ER
Marie. 7 7 Foùé près de Portage-du-Rat est Keewatin où une
riche compagnie (Hilling Compans 4) à bâti un élévateur .
et un grand moulin où elle peut moudre 200 quarts de
farine .par jour.
Le lac des Bois, aux-borüs duquel grandissent ces deux petites villes, a 80 milles de longueur ; et F est
- parsemé de tant d’iles qu’on s'imagine voir'une centaine. 1 6
Ce
er “
de lacs différents réunis par de -bittoresques ponts de rochers et de verdure.
C'est un. pays très fréquenté par les touristes pendant la belle saison, et les :sporismen y dccourent des villes d'Ontario, du Manitoba et des Etats-Unis. , La truite, le poisson"blanc, l'éturgeon, et le gibier Y, abondént. |
“Hy a quelques atinées, M. Van “Horne, -qui est artiste, eut ici la vision d'un tableau quil- a exégnté depuis avec un remarquable talent. Il Ctait. dans! son char
privé, accroché. an ‘train du Päeifiqué stätionné à cet
endroit, et il 5 ’était appraché ‘de kR fenêtre pour:voir ‘le,
-soleil, qui se levait tout rouge à horizon par ür- beau jour du mois de juin. Tout-i-couÿ un ÿrai tableau qui ne” manqutit, ” päs même dé cadre. “attira sÔn regard d'artisté et le fascina, Us
- Surune petité élévation, tout iuminée ; des splendeurs ,
. du soleil levant, ue tente ‘blanche était dressée, ‘À la
porte de la tente, le profil d’un: missionnaire portant
une robe nuire, de grands cheveux blancs, un crucifix À à
. sa œinture, et adressant la parole : à quelques sauvages
drapés dans leurs costun
l'homme de-Dieu. A fleurs pieds, des enfants à peine
vêtus, assis dans l’herbe, et caressant deg chiens aux
couleurs fauves, . :
Quel beau sujet de peinture, pensa l'artiste, oubliant qu'il était l’homme dus chemins de fer! Puis, il songea
cs
fa
ss “| que le missionnaire devaÿt être le D. Lacombe, qu'il n'avait jamais vu, Ïl sortit du wagoon, et marcha vers
Jui. | + =" Vous êtes, sans doute, le P. Lacombe, dit-il au | - prêtre. ? - oo :
Qui, Monsieur. |
gt ee
— Eh! bien, moi, je m'appelle Van Horne, et je suis
charmé de faire votre couuaissanec— FA “7Æprés avoir échangé quelques paroles, il remonta dans son char qui s'ébranlait. Mais la vision qu’il avait eue ne le quitta pas, et il'a vouln en perpétuer le souvenir sur la toile. LT |
. Le R.P. Eacombe est devenn depuis J'heureux donataire de ce tableau, qui est une œuvre d’art, ‘
. La station qui vient après le Portage-du-Rat et ‘Keewatin se nomme Déception: et le guide nous l'indique comme une station-restaurant, refreskment. station ! :Cè n’est pas encourageant; en général, CS déceptions n'ont pas l'effet de restaurer, Aussi la-sonuette nous a-t-elle appelés en vain; personne n’a voulu déjeuner À la table de Déception. oc d' ° Un autre nom plus alléchant est Beaiséjour ;, mais’ nous n'avons pu sav oir comment Ja” Station qui porte
ce nom-J'avait mérité, Car le Beau en est absent, et personne n'y séjaurne. |
Enfin, voici Selkirk qui nous rappelle l'ancien établis-
sement du noble Lord. dout nous avons esquissé l'his
es
“, | toire, au hord de la Rivière Rouge ; et bientôt nous
apercevons surgissant de la prairie les grands édifices. de Winnipeg, la capitale du Manitoba. | Quand on se rappelle que la population de cette ville ne dépasse pas 30,000 âmes, on est stupéñé de son ‘étendue; et-quand on se représente ce qu'elle, était ehcote il y a moins de-dix ans, l’étonnement grandit, - Winnipeg est vraiment une belle et grande ville. . Ses rues immenses, 865 lignes de chemins de fer, ses tramways, ses riches boutiques, ses beaux édifices publics, ses nombreux temples protestants, dont un ressemble à une mosquée orientale, sa jolie église catholique de Sainte-Marie, ses grands moulins, ses élévateurs, ses ateliers, son superbé | hôtel-de-ville, son bel hôpital, ses pstes ] hôtels et tout, son, mouvement lui donuent tout à fait l'aspect d'üne; ville du plus grand avenir, ? < CT 11 faut ajouter que son mouvement et ses progrès $e sont un peu ralentis pendant trois ans; ct ce résultat . devait nécessairement se-produire éprès le boom dème= . suré qui à signalé les années de 1882 à 1886. Mais le mouvement progressif a recommencé, et- se continue “ dans des conditions plus normales, Ce , Ce qui est certain, c'estque Winnipeg devra s'étendre ‘encore Ft prospérer, parce qu'il est le centre d'une
province dont les richesses agricoles sont incontestubles: t
11 faut traverser les vastes prairies qui s'étendent à
l'ouest de Winnipeg jusqu'à ‘la frontière provinciale, pour se faire une idée du rièhe grenier que la Provi-
dence y tient en réserve pour la classe agricole. Ilya.
là des millions d’acres de terre inoccupée, sans arbres, sans roches, prête au labour, et dont Ja fertilité est
inépuisable. , :
> . | - = « . CE END , + t Ve E 7:
. ‘0 “ou ù | in 5 3 ‘ \: ‘ | f + , “ FO 1 # ”
fn
Vs