CHAPITRE ll
SIGNES ET DIAGNOSTIC
Nous avons déjà étudié les caractères des contractions ulerines normales, et nous avons vu que le tétanisme ne s'établissait jamais d'emblée, mais que les contractions augmentaient peu à peu d'intensité et de fréquence jusqu'à la contraction spasmodique finale.
On retrouve tous les signes que nous avons énumérés plus haut, mais alors portés au plus haut degré. La forme de lutérus n’est pas cylindrique car la plupart du temps on a affaire à une présentation de l'épaule, et l’utérus se moulant sur le fœtus, son grand axe se dirige dans le sens transversal. Quelquefois même les parties fœtales se dessinent en relief à la surface de l’abdomen : la tête fait alors une saillie appréciable dans une des fosses iliaques.
On distingue moins bien les autres parties du corps du fœtus en raison de leur volume plus petit et de leur plus grande souplesse. En même temps que l’utérus, les muscles abdominaux se contractent, la paroi abdominale s'excave, aussi peut-on facilement à la vue reconnaître le contour du globe utérin.
À la palpation, on sent l'utérus absolument dur; sa
consistance est partout la même, sa dureté est égale à celle du‘bois. On peut aussi facilement délimiter les contours des petites parties fœtales qu'il enserre. On sent également la contraction des muscles abdominaux.
A l’auscultation si le tétanisme dure depuis un certain temps, on n'entend aucun bruit. Si l’on ausculte dès que les contractions commencent à devenir plus fortes on suit pour ainsi dire pas à pas les troubles que cet état cause chez le fœtus. Les bruits du cœur s'arrêtent un certain Lemps pour reprendre dès que la contraction a cessé. Mais comme la fréquence et l'intensité croissent graduellement, les battements cardiaques ne reprennent pas dans l'intervalle leur timbre normal. Ils deviennent de plus en plus sourds, irréguliers, leur suspension dure de plus en plus longtemps jusqu’à ce qu’enfin ils s’arrétent complètement. Le fœtus n’est pas encore mort, mais si le télanisme ne cesse pas ou si l’accouchement ne se fait pas rapidement, tout espoir de le rappeler à la vie est bientôt perdu. is
Si l’on pratique le toucher vaginal on seat le col dur, rigide, tendu sur la partie fœtale qui se présente et qui est fortement enserrée; dans notre observation IT il présen- {ait une consistance cartilagineuse. On ne peut guère imprimer de mouvements au fœtus et il est bien difficile d'introduire la main dans la matrice. Si l’on y parvient dans les tentatives de version, on ne peut souvent arriver à saisir les pied et la contracture ne cessant pas, la douleur est telle qu’elle force à retirer la main.
En même temps, la femme est en proie à des douleurs continues, spontanées, intolérables, la moindre pression
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les exaspère, elles s'irradient en divers sens versles membres inférieurs, la région lombaire. Il est nécessaire alors, si l'on veut examiner la patiente, d’administrer du chloroforme, car la plus légère pression sur l'abdomen exagère les douleurs.
Pour peu que dure cet état ila un triste retentissement sur l’état général de la parturiente. Celle-ci continuellement tourmentée par ces douleurs ne peut trouver un instant de repos, elle est en proie à une agitalion extrême, la‘température s'élève plus ou moins haut. Puis apparaissent des phénomènes d’épuisement nerveux; des crampes se montrent dans les membres inférieurs, le corps se couvre d’une sueur froide, des syncopes, des convulsions surviennent et la mort arrive à bref délai.
Il est assez difficile de dire à quel moment précis l’utérus se tétanise. Cet élat, nous l'avons vu, n'apparaît pas d’emblée et la contraction normale ne passe pas brusquement à la contracture.
On devra songer au tétanisme toutes les fois que le travail se prolongera et qu’il y aura une des causes que nous avons déjà signalées. :
On ne le confondra pas avec la contraction spasmodique du col ; il existe bien alors des douleurs, une prolongation insolite du travail, mais les douleurs ne se généralisent pas à tout l’ulérus, le col seul est contracturé et le fœtus ne souffre pas trop.
Le tétanos puerpéral ne survient guère qu'après l’accouchement el comme le tétanos chirurgical il s'accompagne de trismus, d’opistholonos, etc.
Le rhumatisme utérin décrit par Gautier ressemble-
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pas suffi démontrée. » F3 : : Aer Fee Se EE