‹ De quelques maladies de la hanche: consécutives à la réduction non sanglante de la luxation congénitale et notamment de la coxa varaChapitre 26 sur 34 · ÉTUDE DES OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

ÉTUDE DES OBSERVATIONS

Avant d'envisager la palhogénie de ces troubles, 1l nous faut rechercher si quelque enseignement se dégage des faits tels qu'ils sont rapportés par les auteurs :

Sur les 57 observations, nous relevons 15 cas de Jluxa- Hon congénitale double, ce qui nous parait être une proportion normale. Plus intéressant est l’âge où a été effectuée la réduction, qui varie de 21 mois, dans un cas de Frœlich, à 17 ans dans une observation de Redard. La moyenne pour tous les cas observés est de 4 ans 5. Il ne faut donc pas exagérer le rôle de l’âge, que certains auteurs ont mis en avant pour expliquer celle coxa vara lardive. En effet, dans la Pratique des maladies des Enfants, M. Nové-Josserand dit qu'on obtient S0 p. 100 de réductions stables dans les luxalions umilatérales, avant l'âge de 5 ans, et que l'âge le plus favorable est de 2 à 3 ans. Or, nous trouvons 8 sujets, soit le cmquième de ceux dont nous possédons l'âge. qui ont été opérés avant 3 ans.

Si maintenant nous recherchons au boul de combien de lemps se sont révélés les accidents après la sortie du plâtre, nous trouvons la différence énorme de 1 mois à peine à 14 ans, el une moyenne d'environ 3 ans à.

En quoi consistent les lésions anatomiques de l'articulation ? Dans tous les cas, sauf 3, nous trouvons une

CT

er inflexion du col, en coxa vara, et dans plus de la moitié

“une atrophie notable de la tête.

1° Lésions de la lèle. — Pour Redard, la tête est atlente d'une ostéite destruclive, analogue à celle qu'on observe dans quelques formes de coxalgie. Preiser note la régression et la disparition des points d'ossification de l'épiphyse supérieure. Horväth et Purckhaüer constatent que la tête est atrophiée, qu'elle ne se voit plus à la radiographie que sous Ja forme d’un disque mince el que parfois elle disparait totalement. Preiser, au conlraire, constate les variétés les plus diverses, atrophie, effondrement complet de la tête ou formes hyperplastiques: dans un cas de luxation double, il constate d'un côté une usure presque complète de la tête, et, de l’autre, une hypertrophie en champignon.

De son côté, Bibergeil signale la Séparation du noyau

épiphysaire.

2° Lésions du col. — De même, les déformations du col ne sont pas toutes identiques. À quelques exceptions près, nous rencontrons d'une façon constante une flexion du col en coxa vara, mais qui ne revêt pas touours le même caractère,

Alors qu'il s'agit le plus généralement d'une coxa vara irochantérienne, certaines observations, cependant, relalent nettement une coxa vara de la tête (obs. I de Joachimsthal et VII et X de Purckhaüer). Il existe, enfin, fréquemment, une anteversion assez marquée qui ne permel pas toujours de mesurer exactement la longueur el l'angle du col. Pour Curtllet et Bullimger-Müller, et pour

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