‹ De Quelques Considérations à Propos de Plusieurs Cas de Diverticules du DuodénumChapitre 15 sur 27 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

OBSERVATION N° I (Inédite.)

M. B..., cultivateur, est âgé de 53 ans. Il s’est toujours plaint de l’estomac depuis sa plus tendre jeunesse,

Dans ses antécédents, on ne note aucune maladie, aucune malformation congénitale, non plus dans sa famille.

Vers l’âge de 10 ans, dit-il, il avait une sensation de ballonnement après le repas, avec légère sensibilité épigastrique à la pression ; ballonnement commençant aussitôt après le repas et allant en diminuant jusqu’au repas suivant. Cependant, même le matin, il n’avait jamais, d’après ses dires, éprouvé une sensation de bien-être complet.

Cette sensibilité épigastrique alla en augmentant jusqu’à devenir une véritable douleur avec maximum deux heures ou trois heures après le repas, assez forte pour qu’il se décide à consulter, en 1910 environ. Il ne fut amélioré ni par un régime ni par le port d’une ceinture ; seul le décubitus, soit ventral, soit dorsal, calmait un peu ses douleurs, maïs il ne se couchait jamais sur le flan droit, car il avait, dit-il, une « sensation de ballottement ».

Ces troubles furent suffisamment importants pour qu’en 1913 on pensât à une appendicite chronique ; une appendicectomie non seulement ne l’améliora

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