NT. Y IN
cation des diverticules, ces deux traitements combinés devraient pouvoir donner des résultats.
Pour calmer les phénomènes inflammatoires, on a essayé tous les traitements par poudres inertes, belladone, éther benzyl-cinnamique, diathermie, mais pratiquement sans succès, car ces substances s’avèrent inefficaces ou n’occasionnent qu’une rémission plus ou moins prolongée des symptômes (Obs. IIT).
Nous pensons, avec BENSAUDE et CLAIRMONT, que le traitement chirurgical est le seul efficace. Il pourra être appliqué dans tous les cas où le traitement médical a échoué et cela sans attendre que se produisent des complications ou des compressions.
L’indication opératoire devra être considérée comme formelle (JENTZNER) dans les cas suivants :
Hématémèses par hémorragie diverticulaire ;
Troubles digestifs provoqués par excitation du plexUS d’AUERBACH ;
Stagnation d’aliments dans le diverticule ;
Compression du pylore, des voies biliaires, du canal pancréatique.
Les modes opératoires seront fort différents suivant le siège, les complications trouvées à l’intervention et il est impossible de formuler un mode opératoire précis.
La technique la plus courante et qui paraît la meilleure est l’excision du sac avec suture du plan muqueux, musculaire, et séreux si le diverticule est souspéritonéal (Obs. IV, VII).
La dissection du sac a été essayée, mais celui-ci étant très vascularisé, saigne abondamment et Rogr- NEAU abandonna une tentative de ce genre pour réséquer.
Lewis, RITCHIE, WoRTHER font une imagination du sac dans la lumière intestinale. Cette intervention n’est possible que si le sac est petit avec large collet :
SPL, 1
dans les diverticules par hernie beaucoup plus que dans les diverticules congénitaux.
Une gastro-pylorectomie ou une pyloro-duodénectomie semblent excessives et dangereuses quand le diverticule peut être enlevé facilement ; il n’en est pas de même si le diverticule coexiste avec un ou plusieurs ulcus.
De toutes ces techniques opératoires, la plus couramment employée est la résection du sac. Il arrive cependant assez fréquemment que le chirurgien, le diverticule étant bien localisé à la radio, ne le trouve pas (Obs. VI), ou bien que celui-ci, par son siège, demeure inextirpable.
Même dans le cas où le diverticule a été trouvé et traité par une de ces différentes méthodes, nous sommes d’avis qu’une opération complémentaire doit avoir lieu. En effet, les troubles souvent disparus ou atténués après l’opération, réapparaissent fréquemment (Obs. IV, Forssez et KEY). Parfois, les douleurs cèdent à l’intervention mais les digestions ne deviennent meilleures qu’au bout de trop longtemps, trois ans dans le cas de LECÈKE, et une radio faite longtemps après l’intervention montre encore une stase duodénale (Obs. IV) qui parfois disparaît à son tour (JACQUELIN et QUÉNU).
Il nous semble donc que la stase duodénale ne disparaissant souvent pas s’il y a eu des adhérences inflammatoires, il y a intérêt à faire en même temps une opération complémentaire bénigne sans attendre de voir si les troubles persistent.
Cette opération complémentaire, ou palliative si le diverticule n’a pas été trouvé, sera une duodéno-jéjunostomie ou une gastro-entérostomie qui peuvent suffire d’ailleurs à faire disparaître tous les troubles même s'ils étaient très intenses (Obs. VI).
Une autre technique a été décrite par HANKE : il