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jours semblé allongé, à grand axe vertical du côté droit.
Ganglions du ligament triangulaire. — Au cours de nos dissections, nous avons été très frappé de trouver fréquemment des ganglions lymphatiques dans le ligament triangulaire. ï
Ces glandes sont en général petites, du volume d’un grain de chenevis ou d’un petit pois. On les trouve souvent disposés en pléiade dans un des ligaments du poumon. Le plus constant et l’un des plus gros semble être placé à gauche près de la partie inférieure et externe du ligament triangulaire, tout près du diaphragme.
Ganglions œsophago-aortiques. — Nous avons plusieurs fois,du côté gauche rencontré quelques petits ganglions anthracosiques placés sur le bord gauche de l'œsophage dans le sinus de l'angle que fait celui-ci avec l'aorte. Dans deux cas (Voir PL VIIL, PL IX, PL X et PK XT), il nous a été possible de mettre en évidence des vaisseaux lymphatiques unissant ces glanglions à d’autres groupes ganglionnaires d'origine pulmonaire incontestable.
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GANGLIONS INTERBRONCHIQUES.
Jusqu'à leurs divisions de quatrième ordre,les bronches sont accompagnées de ganglions lymphatiques qu'au point de vue de leur importance topographique nous pouvons diviser en
glanglions bronchiques et ganglions hilaires.
Ganglions bronchiques. — Ils reçoivent les troncs collecteurs des lymphatiques broncho-pulmonaires et la majeure partie des vaisseaux des réseaux sous-pleuraux. Ils sont irrégulièrement répartis tout le long de la paroi bronchique, mais ces ganglions occupent particulièrement les angles de bifurcation des conduits aériens.
Chez tous les sujets affectés de tuberculose pulmonaire, ces glandes adhèrent aux parois bronchiques, aplatissant plus ou moins ces Canaux et, comme l'avait déjà vu Cruveilhier, cette lésion peut produire des accès de suffocation plus ou moins
intenses.
Gauglions hilaires.— Ces gros ganglions, ainsi dénommés par Schwartz, sont situés au niveau des premières divisions bronchiques. Ils occupent les angles que forment les premières collatérales avec la bronche souche et avec les premières divisions vasculaires, principalement celles de l'artère pulmonaire. En servant en quelque sorte d'organes de remplissage entre les différents conduits de la zone de dispersion du pédicule auxquels ils adhèrent plus ou moins, les ganglions lymphatiques donnent à la région hilaire son aspect spécial.
A l'examen de la surface médiastinale d'un poumon séparé
de ses connexions, le hile se présente à première vue comme
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une région légèrement mammelonnée, à bords irréguliers, où pénètrent : les bronches en arrière et en haut, plus en avant les divisions de l'artère pulmonaire, et enfin en avant et en bas les veines pulmonaires.
Une dissection plus attentive du hile pulmonaire, en énucléant pour ainsi dire les ganglions lymphatiques, montrent la région comme formant une sorte d’excavation, de véritable cratère où pénètrent et se divisent les bronches et les rameaux vasculaires pour se grouper en pédicules des différents lobes. Ces divisions bronchiques et vasculaires forment, vers la partie centrale du poumon, une véritable zone d'intrication de gros canaux aériens et sanguins.
En dehors, cette zone hilaire s'étend d'une part, au niveau de la scissure interlobaire, jusqu'à la plèvre interlobaire qui est en cet endroit la véritable limite externe du hile pulmonaire ; d'autre part, au niveau des lobes pulmonaires proprement dits, elle refoule à 4 ou 5 centimètres au moins le tissu propre du poumon quine commence qu à ce niveau.En avant et en arrière, la zone hilaire est séparée du parenchyme pulmonaire par une lame de tissu cellulaire condensé, émana-
tion de la gaine fibreuse des gros vaisseaux (1).
Nous avons jusqu'ici considéré les différents groupes Iymphatiques isolément. Si nous les envisageons dans leur ensemble, nous voyons que les pédicules lymphatiques sont calqués sur la disposition des pédicules veineux. C’est d’ailleurs là une loi d'anatomie générale aussi bien au poumon qu’à l’aisselle, à l’aine ou au cou.
(1) Schwartz la considère comme une dépendance de la plèvre.
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Les lymphatiques du pédicule pulmonaire semblent les uns accompagner les veines fonctionnelles (ganglions intertrachéobronchiques et sous-pulmonaires) (1),les autres sont placés au voisinage des veines du pédicule nourricier. Les groupes du ligament triangulaire et œsophago-aortique sont satellites des veines bronchiques accessoires du ligament du poumon, et des veines œæsophagiennes : les groupes prétrachéobronchiques et sus-bronchiques accompagnent les veines bronchiques et nous avons signalé le ganglion à peu près constant placé au voisinage de la crosse de l'azygos. Restent les ganglions latéro-trachéaux. A droite ils sont manifestement satellites de la veine cave supérieure ; à gauche ils correspondent à la par-
tie supérieure atrophiée de la cave supérieure gauche.
Les différents groupes des ganglions lymphatiques ne sont du reste pas en réalité aussi séparés que nous avons semblé l'indiquer dans notre description.
Ils communiquent entre eux par des vaisseaux Iymphatiques, et nous trouvons des ganglions à cheval sur des groupes différents.
Les ganglions interbronchiques, hilaires, sus-bronchiques, prétrachéobronchiques, latéro-trachéaux ne sont que des étapes différentes d'une même chaîne ganglionnaire.
Les ganglions sous-pulmonaires, triangulaires, ne sont que des ganglions sous-bronchiques aberrants et communiquent d’ailleurs avec eux par l'intermédiaire des œsophago-aortiques. hs
(1) Ce n'est qu'une apparence,et en réalité tous les vaisseaux lympha-
tiques accompagnent les vaisseaux nourriciers (V. bronchiques principales et accessoires).
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Les glandes intertrachéobronchiques s'unissent aux ganglions plus haut situés en arrière : soit par des glandules susbronchiques anormalement placées, soit par l'intermédiaire des ganglions æsophago-aortiques qui vont se verser dans la chaîne récurrentielle. Zn avant le groupe situé au niveau de la bifurcation de l'artère pulmonaire se relie aux ganglions prétrachéobronchiques.
Notons également la continuation directe de ce groupe avec les ganglions placés le long de la trachée et les anastomoses de ces derniers avec les chaînes mammaires internes et sousclavières.
C'est par l'intermédiaire de cette dernière que les lymphatiques du pédicule pulmonaire aboutissent surtout au canal thoracique. Nous avons vainement cherché les communications directes décrites comme unissant celui-ci aux lymphatiques du pédicule du poumon.
La circulation lymphatique du poumon droit communique largement sur la ligne médiane avec celle du poumon gauche ; mais lorsque l’un des poumons est seul atteint de lésions inflammatoires appréciables, ce sont toujours les ganglions du même côté qui sont engorgés.
Il nous a été impossible de pouvoir systématiser tel ou tel groupe ganglionnaire comme recevant plutôt les Iymphatiques de telle ou telle partie du poumon. Nous nous bornous à donner au chapitre suivant quelques indications anatomo-pathologiques sur les altérations ganglionnaires accompagnant des lésions du poumon que nous avons pu constater au cours de
nos dissections.