‹ De quelques anomalies du siège de la douleur dans les appendicitesChapitre 7 sur 27 · RAPPEL ANATOMIQUE · texte numérisé non relu

RAPPEL ANATOMIQUE

Avant d'entrer dans le sujet proprement dit de notre thèse, nous croyons utile de rappeler brièvement les dispositions anatomiques de la région dont nous allons étudier l’état pathologique.

Prolongement du cœcum, qui naît de sa paroi interne à 2 ou 3 centimètres au-dessous de l’orifice iléo-cæcal, l’appendice renrésente le segment terminal atrophié du cœcuüum primitif.

L’appendice se dispose par rapport au cœcum d’une manière fort variable ; le plus souvent, il descend le long de sa face interne, en position normale ou descendante. Parfois, il est en situation pré-cœcale, ou rétro-cœcale, parfois encore il contourne de gauche à droite le fond du cœcum et monte sur sa face externe en situation sous-cœcale. Tantôt, enfin, il se porte obliquement ou transversalement en dedant, au-dessous de l’iléon, en situation interne.

Quand le cœcum et l’appendice sont en situation normale, celui-ci répond en dehors à la face interne du cœcum, en dedans aux anses grèles, en avant aux anses intestinales et à la paroi abdominale, en ar-

rière à la fosse iliaque et aux vaisseaux iliaques ex-

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ternes. Son extrémité supérieure se projette sur la paroi au point de Mac-Burney ; son extrémité inférieure peut descendre dans la cavité abdominale et se mettre en rapport avec les viscères de cette cavité.

Quand l’angle iléo-cœæœcal est dans la fosse iliaque droite, à sa place normale, l’appendice occupe vis-àvis du cœcum des positions à tel point variables que les auteurs ont fait des classifications et des statistiques qui ne concordent pas.

Pendant le cours du développement de l'intestin, plusieurs facteurs contribuent à le placer en bon ordre dans la cavité abdominale : ce sont la migration, la rotation, la descente et la fixation, qui, par excès ou par défaut, produisent des anomalies de position.

La migration dure trois mois ou davantage, elle est la première en date ; la rotation est synchrône de la migration. La descente s’opère à partir du cinquième mois de la vie fœtale et ne paraît complète que quatre mois après la naissance. La fixation est plus ou moins tardive, elle varie d’un sexe à l’autre,

semblant apparaître plus tard chez la fille que chez le garçon.

Suivant que la descente est plus ou moins complète, l’appendice qui lui fait suite se trouve dans des situations plus ou moins hautes, et les positions hautes seraient de ce fait beaucoup plus fréquentes chez les jeunes enfants.

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Inversement, dit Bérard, quand le côlon ascendant est trop long, le cœcum se dirige vers le bassin en entraînant toujours son appendice, d’abord à droite, puis parfois vers la ligne médiane au-devant du promontoire, pour arriver enfin au niveau des orifices inguinal et crural droit ou gauche, et quand les orifices sont ouverts, pour s'engager dans des hernies.

Une situation à tel point variable de l’appendice, sans qu’il y ait pour cela anomalie vraie anatomiquement, justifie parfaitement de nombreuses anomalies

cliniques.

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