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RETRO PERRET E LES CORPS EXPEDITIONNAIRES DU MEXIQUE, 75 Pour avoir le droit de ceindre l’épée il a dû passer par l’école des tambours, ou porter le sac à l’école militaire de Saint-Cyr, pendant un laps de quelques années. Là, à ses heures de corvées, de factions, ou de service, il a appris à obéir avant de commander, à faire de la pratique avant d’être théoricien. Il sait quel est le poids du havresac et des bibelots de campagne, avant de connaître celui de la contre-épaulette de sous-lieutenant. Il a appris, une fois l’étape franchie, à dresser lui-même sa tente, à couper ses fagots pour faire la soupe du soir, le café du matin, avant de trouver toute dressée par la livrée, la somptueuse table du ess. Pour lui, le soldat est plutôt un vieux camarade qu’un homme dont les services sont achetés par l'Etat ; un ami des bons comme des mauvais jours, à qui l’on ne rougit pas d’ôter son képi et de serrer la main au milieu de la rue, au lieu de reconnaître Gédaigneusement son salut du bout d’un élégant s#ce.
Aussi voyez la démarche leste et pimpante du troupier ; quand il rencontre son officier, cela lui rappelle que l’avenir est là devant lui, et que ses épaulettes de laine verte, jaune ou rouge peuvent le mener aux marches du trône aussi bien qu’à la fosse commune du champ de bataille. L’histoire est là pour lui prouver que la France regarde rarement au nom, toujours au cœur, et dans les jours de l’épreuve et du danger il décuple ses forces, il bondit, frappe et n'offre partout que la pointe acérée de sa baïonnette. Ses supérieurs succombent ; il dirige lui-même la manœuvre,
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