses en Amérique.
Je ne veux pas prétendre assurement que les rowdies se recrutent surtout parmi les Irlandais. Je crois, au contraire, que la majorité de ces scélérats sont Américains de naissance, mais la proportion celtique parait beaucoup trop considérable à
ceux qui connaissent les vertus de l’Irlandais sur Jes divines grèves de son pays. Mais, né avec un sang plus chaud, et des passions plus ardentes, le Celte ira plus loin dans le crime que l’Anglo-Suxon, une fois qu’il se sera abandonné au mal, et qu’il aura secoué le joug salutaire de sa religion.
Du reste, la grande prostituée, la misère, pousse plus d’un pauvre négociant au fond du gouffre. L'émigration est une loterie, bien peu y gagnent même un petit lot. Que de familles irlandaises jetées sans ressource sur le pavé de New-York ! Que de jeunes hommes, qui pouvaient vivre heureux sur l’autre rivage de l'Atlantique ! Souvent c’est de leur propre mouvement, et entraînés par une espèce de vertige, qu’ils ont émigré. Mais où mon cœur se gonfle d’indignation, c’est lorsque je rencontre des victimes de ces landlords au cœur froid, aux manies impitoyables, qui, entichés de quelque théorie d'économie ou d’agriculture, ou bien hostiles à la religion catholique et à la race celte, dépeuplent leurs terres et condamnent ainsi à l’exil, à la douleur, au vice et au désespoir, des êtres qui eussent vécu en Irlande dans la gaieté et dans l'amour de Dieu.
Riches, dont l'esprit est dominé, peut-être, par des plans dont ils attendent merveille, mais qui sûrement ont une pierre à la place du cœur! qui ne songent pas que ces pauvres paysans sont capables
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des mêmes affections qu'eux; qu’il y a, dans ces imes simples, plus d'attachement pour cette ferme cultivée par leurs aïeux des centaines d’années, qu'eux mêmes ils n'en ont pour le château qu'ils viennent d’acheter. Car les exterminateurs n'appariennent jamais à la vieille race ; ce sont des parvenus qui montrent la bassesse de leur origine par la hassesse de leurs âmes. Terribles sont les responsabilités qui pèsent sur ces hommes. Quant à nous, à la vue de ces infortunes que nous ne pouvons pas empêcher, notre seule consolation est de songer que le Seigneur sans doute a quelque motif caché, et que de ces douleurs individuelles sortira peutètre quelque bonheur pour l'humanité.
Une partie de la société new-yorkaise est revenue de la campagne, et j'assiste à quelques réunians dans ces magnifiques maisons de la cinquième avenue, véritable rue de palais. Le luxe mérieur est vraiment inoui. Mais bien peu de ces palais restent longtemps au même propriétaire. On s'enrichit et on se ruine si promptement aux États-Unis, que c’est un va-et-vient perpétuel de la propriété. IL m'a semblé que le culte du dollar était beaucoup plus évident à New-York qu'à Boston; mais je ne veux pas me prononcer, car j'ai passé malheureusement peu de temps ici, et je n’ai pas pu faire usage de toutes mes lettres ; là où je les ai présentées, j'ai trouvé ce bon accueil et cette hos-
pitalité qui distinguent les Américains de toutes les autres nations, sauf peut-être les Anglais.
Je compte retourner demain à Philadelphie, ga. gner Washington pour l'ouverture du congrès, et y passer quelques jours avant d'entreprendre mon long voyage vers le sud.
Washington, 10 décembre 1858.
Le 3 décembre au matin, je quitte New-York pour
Philadelphie. Les chars sont pleins de monde. Mes compagnons de voyage sont un peu moins malpropres que les gens de l’Ouest; je crois qu'ils se lavent la figure une fois tous les deux jours, on m’assure même qu'ils changent de linge chaque semaine; mais je ne peux pas me porter garant de l’authenticité du fait.
J'arrive à Philadelphie üans l'après-midi et reçois le même accueil hospitalier de mes amis. Dans la soirée du lendemain ils me conduisent à la réunion Whisker. Cette réunion, ainsi nommée en mémoire d’un docteur Whisker qui avait un salon trèsagréable à Philadelphie, est composée des hommes les plus distingués de la ville ; elle s’assemble tous
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les samedis soirs, pendant les mois d'hiver, dans la maison de l’un des membres, à tour de rôle. Chaque Whisker a le droit d'amener avec lui un homme politique ou littéraire, ou un étranger de passage à Pailadelphie. Rien de plus parfait que le ton de ces assemblées ; le souvenir de cette soirée me restera comme une des plus agréables de l’année.
Je passe une nuit en chemin de fer, entre Philadelphie et Washington, et je débarque à Washington le matin même de l’ouverture du congrès, qui a toujours lieu le premier lundi de décembre. C'est la dernière session du trente-cinquième congrès; le lrente-sixième ouvrira Je 6 décembre 1859, pour finir en mars 1861. Il comptera quelques représentants de plus que celui-ci, notamment un pour l'Orégon, dont l'admission au rang d’État est imminente!. :
Il est peut-être temps d'introduire mes lecteurs dans le dédale de la politique des États-Unis; ce qui n’est pas chose facile, car les partis rivaux ont changé souvent de principes et de noms, et ces noms n’éveillent aucune idée précise dans l'esprit
des Européens. Néanmoins, dans le moment actuel,
la question de l'esclavage étant le grand criterium des partis, il est plus facile de s’y reconnaître qu’autrefois. Les démocrates, aujourd’hui au pouvoir dans
1. Elle a été décrétée, par acte du congrès, le 14 février 1860.
la personne du président Buchanan, appartiennent généralement au Sud et sont les défenseurs de l’esclavage ; les républicains, dont le colonel Frémont était le candidat à la dernière élection, sont les adversaires de la servitude et dominent dans presque tous les États du Nord. Il existe actuellement un troisième parti, opposé aux étrangers de naissance nouvellement naturalisés, le parti américain ou Know-nothing ; mais je ne le cite que parce qu'il à fait un certain bruit en Europe, il est sans force réelle, et comme je l’ai déjà dit en parlant de L:: timore, il a dégénéré en une association de malf:. teurs. à
Mais voyons maintenant la filiation des différents partis de l’Union américaine, et examinons comment ils sont arrivés à leur état actuel ?
Dès les premiers temps qui suivirent la fin de la guerre de l'indépendance, sous le président Washington, deux partis se dessinèrent nettement.
L'un, vers lequel inclinait Washington et auquel appartintle deuxième président, John Quincy Adams, prit le nom de fédéraliste; l’autre, qui avait pour chef le célèbre Jefferson, prit celui de républicain. Le premier, qui représentait les idées d’ordre (mot que j'ose à peine employer, tant on en a abusé!) d’aristocratie éclairée, de liberté modérée, voulait agrandir l'influence du pouvoir fédéral et lui assurer le droit de s'occuper des améliorations inté-
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rieures du pays; le second voulait le pouvoir sans contrôle du peuple, la souveraineté absolue des États, la plus stricte économie. Il admirait autant les drames de 1793, que le parti rival reconnaissant envers Louis XVI et imbu des doctrines de 1789, les détestait.
Le parti fédéraliste domina tant que vécut Washington. Mais, peu de temps après la mort de ce grand homme, les républicains arrivèrent au pouvoir avec Jefferson. Jefferson est une des idoles des Américains. Comme propriétaire d'esclaves, et sous le rapport de la moralité privée, sa vie ne peut supporter un examen attentif; mais il fut un grand homme politique, sauf le compte qu’il devra rendre à l'avenir, quand les principes démocratiques de son école auront développé toutes leurs conséquences.
Sous sa présidence, comme sous celles de Madison et de Monroe, la souveraineté populaire fut définitivement établie; maïs les mesures furent conciliantes, et la guerre de 1812 avec l'Angleterre, ‘épuisement général, le besoin d'union, diminuèrent l'hostilité des partis.
Elle ne se réveilla que lors de l'élection présidenlielle de 1824. Le parti fédéraliste, qui avait pris le nom de whig ou de républicain, avait pour candidat John Quincy Adams, le fils du deuxième président des États-Unis ; l’ancien parti républicain, qui avait changé de nom et qui avait pris celui de démocrate
(qu’il méritait bien), soutenait le général Jackson, À IL: soldai brutal, emporté, despotique, mais rendu BE jonn populaire par la victoire qu'il avait remportée sur néral les Anglais à la Nouvelle-Orléans (8 janvier 1815). fut le
Pour la nomination d’un président, chaque État D L'acte nomme par le suffrage universel un certain nom- 2 } ba bre d’électeurs spéciaux, basé sur sa population. Le général Jackson eut 99 de ces votes, Quincy Adams 84, Crawford 41, Henry Clay 37. Aucnn des candi- la-cha dats n'avait la majorité absolue demandée par la MS ent loi. Selon Jes règles de la constitution, ce futla LE Léré chambre qui dut choisir entre ces rivaux. Les re- verne présentants élurent Quincy Adams, dont ils consi- L’al déraient le caractère comme plus en harmonie avec des institutions libres que celui du général Jackson. Adams prit possession de la Maison-Blanche; Henry Clay, le premier orateur de l’Union, accepta un ministère et la tâche de défenseur de là politique présidentielle devant le congrès.
La nation eut le bon esprit de se soumettre à ce dénoûment parfaitement constitutionnel, mais les et q démocrates désappointés donnèrent un libre cours utile. à leurs invectives amères. Ils représentèrent le pays En comme courbé sous le joug de l'aristocratie; ils lui
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persuadèrent qu’il allait être ruiné par les dé- ähira penses folles des ci-devant fédéralistes, et en 1828 Jackson fut appelé au fauteuil présidentiel par une grande majorité.
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Il n'entre pas dans le plan de ce petit livre de donner une histoire des deux présidences du général Jackson et de celle de Martin Van-Buren, qui fut le continuateur de la politique du général. L'acte qui domine cette période est l'abolition de la banque des États-Unis. Dans les longues discussions qui eurent lieu au sujet de cette mesure, le président tint tête à la majorité du sénat et de la chambre, et fit usage du veto (prérogative rarement employée) avec une audace qui n'aurait été tclérée ni en Angleterre ni en France, sous le gouvernement réprésentatif.
L'abolition de la banque des États-Unis porta un grand coup à Philadelphie, qui était le centre de ses opérations : elle encouragea l'établissement de ces innombrables petites banques, qui créent pendant un certain temps une prospérité factice, et tombent en faillite à la première crise commerciale; mais il est vrai aussi de dire que de grands abus s'étaient introduits dans son administration, et que la majorité des basses classes lui était utile.
En 1840, le pays se montrait lassé du joug des démocrates, et même plusieurs de ceux-ci étaient ébranlés par les désastres commerciaux qui avaient suivi l'abolition de la banque des États-Unis. On pouvait croire que le parti républicain ou whig allait élever au pouvoir le grand crateur Henry
Clay; mais ce dernier, adoré de ceux qui l’approchaient, n’était pas populaire dans les masses, sauf dans son état natal, le Kentucky. Les suffrages républicains se portèrent sur le général Harrison, qui mourut quelqués mois après son élection, et fut remplacé par le vice-président Tyler. Celui-ci abandonna ses amis, devint la créature des démocrates, et quand arriva la fin de son administration, il était également détesté des deux partis. Enfin, en 1844, on pouvait espérer que Clay allait arriver aux affaires, Clay non-seulement le plus grand orateur, mais le plus beau caractère que les États-Unis eussent vu depuis les jours de Washington; à la honte de l'Amérique, le candidat démocrate, homme honnête, mais d’une médiocrité complète, l’emporta. L'Europe put dire avec justice que la populace envieuse ne pouvait aimer un grand homme, et que l’insignifiance, l’art de flatter les masses, étaient les plus sûrs moyens de parvenir à la présidence des États-Unis. Pour en-
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pargnèrent aucune calomnie ; ainsi, dans l’État de New-York, qui devait faire pencher la balance, ils gagnèrent le vote des Irlandais, décisif pour l’élection, en représentant Clay, le plus éclairé des hommes, comme un calviniste furieux, comme un ennemi et un exterminateur des catholiques. Un whig modéré, le général Taylor, célèbre par la
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