‹ De Québec à VictoriaChapitre 41 sur 67 · ESS · texte numérisé non relu

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À cause de ce larcin, , our lequel Dieu aurait puni le: race unie. îles sauvages se croient justifiables, de maltraiter Jlcurs. cmmes, et'de ‘Jes condamner aux

Se

travaux 16 plus durs, Un jour, dank une fête 1eligicuse, Mur Taché <'adiessant à un av ditobe sâuvage Jebr jarla de Ja Sainte Vierge, et de Ja gande jart qu'elle a prisexlans lanve de la Rédemption du ‘genre humain.

‘Après le sermon, un des chefs vint le trouver, a lüi dit: “ Aïnsi done, tu veux que nous traitions micux pes femmes /

— Je ne vous ai pas parlé de vos femmes du tout,

dit l'évêque, un peu étonné.

— Mais oui, reprit le chef; si la sueande Ferme à : épuré la faute de la première, il n'y a plus de raison pour nous de traiter durement l’autre sexe.

ñ a dans l'œuvre du P. Petitot d'auties légendes : qui rappellent plus on moins vaguement au milieu de | beaucoup ‘de fables absurdes, “la création, le serpent sédueteur'de }a forame, la circoncision, la Trinité divine, divefses inearnations bizarres et ridicules, quelques av thes de l'ancien poly théismie asiatique, et détrangés métempsy cuses, |

Comme on le vait, il va en tout cel d'imyrortants “témoignages de l'origine commune et unique des honuues, ainsi que des croyinces et des traditions primitives.

Comment seraient vénus d'Asie en Amérique leurs

— 259 —" po, , .

premiers ancêtres ? Les Indiéns de l'Ouest ne répondent à cëtté question que par des fables et des légendes. D'après l'une d'elles, k première : mère’ de —Jeurs pères autrui traversé le détroit de Behriug à gué, Suivant une autre, ce serait une femme. castôr qui aurait traversé li mer à ka nage. :

Coincidence assez curieuse, certaines tribus du Nord. Le Tous di Heuve Mackenzie se nomment les Homes: chiens :.et Ü y a dans wie dés îles du apon une race

qu'on appelle les. Ainos, et qui racontent avoir un chien .

u Doit premier. ancêtre, .

fais ce qui est un'pr oblème difficile pour les Indiens, an'éi est pas un pour nous ; ; ef dès les igex les plus reculés, l'art de la navigation s est assez développé pour que les mers n'aient pas été un ohstaele infrauchissable

il la “‘iffusion des races.

des sauvages de l'Ouest se sentent us 6 ou moins de lnr- dégradation : : et c'esf, toujours sous une forme plus.

“a -Tuoins’ sensible qu'ils se- rerésentent les COTES

l'ordre spirituel, Ainsi le ciel, pour les sauvages, est un beau pays dé “hasse ; et l’enfer est üne' région froide, inculte, sans ‘gibier, où lon crève de faim, sans jamais out IT, Car ils croient à Vimmortalité, -ômme ils croient à à deux principes, ow esprits — l’un hon.yt l'autre mauvais.

“(uand ils souffrent c'est'au nnuvais Esprit qu'ils s'en

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prennent, et ils lui offrent des sacrifices, même sanglants, comme nous le vegons en décrivant la fête du Soleil. La morale des sauvages des Territoires est sim}le, et ne contient guère que trois préceptes : ne pas tuer, né pas voler, ne pas semettre en colère. oo.

Du reste, le sauvage porte un pe sa morale, comme

il porte sa cunverte de laine. I} ne s’en fait. pas un

vêtement ajusté. Mais il s'en couvre ex gris et ke:

inoindre vent qui la soulive découvre sa nudité. Ah! je voudrais voir ici “tous les savants positivistes,-

. et tous les moralistes sans Dieu, et Jeur faire étudier

sur place Phomnie-nature, C'est ici qu'ils comreñ< -"#

. draient tout ce qu’il y.a de crenx dans leur thèke que

l'homme se perfectionne et progresse natfurellentent, il ka seule lumière de sa raison,

Ts Verraïeut ici des honimes superbes, an physique, des types comme of en-voit peu parmi es hommes civilisés, des têtes pleines de noblesse et de Éerté, des yenx flamboyants qui semblent refléter un génie inté-

rieur, dés membres bien proportionnés et: mus pur des

muscles que n'avaient pas les plus fameux athlète s de

l'antiquité, Is pourraient se eonvaingre en même temps que tes homines sont très intelligents : : qu'ils raisonnent parfai-

tement, et ne sont pas dépourvus de finesse ; que les

enfahts, confiés aux missionnaires, apprennent très bien à lire, écrire, et parler l'anglais et le français.

Et cependant, qu'ont-ils appris ces hommes, depuis des siècles qu'ils sillonnent les prairies de l'Ouest 2 = Quel progrès ont-ils fait ? Que leur a donc enselont

cette raison superbe dont on exalte In puissance ?

in vérité, leurs légendes prouvent qu'ils en savent moins qué leurs ancêtres. ‘Ils n'ont pas développé, ni grandi le fuible fover des lumières naturelles, et ils ont

perdu, où défiguré J'héritrge traditionnel des ancêtres. Voilà Le progrès réalisé par la déesse tant vantée, * hi Raison pure, pendant une suite de siècles !

. Qu'at il done manqué ici À l'esprit” umain? [lui a DHUNUUÉ la connaissance dn. Christ et de sa doctrine, ainsi que l’humble trésor de vérités que la révélation” prhnitive, les livres de: PAncien Testament et les Trulinons judaiques av aient répandu en-Orient.

Non seulement on peut voir ici des races intulliuentes qui n'ont fait ancun progrès depuis des siteles. Mais on y voit souvent. des hommes et méme’ des cafants que Ton soustrait à la vie sauvage, et que Pon

introduit en- pleine civilisation, pendant ex mois et Darfois même pendant qüelques années. *Or, dès qu "HS out libres ils retournent à la vie sauvage.

Si, après avoir vu de près la“eivilisation et. vécu de “ vie, l’homme redevient sauvage, Comment veut-on que de lui-même il passe de l'état sauvage à la civili-

sation? + eo —

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