‹ De quelques maladies de la hanche: consécutives à la réduction non sanglante de la luxation congénitale et notamment de la coxa varaChapitre 13 sur 34 · LÀ · texte numérisé non relu

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du côté opéré, de nombreuses années après la réduction. Cette boilerie resle légère, mais paraît définitive.

La cause de ces accidents paraît bien devoir être cherchée dans l'organisation imparfaite de la cavité. On peut se figurer que les choses se sont passées de Ja facon suivante : pendant les années qui ont suivi Ja réduction, la Lôle a été maintenue en place par la rétrachion de la capsule et du fibro-cartilage. Mais, avec le temps, le corps devenant plus lourd, et la tête fémorale plus volumimeuse, l'appui de la tête contre le toit insuffisamment développé est devenu trop imparfait, d'où le défaut relatif de sohdité de Ja hanche et la claudication.

Ce qui confirme encore cette manière de voir, c'est l'absence, constatée par la radiographie, de toute autre lésion osseuse, telle que la coxa vara, capable d'occasionner de la boiterie.

Weber a vu que la reluxaltion était la règle sur les hanches où ne se forme pas un bon toit osseux. Il v a donc heu, quad on voit de pareilles radiographies, de porter un pronostic réservé et de conseiller un ménagement tout spécial aux enfants intéressés.

La douleur, qui s'est produite dars l'observation VI el celle que nous signalerons plus loin dans les observahions VIT et VIT relève aussi, sans aucun doute, de la même pathogénie.

Elle est en effet très analogue à celle que lon observe dans les luxations non réduites.

MM. Nové-Josserand et Rendu, étudiant, dans le Lyon chirurgical (1909, €. I). les luxations congénitales douloureuses, en décrivent deux formes bien distinctes « Fantôt la douleur est provoquée surtout par le mouve-

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ment de la Jointure malade se produisant à l'occasion de la marche et disparaissant ou s’atténuant par le repos. Tantôt, au contraire, 11 S'agit de crises douloureuses qui surviennent sans causes bien précises el disparaissent au bout d'un temps plus où moins long. » Dans le premier cas, 1l s’agit d'un endolorissement de la hanche, accompagné de boilerie, qui ne survient que lorsque le malade a dépasse sa limite physiologique de fatigue. Dans le deuxième cas, au contraire, les crises douloureuses sont parlois provoquées par certains mouvements ou cerlaines allitudes des malades. Mais c'est exceplionnel, elles apparaissent généralement avec une acuité variable, sous l'influence d’une cause banale, croissance ou changement de température, et souvent assez fortes pour obliger le malade à garder le lit: Ces douleurs cèdent généralement par le repos el peuvent se reproduire à des intervalles qui varient depuis deux ou trois fois par an jusqu'à deux fois par mois.

On peut rapprocher des crises de la première forme, celles de Fobservalion VE. [existe de même une analogie frappante entre les douleurs du deuxiéme type et celles que nous retrouvons dans les observations IV et VILet VIII du chapitre suivant. Elles reviennent à intervalle régulier, sont imfluencées par les changements de temps et cèdent rapidement par le repos.

MM. Nové-Josserand el Rendu en ont cherché la pathogénie. Après avoir éliminé les lésions mflammatoires, et notamment la tuberculose, à cause de l'évolution de leurs malades et de Ja rareté de telles lésions, ils pensent que dans le cas où la crise apparaît à l’occasion d’un mouvement toujours le même, 1l faut incriminer un dé-

0e placement de la tête fémorale dans une néarthrose trop lâche ou.un pincement de la synoviale entre les surfaces articulaires. Les crises douloureuses passagères peuvent avoir la même origine, en admettant que le mouvement provocateur n'est pas loujours perçu et que la synoviale peut être rendue plus irritable par un état rhumatoïde ou par le froid. Pour les douleurs persistantes, 1l faut faire intervenir le tiraillement hgamentaire, qui crée une entorse chronique, avec état douloureux permazent.

Toutes ces causes peuvent agir de même après la réduction, car une statique défectueuse de l'articulation, comme cela résulle d'un défaut de développement du cotyle ou d’une inflexion du col en coxa vara (obs. VII et VIII) peut provoquer, soit un pincement de la synoviale, soit un üiraillement hgamentaire.

Le diagnostic de ces complications devra se faire, au pomt de vue clinique, avec : 1° l’arthrite tuberculeuse. On l'en distinguera à cause de la hberté des mouvements, de la cessation des phénomènes irrilatis par le repos, et de l'évolution bénigne; 2° la coxa vara compliquant tardivement la luxation, qu'on éliminera par l'altitude normale du membre et l'absence de raccoureissement.

La radiographie, enfin, montrera un col normal et un cotyle trop peu profond, ce qui explhiquera les symptômes relevés.

Le traitement sera d’abord prophylactique. Il faudra se rappeler que ces malades sont prédisposés à la reluxalion et les ménager.

Le plus souvent le repos, l'extension continue, ou méme un bandage plâtré suffiront, dans la plupart des cas,

à faire cesser les accidents.

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