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Hongrie. . .
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Belgique.. . .
Bulgarie ....
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Espagne. . . .
France
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Grèce
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Pays-Bas . . .
Portugal ....
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Russie
Suisse
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Serbie
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D'uae façon générale les dépenses militaires totales de )tre Continent ont augmenté en 27 années de 8 treizièmes. Iles ont été respectivement de 4 milliards de francs en ^80, i milliards 775 millions en 1890, 5 milliards 435 illions en 1900 et 6.7o8 millions en 1907. A cette époque les formaient le quart des dépenses publiques européenîs (27 milliards). Actuellement elles doivent dépasser 7 illiards.
Mais chaque nation n'a pas seulement accru ses propres oyens de défense. Celles qui possèdent des colonies leur it demandé de coopérer à leur protection. La Grande-
168 LES RELATIONS INTEREUROPÉENNES.
Bretagne vient à deux reprises de réunir dans une conférence à Londres les premiers ministres de ses dominions et d'arrêter, de concert avec eux, les principes communs destinés à faire des forces militaires de l'immense empire britannique un tout un et homogène. Certaines personnalités ont suggéré au Gouvernement français d'utiliser les aptitudes guerrières de ses sujets d'Algérie ou de l'Afrique occidentale.
En Europe même plusieurs puissances ont conclu des alliances. L'on a célébré au mois d'octobre 1909 le trentenaire de la Triplice et l'on pourra bientôt sans doute commémorer le vingtième anniversaire de la Duplice(*). Des ententes rapprochent l'Angleterre de la France et de la Russie. L'approbation que donnerait, dit-on, la Grande-Bretagne à l'abrogation des clauses qui interdisent aux vaisseaux de guerre le passage des Dardanelles aurait pour effet de constituer dansles eaux méridionales de l'Europe une puissante force anglo-franco-russe qui tiendrait en échec les escadres adverses (2). Chaque année des conférences réunissent les chefs d'état-major des puissances alliées et des dispositions communes sont arrêtées. Théoriquement les alliances auraient pu servir à diminuer les effectifs ou à spécialiser les efforts militaires, l'un des contractants aurait entretenu la marine, lautre l'armée de terre. Aucun traité n'étant perpétuel et d'une exécution absolument certaine il n'en a rien été et toutes les nations, malgré leurs alliances ententes ou amitiés, ont développé le plus possible leur capacité de résistance. Actuellement les efïets d'une déclaration d(
(1) Le traité d'alliance n'ayant pas été publié Ton ne connaît pas It date exacte de la convention militaire qui unit la France et la Russie L'entente franco-russe, préconisée par l'opinion publique des deux payi en 1887 irritée contre l'Allemagne, s'affirma à Cronstadt en 1891 parli visite d'une escadre française, par l'émission d'un emprunt russe ei France, par la venue à Toulon d'une force navale russe en 1893, le; échanges de visites entre les deux chefs d'Etat.
(2) L'on prétend que c'est sur les suggestions de l'Allemagne quel'Au triche-Hongrie a décidé la construction de plusieurs dreadnought.
uerre pourraient s'étendre non seulement à toutes les alonies que possèdent certaines nations européennes mais plusieurs systèmes politiques et la grosse majorité des orps d'armée et des flottes de notre continent se heurteaient en de gigantesques batailles. Le grand état-major ilemand qui connaît la destination précise des 53 corps 'armée (avec 4.800.000 hommes) et des 51 vaisseaux de igné de la Triplice se trouverait appelé à diriger un forlidable rassemblement d'unités de combat.
De pareils armements exigent des sommes très élevées t chaque peuple européen fait un effort considérable pour >s porter, relativement à sa population, à Tétendue de on territoire et au montant de ses ressources annuelles, u plus haut degré de puissance {Voir tablemi page 170).
En 1907 c'est en Grande-Bretagne, en France et en dlemagne où par 10.000 habitants les dépenses miliîires ont été les plus notables, en Serbie, en Roumanie, n Bulgarie et en Belgique où elles l'ont été le moins; en Irande- Bretagne, en Hollande, en Allemagne et en France ù par 100 kilomètres carrés elles ont atteint les chiffres 3s plus élevés, en Serbie, en Espagne, en Grèce, en Suède t en Norvège les chiffres les plus bas. Enfin ce sont les ludgets de l'Allemagne, de la Grande-Bretagne, de la >uisse et de la France qui ont dû faire à ces dépenses spéiales la part la plus large, ceux de l'Italie, de la Norvège X de la Belgique la part la moins importante. D'une façon rès générale en 1907 en Europe, les sommes consacrées LUX armements représentaient 193.951 francs par 10.000 labitants, 67.580 francs par 100 kilomètres carrés et le [uart environ des charges budgétaires totales. Trois pays, a Grande-Bretagne, l'Allemagne et la France s'imposent les sacrifices sensiblement supérieurs.
A ces dépenses improductives il faut joindre la gène [u'occasionne aux citoyens le passage à la caserne pendant leux années consécutives, puis durant trois ou quatre semaines quand ils sont convoqués pour des périodes
LES RELATIONS INTEREUROPEENNES.
d'instruction. Les nécessités de la défense font peser en outre sur les peuples européens un certain nombre de servitudes. Ce sont les autorités militaires qui se sont opposées jusqu'ici au creusement d'un tunnel sous la Manche, aux raccords à travers les Vosges ou les Alpes des réseaux ferrés de nationalités différentes.
L'entretien de ces forces considérables constitue pour la paix européenne un véritable danger. Elles exaltent ce
Dépenses ynilitaires européennes en 1907.
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