‹ De Quelques Considérations à Propos de Plusieurs Cas de Diverticules du DuodénumChapitre 12 sur 27 · LOTO SU · texte numérisé non relu

LOTO SU

peut être rendu opaque par la stase avant toute absorption de repas baryté. On pourrait penser alors à des concrétions fécales, des calculs hépatiques, des ganglions calcifiés du mésentère ou même à une calcification de la capsule de Gzisson. Il conviendra donc de noter la topographie, la mobilité et le degré d’opacité de cette tache sous diverses incidences mais aussi d’en tenir compte par rapport à une nouvelle radiographie dans les jours suivants qui, dans le cas de concrétions fécales, fera découvrir des différences appréciables ou même la disparition totale de cette tache.

GROS DIVERTICULES

Exceptionnellement, on aura affaire à une dilatation du duodénum au-dessus d’une bride, d’une plicature, mais ces images ne trompent généralement pas sur des clichés en série, elles ne sont pas constantes, n’ont pas un aspect arrondi ni d’ordinaire de niveau liquide ; et surtout cette image ne persiste pas après l’évacuation duodénale, elle se vide en même temps que celui-ci.

Un méga-duodénum ficelé par des brides périduodénales (GUTMANN) peut faire croire à la présence de plusieurs diverticules ; le diagnostic, dans ces cas extrêmement rares, ne doit pas, croyons-nous, pouvoir être fait.

Le remplissage de la vésicule biliaire peut se produire : 1° après cholécysto-duodénostomie et alors le diagnostic est fait d’après l’anamnèse ; 2° dans le cas de fistule vésico-duodénale ; cas très rare où l’image anormale apparaît appendue en dehors du bulbe ; le diagnostic sous écran y est impossible.

Le duodénum mobile, lui, présente rarement de causes d'erreur. Sa bouche mobile et dilatée se rem-

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plit de baryte mais reste en communication avec le duodénum par deux pédicules plus ou moins minces.

PETITS DIVERTICULES

Le diagnostic dans ces formes est beaucoup plus difficile ; les causes d’erreur y sont fréquentes et parfois les examens les plus minutieux sous écran n’arrivent pas à définir le cause exacte des troubles.

La niche ulcéreuse du bulbe est l’une des deux principales causes d’erreur. Elle donne souvent une image en tout point semblable à celle du diverticule, surtout s’il y a spasme surajouté.

Cette niche se présente sous forme d’une petite tache de la grosseur d’une lentille, le plus souvent située sur la petite courbure. Le plus souvent sessile, elle peut paraître pédiculée. Elle retient souvent, pendant un temps généralement court, une minime quantité de baryte ; elle peut aussi présenter une bulle d’air surmontant un niveau liquidien.

Elle est le plus souvent douloureuse, la palpation réveillant à son niveau un point douloureux précis. Or un diverticule enflammé est toujours douloureux. Une différence essentielle existe entre ces deux douleurs : à la palpation elle est syncopale s’il s’agit d’un diverticule, le malade s’évanouissant parfois pendant l’examen, tandis que, s’il s’agit d’un ulcère, elle n’est que sourde ou simplement aiguë.

Les radiographies en série montrent de plus, au cours d’un même examen, un aspect moins constant qu’en cas de diverticule ; et, à des examens successifs, on peut noter des différences, surtout l’absence fréquente d’image résiduelle.

L’ulcus, du reste, du duodénum est rare, celui de D, est exceptionnel. Le diverticule y étant fréquent, on devra donc songer d’abord à un diverticule plutôt qu'à un ulcus.

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