‹ De Québec à VictoriaChapitre 31 sur 67 · À CALGARY t | ‘ eu - Ci · texte numérisé non relu

À CALGARY t | ‘ eu - Ci

Chez M. le juge Rouleau. — Sauvages et Missionnaïres.— La ville. Le banquet et les discours, — Le’ P. Lacombe, Mgr T laché et- les, Magnats du Pacifique: Cérémonies

. rcligiensés. Le } - cr

“Te proclame que les évêques et les prêtres Siné d’excellents compagnons de voyage ; inais ils ont un défaut que je proclame également : ils sé lèvent trop matin.

Dès. avant, 6 heures À: M. , j'entends battré-les portes

de notre “ Canton,” ets les roulenients des -vaitures qui

empoïtent déjà les plus matineux vers l'église. -Je’

résiste de mon mieux à ce réveille-matin trop hâtif ; ‘inais il est difficile de ne pas prendre les habitudes de T'oéux avec. qui l'on vit, et je les suis, de plus où moiris

lin. 5

at Quand je sortis de ma chambré (state-room) je F

trou vai sur le quai mon excellent collècue, M. le juge Rouleau de la Cour Suprême d'Alberta, qui avait l'anra

bilité de m’attendre avec une patience toute magistrale.

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Ses sujierhes chevaux noirs étaient plus impatients, et piaffaient bruyamment, En moins de cinq minutes Fils nous trmspôrtèrent, ma fille et moï, à la résidencéde. “Eminent magistrat. .

Cest une large maison en pierre, sombre, massive, avec une fausse tour, qui lui donnerait. ün aspect tout à fait seigneurial, si elle était couronnée de crénaux. Un déjeuner beaucou) trop somptueux pour mon’ débile estomac nous y attendait, et nous recûmes de nos hôtes — le jnge et madame Rôuleau — l'hospitalité la plus crdiale et la plus aimable.

A 1Lheures de lu matinée, il.y eut stance au cou-

vent des Fidèles Compaunes de Jésus, Musique, chant,

secnes de comédies, présentation d'adresses, réponses, — tel était le programme : et il fut rempli de maniere à intéresser vivement l'auditoire. ©

Tai retrouvé chez ces Rcligieuses, en dépit de leur costume, la distinction, la ‘grâce et la culture intellectuelle que j'avais admirées chez leurs sœurs de Prince- Albert. s ‘ | |

Auprès dn couvent, à côté de l'église, et autour de la maison des missionnaires se tenaient constamment groupés les Sanvages, dans, leurs costumes pittoresques. Pauvres ‘enfants. des Drairies! Rien n était plus touchant que e de les voir s’ ’empresser auprès des évêques et.

© des missionnaires pour en obtenir.une parole de consola-

tin et de bénédiction, C’est leur dernier refuge à ces

$ à £ ste =

T F° + races, cundamnées à mourir ; ils n'ont plus confiancz qu'au prêtre, et c’est en: lui qu'ils cherchent protection.

Ce pays qu'ils habitènt encore n’est plus leur pays, ils ne le sentent que trop: Ils ne sont plus chez eux, ét malheureusement il y a entre eux et les Blancs une “espèce d'abime qui rend le rapprochement impossihle. Les muurs, les usages, les idées, le genre de vie tendent à les séparer, Une antipathie réciproque, que lon s'explique très Lien, empêche la fusion, et l’'empêchera longtemps, sinon toujours. Il est bien plus facile de faire: un sauvage d’ un homane civilisé que de faire un eivilisé d'un sauvage. 27 -

Les-vieux chefs Cris et Pieds-Noirs entretiennent . eucure quelques espérances nationales, et ils disent aux jeunes que les bonheurs passés renaîtront, Un jout viéndra, répètent-ils souvent, où les Blancs disparaitront,

et où les buftles sortiront de terre” Mais quand ils eutrent dans PE Lise catholique, ils Y

trouvent reconnue leur égalité avec les Blancs ; le

missionnaire les y accueille comme un père : il les

traite comme si les Blancs et eux ne formaient qu’une

seule et même famille ; il leur engeigne qu'il y a une”

autre vie où toutes les injustices seront réparées ;'et, avec l'idée qu'ils se font du bonheur, ils s'imaginent aw'ils vont retrouver au delà du ‘tombeau des pays de . chasse, des troupeaux de buffles, et de superbes chevaux. Voilà pourquoi le prêtre catholique attire leur sym-

ot

Das

pathie ef leur confiance, et voilà ce qui explique l'empresseñnent de ces pauvres-êtres déchus, autour de’

l'élise, et de Ja maison du missionnaire.

Dans l'après midi, promenade en voiture autour de

h ville, et réception du maire et des principaux citoyens,

“parmi lesquels j'eus le plaisir de connaître les rédacteurs

. des deux principaux journaux de Calgary, le Herali et

la Tribunes . Do La jolie ville de Calgary. est, bâtie en pleine prairie : mais la couche de terre végétale qui en: nourrit Je gazon

est très mince, et elle recouvre un lit très épais. de petits

cailloux roulés, qui viennent évidemment des montagnes |

. tt que la rivière de l'Arc (Bow. River) a charriés dans là plaine il y a des milliers d'années,” alors qu'elle était aussi large qu’un fleuve.

: Cest ve qu'indique évidéinment la configuration. des. terres avoisinantes,

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Ce lif de cailloux est réfractaire à la végétation, etil n'est ps probable-que de grands arbres.puissent jamais omlrager les rues de : Calgary.

C’est d'ailleurs une ville bien bûtie et qui progresse

repidemént Je lai déjà visité 1889, et je constate äujourd'hui qu’elle à considérablement grandi.

De larges trottoifs bordent ses rues.sur une très vaste étendue: Son système de drainage parait être

excellent; son aqueduce est. “complèté. De belles . à

contractions ornent les différents quartiers dé la ville,

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167 ne

au nombre desquelles je mentionnerai le bloc Alexander, les magasins de la Compagnie de la Baie d'Hudson, l'hôtel Alberta, la résidence du sénateur Lougheed, les __ anques de Montréal et Molson, etc. etc.

‘Calgary-va devenir bientôt un véritable centre de. chemins de fer. Déjà une voie ferrée, longue de près de deux cents milles, la relie Edmonton, et lui apportera bientôt les produits des plaines fertiles qu ’élle traverse, et qui s'ouvrent répidenfent à Ja colonisation. L'année prochaine (1893) un autre chemin de fer, presque ter-

miué, Ja mettré, en communication avec Fort-MacLeod © etat région des Yänches. Une autre ligne va mettre à sa disposition les riches mines de charbon de la rivière “à k Biche. Ën même temps, on.parle de vastes édifices ‘ ‘que ‘le. -goiternement et-la Compagnie du Pacifique doivent y ériger dans leurs intérêts respectifs.

Lx population catholique de la ville s’est groupée dans la partie Sud, auprès de la rivière du Coude (Etbow). Le terrain y est beaucoup meilleur, c 'est-à- dire “que la couche de terroi y est beaucoup plus. épaisse, et - les plantations qu'on y à commencées devront y réussir.

Les-RR. PP. missionnaires y sont encore pauvrement logés ; mais, en revanche, ils ont bien logé le bon Dien et c'est dans l'ordre, L'église de Sainte-Marie est | un bel édifice en pierre, de proportions telles qu'elle. porurait très bien faire plus tard une cathédrale convenable, Fos ;

"A quelque distance, en pleine prairie, un superbe hôpital en pierre est en voie d'érection et sera sous la direction des Sœurs de la Charité.

Du reste, ily a à Calgary un grand élément. de succes ét de progrès : c’est l'esprit d'initiative, et la borne entente qui paraît existèr: :éhtre tous lès citoyens.

C'est du” moins ce que nous avons cru observer dans de somptueu ss banquet qui nous a été donné le soi, et” dans lequel Anglais et Frauçais, protestants et catho liques, semblaient unis par le même patriotisme ct les inéines aspirations, |

Ces agapes vraiment fatermielles étaient présidées par Sun Honneur M. le juge Rouleau ; et quant vint le moment des toasts, la santé du, Souverain Pontife, puis celle de SEL cine ‘furent bues avec lè même enthou-. L Siasme, ee

L’Honorable Président proposa ensuite la santé : Xe

“distingués visiteurs ; et après quelques bonnes paroles appropriées à la circonstance il lut en francais et en anglais uñe touchante adresse de bienvenue au nom de tous les catholiques de Calgary. ‘- «

S: G. Mur l'archevêque d'Ottawa répondit en anglais,- et Mur l'évêque de Trois-Rivières en français.

Les deux discours remarquables ‘de tact et d’à-propos furent très goûtés et soulevèrent de chaleureux applaudissements..

Mer Laflèche insista beaucoup sur là bonne harnronie qui devrait unir les deux races, et'sur la‘ possibilité de fonder un grand. édifice national avec des matériaux

difients pourvu que le ciment de la charité les unisse. En même temps il prédit un grand avenir aux torritoires du Nord-Ouest.

La santé des Pères Oblats fut proposée en termes élogieux par Mer Duhamel, et Mur Grouard répondit ms brièvement 1hais d’une façon charmante,

CM. Costigan, un des avocats les plus distingués de Calsary, proposa -ensuite de boire : à nos, Com patriotes jrotestunts ; et le maire de la ville, M. Lucas, y répondlit très convenablement. \

Plusieurs autres discours excellënts furent prononcés: ‘entre autres par M. King, président de Hsacidté Saint- George, par M. le major “Walker-président de la socle Srint-André, et par M. Costigan qui fit un éloge fort

éloyjuent des congrégations religieuses de-femmes.

Enfin, la santé du P. Lacombe, notre capitaine, fut he avec ün entliousiasme indescriptible ; mais ce fut en vain qu'on voulût le faire parler. H s’y refusa obstinément, et, pour mettre fn.à noë instances, il se leva et dit qu “l chargeait le juge Routhier Te répondre pour

J'en profitai pour lui infliger à un éloge; qui Jui déplut . beaucoup, mais. qui parut plaire à mon auditoire, ct ans lequel j je ne ménageai pas non plus la modestie dé

i ar,

je — 170 — Mgr Taché, anquel'à Sa'santé avait interdit ce banquet, Je tis de plis entre ces hommes et les magnats du Pacifique des rapprochements qui ne devront pas déplaire à eus derniers. L | |

Qu'on me permette de reproduire iei ce triple éloge :

“ Jailu quelque pat, qu'un bon curé de campagne rencontra un jour Napoléon Jer, et s'arrêta devant lui | poux l'examiner avec une attention marquée. u

Le grand empereur s’en aperçut et dit:

— “Quel est ce bonhomme qui me, regarde ainsi ?

— “ Sire, dit le euré, je regarde un grand homme, et

bus regardez un bon homme ; chacun de nous deux pent pr ofiter.” °

Très belle ‘parole d’une haute portée philosophique !

Nal doute, en effet, que s’il peut: être utile d'examiner la grandeur, il ne l’est pas moins de contempler FR honte. .

Woublions pas, du reste, que la bonté n'exclut pas la grandeur, et que celle- là niême peut être un moyen d'arriver à celle-ci. | à

Jé re suis rappelé cette histoire, quand j'ai connn Jonr la première fois le R. P. Lacombe. J'ai senti qe .

+] “étais en présence de la bonté ; et- quand- plus tard, j'ai “conti ses œuvres, et mesuré l'autorité quil a acquise parmi les populations du Nord-Ouest, j'ai compris que ja bonté était arrivée à la grandeur.

Les sauvages, qui jigent un homme a au | premier cou}

Lin

d'wil'avec une perspicacité remarquable, ont immédia. tement deviné.la vertu caractéristique du R. P. Lacombe, et il lui ont donné un nom qui signifie : “ Celui qui a bon cœur”? os ° |

I y a quarante ans qu'il porte ce nom, et qu'il > témoigne en toute occasion la tendresse de son cœur aux malheureux enfants des prairies et des boïs.

Un jour — c'était en 1852 — un homme jeune encore mais qui était déjà une grandeur, puisqu'il Venait d’être sicré évêque de Saint-Poniface, se renconträ avec cet homme bon qui était jeune aussi et qui se nommait Albert Lacombe. La grandeur et la bonté se comprirent, et toutes deux s’embrassérent.

Le même zèle apostolique échauffait ces deux cœurs, et depuis lors ‘ils ont travaillé de concert à cette vigne du Seigneur dont nous admiruns aujourd’hui les fruits -— merveilleux. re

L'homme bon est devenu grand à son tour ; et l’autre à continué de. grandir, jusqu’à devenir le souverain spirituel d’un immense payé, et presque le souverain temporèl de sa race dans l'Ouest canadien. |

Dans le monde, on juge de la grandeur d'un homme d'après celle du° théâtre sur lequel il joue son rôle. (Grâce à cette'erreur ce n’est pas l’homme qui illustre le théâtre où il figure, c’est le théâtre qui grandit l'homme

ut lui donne de l'éclat. Fe

Et c'est pourquoi l'histoire de la vraie grandeur est à refaire, puisqu'elle laisse daus l'ombre tous les arands acteurs des théâtres ignorés. .

Qui sont-ils ? Qui songe à eux et se rend compte de leurs œuvres 2 |

, Les rôles qu'ils jouent sont tout simplement des.

personnilieutions dn° dévouement, de: l'héroïsme, dk

vraie éivilisation, du vrai progrès; mais ils se cachent

au fond des solitudes, dans des contrées sauvages

inconnues, et ils n'ont pas de foule qui les acclume.

Dès dors, ils ne comptent pas pour ceux qui exploitent Fhistoire à leur profit, et qui sont surfats et grandi par elle an détriment du Vrai mérite. .

Le . = ‘ . , . - - + © Mais qu'importe à ces grands hommes méconnus qui

achètent du grix des souffrances du présent les progres

de l'avenir dont nous jouissons déjà ? Ils ne sauraient se passionner pour les succès d’un jour! . Ils ont l'âme assez levée pour n “unhitionner que les ‘biens d'outretombe et. k gloire définitive ! |

En fin de cumnpie, is ont raison, puisqu "A n'y a qué

les choses qui demeurent qui soient dignes de natre

- attention, 2

“Mais nous, nqus avons tort “de méconnaitre leur

‘mérite et de les reléguctäans l'oubli

Quand nous louons et encensons les hommes pobi-

tiques, ou les- grands industriels, qui par leurs travauk ‘

ont agrandi notré Patrie et ouvert à la. celonisation les

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immenses territoires du Nord-Ouest, nous faisons bien ; | mais nous ne devons pas oublier dans nos élogés ces courageux missionnaires, ‘qui ont Été les précurseurs des gr ands capitalistes, et qui ont tracé les premiers les wrandes routes. que les ingénieurs ont suivies !

Notre cliemin de fer du Pacifique est vraiment une. “merveille et je ne suis pas étonné que sa construction ait été considérée comme un.rêve, quand elle fut. proposée .

pour Ja première Lois. |

C'était un rêve, en éffet, mais un rêve de génie, qui a été réalisé par des hommes de génie. L

(Quelles apparences y avait-il dn succès obtenu ? Euviron 3,000 milles, en chiffres ronds, de pays inhabités à traverser !. 1,500 milles de montagnes et de rochers :

* mvultes dont une grande partie réputée infranchissable ! - Près de 1,200 milles de prairies assimilées au Désert : africain ! Voilà quelle était la perspective !

-Ên admettra qu'elle n’était pas riante dé promesses. - Elle était plutôt menaçante de difficultés, de hasards, et

de risques à courir ! - \.

Mais les’ hommes qui se chargèrent de cette hnmense

entreprise semblaient avoir pris pour devise le vieil - iixiame des Romains : Audaces Jortune juvat l° | ; Aussi leur œuvre a-t-elle été un coup d’audace, mais un coup d'&udace qui à réussi ! ! RL

* Sans doute une entreprise dé ce genre est’ toujours |

possible: quand ona d'énormes capitaux à sa ‘disposition,

Mais la metre veille a été d'en faire une affaire payante, contre jontes les prévisions, contre. tous les calculs, cgntre; {ous Îles intérêts opposés, contre toutes les entre- + 7 °

prises rivales ! ‘

‘Maintenant que la chose est faite, elle parait toute

‘sunyple, Mais il en est ainsi de toutes les inventions ‘ ; .

ai génie. Seulement, il faut fes trouver: Et quând c’est ft, les badands ouvrent les yeux et. disent,; Mais comiuent done mavons-nons pas trouvé ca, “iqu V'était si simple :

Eh! qui, braves gens, d'était très simple. Mettez-

vous À Puuvre, et faites-en autant, Mais, en ‘atten-

dant, ne rabaissons pas les grandes choses que l'esprit d'initiativ e, l'énergie, l'activ rité et la force de volanié onecomies.

Et maintenant, regardez aux résultats vbtenus, Comytez, si vous le pouvez, les sulitudes peuplées, les villes ‘sorties de terre, les vastes espaces improductifs devenus

productenrs, les richesses minières, jusqu'alors inconnues, révélées au grand joùr et produisant maintenant

des Millions !

Enfin, envisagez la chose au. point de vue social et’

chrétien. * Les missionnaires «avaient ouvert la route

. CT . | aux colonisateurs, A industriels, aux commerçants. © Et maintenant c'est le commerce et Vindustrie qui

cuvrent de: pouveaux chemins aux missionnaires et à ‘ ous

een re : n n

u me

aux fidèles, accroissant à la fois lé nombre des pasteurs et des brebis! . Fo

Le chemin de fer du Pacifique est devenu la grande artère du Canada, portant jusqu'aux extrémités de ce grand corps le sang qui le fait vivre! C’est un fleuve, rlus kuyge et plus long que le Saint-Laurent lui-même, et poussant des vagues humairies däns toutes les directions pour féconder les déserts et ranimer les solitudes.

Voili l'œuvre que nous devons aux magnats du

Pacifique, 'et aux hommes politiques qui en les assistant dans l'occasion en ont rendu l’exécution possible.

“Mais, encore une fois, il ne faut pas oublier que nos umbles missionnaires ont été les précurseurs de ces grands honunes, et qu'aujourd'hui encore, ct plus que tunis, ils continuent leur œuvre éminemment civilisatrice. |

Le chemin qu'ils ouvrent aux âmes ne s'étend pas «ulemnent.-jnsqu’à la grande mer de l'Ouest; il se prolonge jusqu'à cet océan vrainent pacifique que l'on appelle le lel !?

Le a du banquet était le jour de l’Ascension, et cette grande fête a douné lieu aux cérémoniesreligicuses les plus solennelles. Plus d’un siècle peutêtre s’écoulera avant-que Calgary ue soit témoin d’un pareil concours d'évêques et de dignitaires ecclésiastiques.

Dès la veille au soir il-y avait eu salut et bénédiction

. (n Saint-Saczement avec un remarquäble sermon dn

Ré. ?, Gendreuu, oo | #7 À huit heures À. AL, ily cut première communion . ut confinmation d'un raud.nombr ed? enfants B lines” et

. ét Sauvages. Qu'elle fut wudun}e cette. cérémonie : A onze “heures, uränd'messe flennelle, avec up très” lon ACTTHON du Rév: ‘AE. Letlerc.

‘LA 3 heure P, M, baptême de sauvages adultes.

ï Parmi EUX sè trouvaient üh mari, unie femme et lent | enfant - qui furent haptisés cisemble : ; et les époux furent ensuite solennellement mariés. Voilt des spectacles qu'on ne Vale pres souvent ailleurs et qui impres-

Sunnent profondément,

“Dans les intervalles lies, les élèves : sauvages de,

T Eole industrie eh pi ont fort in joli coips de musique

Dons dennaiqnt des sérénades, avec. uns eCés-quE 77

|; iseit nuure.c umangut. " : re A sept heures dé SO, inois ‘de Mari, avec un dus yes nent< sms “que Jaie entendus,» ‘par À Mer” Broudel. dede 1.

LC one où Hs VuitS Tiux deux j jours à | Calgary avaient FÉtU hiun renupilis, ue nos ne. puuv ons temércier assez

poprlation de eut ville, sans. distinction de- ri 108$ ni

des IUyauges," ei] avr avi] syrputliique qu “ee pous

ET fait

rivière du Coude (Elbow, puis celle de r Are (Bow), CE

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