‹ De Québec à VictoriaChapitre 39 sur 67 · LA BTBLE ET LES LÉGENDES KAU VARES · texte numérisé non relu

LA BTBLE ET LES LÉGENDES KAU VARES

ve .

Venabuju, \é premier homme. Les variantes du déluge. — Diverses pérsonnificatians de Noé. = La chute de F'homms et la Tour de Babel. — Jonas. —La manne de viande, La morale des sauvages, ! L'hommie- nature

F ch val L'histoire que nous venons de Tac onter. nous Edit .

tout naturellément à étitdie an peu les croyances des peuplades encore infidèles dés Territoires du Nord- . Ouest, et nous croyons qu'il né sera pas sans intérêt de rapprocher dela Bibleksff fclants $ traditionnelles. |

Tout le inondef sait quon retrouve chez tons les,

reuples infidèles, es péèmes ; tions, qui soit #videmment |des pièces détachées dn

D Livre par extelence que l'univers chrétien vénère — la

“Bible. ji

-Sgr

Moinsdéfiqurés ; ut SOUY ent a vérité s’y cudhe sous le

ans “dotite : ces hanbequx précieux sont plus ou

roile dehf the et del rallégorie. Mais on y reconnait -«

ve

“unes de leurs légendes |

des légendes, des trade.

on

- aisément les traits pricipaux du récit” il que, qui

transinis d'âpe en âge et de peuple à peu, peut se ul

expliquer leur cominunc originré. ro

LS

On trouvera une nvuvelle; preuve de cette Vérité

dans les crovances et des traditions” des sauvaues du Nord-Onest-canadien, dout nous voulans réstuner ici quelques-unue, US : =.

Selon la, Bible, le monde à comméncé avec Adiun, ui il a reCOnLenCé avec No, ü 4 a dans les lévendes ‘des «uvages de Ouest des traces frappaute s de vel double eréation. 1. | |

La premiere est envelopqiée d'obscurité, et se confoint méme quelquefois avec la seconde qui est un rephoduetion à peine défigurée de l'histoire de Noë. 4

Voici comment Mar Latlèche me Va racontée, telle qu a temait de Ju binche des conteurs ‘indiens :

LS

+ premier hoyige qui se nommait Nenaboju, Éi

et til avait tee. Jui dans <a loge tous les animaux,

Ts Venant ait fort dans. cette niaison” “flottante.

et it ais ait, bien og revoir là terre, J fit doic.venir

le: rat: Emvisqué dt ti dit: tu vas plonger jusqu au fon ‘de ne érvet in vi ne rapporter un peu, de terre. “Le rat musqué plongea ; mais il fut suffoqué av fat d'arriver an fond." Revenu A la surface, et ravivé ju Nenaboju, il lui raconta qu 51 n'avait pu atteindre le fond dela mer.

Es ° SF dansé lue sur les eaux, 11 w'v'avait pas de QUES

Sen

“Alors Nenaboju demanda an castor de plonuer à sin tour? et quand, l'industrieux amyhibie revint sur l'ecvn. il avait perdu confaissance, comme le rat mnsqué ; mais il téhait un peu de terre duns sus pattes. # Nenaboju prit cette terre et ‘souflla dessus. Alors . retté pol@née de terre se mit à grandir, ‘ut. devint une ile très étendie ; et le soufile aystér eux, continua du

“la dilater Jusqu ee qu ‘elle fût ans vaste un. cone #

inent. | # Alors Nenaboju mit un Buy hors de loge, et lui “dit de faire le toùr dé Ja terre “et de constater si elle “tait assez grandè, | ‘ Après une absence plus où moins prolongée, il fit vient que la terre était encore e trop petite, Nenaboju cohtinua done dé souffler sur elle, et quand le loup fut | rOVoyÉ en exploration ‘il ne revint. pas.

# Alors Nenubrju ouvrit la loge, et uii ft sortir tous les animaux,? ‘, N'va là ue vu voit une histoire à peine atérée Un déluge ; mais en même temps le soutile de Nenabojn Lmble être nne simple variante du Soullle de Dieu “réant lhomine — où de PEsprit de Dieu, flottant sur je SUEUX, dans les jours de la création.

L& RP. Petitot, aucien mis ssionnaire du Nord-Ouest, 4 raconté la même lristoire das son livre des T'rudiline inuliennes dut Boule N 0 Ouest Les variantes

sont légères.

— Sd | Le : …, F

L'homme s'appelle Kunian — Le Sensé — et, est

un grand radeat-qu'il à construit pour saliver dé Vi "nos"

“dation sa femme, son “fils, et des couples ‘de tous ls. il animaux. … Les plongeurs. employés: pour munissér un” ; peu ide terre air fond de Ja mer sont ie ral musQUE et le . CastUr ; Puis c'est un Te rl et non un louÿ, que Kunian|envuie explorer la terre.

Cet actif quadr upède fait sept fois le tour de late re,

ct œæ ne est qu après le septièné ‘teur qu il fait ra ppt Î

‘aque la turre est complète, L L

Les stuv ages du Grand Lac des «Ours ont une autre .

version ont Je début est plus original. | -

. est | jun vieillard qui à chassé ses deux enfants de &t présence, et qui habite nn détroit unis deux murs, vers le Nord, (évidemment. le détrojt. ‘de Behring}

. L'abime gronde, une pluie tor rentivlle tombe et }' uit dés « mers envahit la terre. Fo | sus “Le v icillard' se ticht debout sur Je détroit, une jambe posée sur r une et autre rive, et rèpêche avec sus Jarges “mains Les animaux qu'ilreplace sur la terre-ferme." . Mix l'eau montart toujours, il fait faire un rule, .eætily place un couple de chaque espèce d'anduiux. Après des plongeons infructueux de I loutre et du

castor, C’est le rat musqué qui rapporte un perl de terre,

Sous Le soufile du Vieillarä, la poignée ‘de terre grandit.

et dévient un monde dont le corbeau va He urer

Pétendue, 2

eu , — Se) — . & - , 4

Chez sivélques tribis l'histoire du Détuge est plus ou ms mêlée à d'autres faits consignés dans Ta Bible, et plus où moins dénäturés par les légendes. \Au. d début de ”

Tune d'elles, le ‘conteur décrit une ile ù milieu de

“toire de Jonas, * Un jeune: homme a été. aval par une

laquelle s'élève un grand axbre où sont : suxhendus les © iens ét les maux. C’est évidemment l'aire “de la

. science du Bien et du: Mal. - Pas, y vient la dekeription du Déluge, à. la fin duquel. Etsié = le Grand- Rére —

envoie Ja .tourtcrelle à À la rechercli e de la terre. Après: \ uné première course fr uetuenxe, elle s'envole de nou-

veau, et rev ient enfin portant dans ss pattes un bourghon

de sapin vert. oo ot \ -

Une autre légende du Déluge cormiençe per Phis\ ot

baleine, et sa sœur restée sur le rivage ke Jamente eb. pleure. Au bout, de trois jours le monstre répirai et

. du fond de ses entrailles sort une voix qui crie : “ 0

in sœur, jette aukgros poisson un de tes souliers en

un retenant les cordons dans tes’ mains et. tire- moi lie,” 4 |

Là jeune fille lance un de ses souliers que le monstre vale, et en tirant les cordons à elle, sauve son frére qui s'y était accroché. |

Müis la baleine courroucée frappe la mer de si formi-

dables coups de sa queue que des vagties hnmenses $e

soulëvént et submergent la terre. - ce

‘ ET ., ‘ 1 2 Û consigué dans uù antre récit des saüvagex monta-

urjardk, Arès que le Vieillard eut refait.Ja terre, le homines,

raconite le “kgende, SC réfugièrent : àur une moutagne, ut

is y coustruisirent quelque chose de rond et de-tubu-

< hüre, semblable an tuyau d'un poêle, mais très vaste ot us laut. | | L .

— Si l'inoddation amive encore et envahit la türre

Moon réigiérons lens ce fort dievé se LUTTE) NES P Mais des voix terribles” qui sortaient de la moutagne

Se maquaient d'eux et disaient : voilà que votre langaue

n'est plus le miôine ! Puis, . la montagne sentrouvrit,

affaisa, et y ent plus au une plaine. vaste et

Diorne , D Nous retrouvons .cnesle dans ces légendes rerueillies

par ke l Petitut des récits plus pd: moins incohérents

de lu chute de nos premiers pare not agen d'Ael,

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