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tinguent pas du type normal bonae; les formes duôbus et duàbus, ambôbas et ambâbus sont aussi à part; duo répond sans doute à gr. Sjs et n'entre par suite dans aucun type de duel connu ; les autres formes n'ont rien non plus de spécialement duel ; et, même si ces formes étaient vraiment d'anciennes flexions de duel, ce ne seraient encore, au point de vue latin, que des particularités spéciales à des formes de nom de nombre, et la catégorie du duel n'existerait à aucun degré en latin pour cela. Elle n'existe pas davantage en ombrien, et même la confusion y est plus avancée ; car, non seulement les substantifs n'y ont pas de forme propre de duel, mais le nom de nombre « deux » lui-même a reçu entièrement la flexion du pluriel: nom. dur, ace. tuf, -duf, nom. ace. n. tuva, etc. ; on lit par exemple prinuatur dur « legati duo » VII a 46. Sur l'osque on n'est pas renseigné. Le passage de la flexion du nom de nombre « deux » à la flexion plurielle, -telle qu'on l'observe partiellement en latin et entièrement en ombrien, est la marque la plus certaine de la disparition totale du duel dans la déclinaison : c'est ce que montre le grec, où la flexion Bjc, £jsïvne s'est maintenue qu'autant que le duel subsistait ; les dialectes présentent des formes de pluriel dès qu'ils ont perdu le duel : S-joTsi chez Hérodote, Sjcî; chez Archimède et à Gortyne, o-jii en attique récent, cjwv chez Hérodote, à Gortyne, h Héraclée, etc. ; de même en gotique, twai, twans, twaddje, iwaim, twos sont des formes de pluriel, puisque la déclinaison gotique n'a plus de duel ; hua fusundja « deux mille » où M. Streitberg (Got. elementarbucW ', § iq4, p. 125) reconnaît un duel est une survivance isolée, propre à ce juxtaposé, et ne prouve pas que « deux » ait encore en gotique un reste de flexion duelle. Or, on ne connaît pas d'autre génitif latin de duo que duom et duôrutn. Il est donc possible que la disparition définitive du duel soit italique commune ; mais rien n'empêche non plus d'admettre qu'elle ait eu lieu séparément en latin et en ombrien, de même qu'elle s'est produite d'une manière indépendante dans chacun des papiers grecs, celtiques et germaniques.