‹ De quelques considérations sur la "Res publica" européenneChapitre 57 sur 74 · ÉLÉMENTS NATIONAUX · texte numérisé non relu

ÉLÉMENTS NATIONAUX

Leur fonctionnement est aussi au premier chef une quesm nationale.

Le monopole de fait dont jouissent les collectivités juriques qui les exploitent ne saurait avoir pour effet de isser monter les tarifs jusqu'au point limite ou le trafic Tait diminué. L'intérêt général au contraire exige qu'ils dent aussi réduits que le comportent les dépenses d'une ploitation rationnelle et la rémunération équitable des tpitaux engagés. Pour les voyageurs des abonnements, îs permis de circulation, des billets collectifs, des billets aller, avec une durée plus ou moins longue pour efïectuer retour, des prix particuliers à côté du tarif général pondent aux besoins diftérents de toutes les catégories ciales. Pour les marchandises les transports à longue stance sont calculés sur une base décroissante, ceux par agons complets bénéficient d'une réduction; des tarifs léciaux ont été établis d'après la nature des produits pédiés, le degré de célérité demandé par l'expéditeur, 3 modalités de l'expédition, en vrac ou avec emballages. 3S tarifs dits d'exportation sont combinés avec les frets 5S compagnies maritimes et l'Allemagne par ce moyen notablement augmenté son commerce avec le Levant. 3S tarifs de pénétration attirent dans un pays les marlandises qui restent sur les lignes étrangères, mais ils vorisent des régions concurrentes et contrarient les effets îs droits protecteurs perçus à la frontière. Cette pratique t en voie de disparition. Enfin les tarifs de détournement tirent sur un réseau les produits qui normalement ivraient en emprunter un autre.

Des tarifs judicieusement compris peuvent donc, en stiulant la production et le commerce, déterminer un suraficqui, si le matériel roulant et le personnel existant sont iffîsants pour l'assurer, augmentera d'autant le produit ït réalisé. Mais il arrive que certains pays abaissent vontairement le total des recettes brutes de leurs voies fores afin de favoriser, au détriment des industries étran-

208 'chemins de fer européens.

gères concurrentes, certaines de leurs propres industries et leur procurer au dehors de nombreux et nouveaux clients. Dans chaque Etat la fixation des tarifs doit être assez souple pour satisfaire autant que possible les intérêts divers et complexes de tous les éléments de la population, se modifier selon les circonstances et les régions, faire rendre aux voies ferrées leur maximum d'utilité nationale.

Les gouvernements ont pour devoir de suivre de très près leur fonctionnement journalier. 11 leur appartient de veiller à ce que les exploitants prennent toutes les mesures nécessaires pour éviter les accidents, procurer aux voyageurs le plus de confort possible, assurer la garde, la bonne conservation et le rapide acheminement des marchandises et ne pas compromettre, par une gestion maladroite ou un entretien défectueux^ le gage des actionnaires et des obligataires, l'outil puissant de la force politique et économique du pays tout entier. La solution des conflits qui peuvent surgir entre ces patrons particuliers et leur personnel, le bien-être et la sécurité de celui-ci, ses salaires et ses retraites intéressent l'État. Il est enfin fondé à exiger que dans la limite des possibilités locales, l'argent indispensable aux exploitants (obligations), les rails, ponts et charpentes de fer, les locomotives et les wagons, le combustible soient demandés à la nation elle-même.

La construction des lignes ferrées qui desservent le^^ diverses parties d'un territoire, la fixation de leurs tarifs, le contrôle de leur fonctionnement sont des problèmes d'ordre essentiellement national.

Mais à côté de ces diverses questions fondamentales i en existe d'autres connexes qui elles n'ont aucun caractèn national. j

Le fait matériel du transport n'a rien de particulier î tel ou à tel peuple. La puissance des locomotives et leu consommation de combustible, leur allure prudente dan les endroits difficiles et leur entretien constant en bo

Page 1