‹ De Québec aux Antilles [microforme]Chapitre 13 sur 31 · LA CANNE A SUCRE · texte numérisé non relu

LA CANNE A SUCRE

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tion solaire produit le même effet que celui de nos gelées d'automne.

Une fois la terre bien meuble, des nègres, armés de pelles, font des trous carrés de 18 pouces sur 12 pouces de profondeur. Ces ouvertures sont disposées en rangées de trois

pieds de distance, en tous sens. Un nègre enfonce ensuite au milieu de ce trou une barre de fer, et après avoir retiré celle-ci, il y dépose l'extrémité d'une canne à sucre renfermant des bourgeons. Et la semence est faite.

Ici nous voyons les premières feuilles sortir de terre ; là phisieurs ouvriers occupés à sarcler, cette dernière opération dure tant que la canne n'est pas parvenue à une hauteur de deux pieds ; alors le sarclage n'est plus nécessaire, parceque la canne a pris assez de force pour se maintenir seule. Plus loin, nous

LA CANNE A SUORE

rencontrons des cannes de 10 à 12 pieds do hauteur, et tellement serrées les unes contre les autres, qu'un chat ne pourrait passer entre chaque roseau. L'ombre tient la racine en bonne condition, et la pluie, retenue au pied par les trous dont j'ai parlé plus haut, conserve à la terre l'humidité nécessaire. La canne pousse facilement. Seule la sécheresse est à craindre.

A gauche de la plantation, un grand nombre de nègres sont à l'ouvrage. Pour satisfaire notre curiosité, nous nous approchons des travailleurs, et aussitôt nous savons à quoi nous en tenir ; ils procèdent à la récolte ; la canne est mûre. Les uns abattent les feuilles, les autres coupent la tige près du pied et enlèvent la partie supérieure qui contient les bourgeon^ et qui doit servir à la nouvelle seme^

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