OBSERVATION V
L.. (André), trente-cinq ans, cimentier, caporal au 166° d'infanterie.
Pas d'antécédents.
Histoire de la maladie. Le malade, qui avait déjà ressent auparavant des douleurs dans la jambe droite, les a vu s'aggraver, après un séjour au front de quatorze nos. |
Il souffre plus dans la position assise que dans la position couchée et debout.
Le malade présente de l’atrophie et de l'hypotonicité musculaire notable : de 4 centimètres.
Léger signe de Lasègue, pas de point de Valleix à l’heure actuelle. Pas de griffe, aueun trouble de la démarche.
L'électrodiagnostic ne révèle aucune modification des réactions électriques.
La sensibilité à la pince, à la piqûre est normale. On note, cependant, une légère hypoesthésie de la plante du pied droit.
Au point de vue de la réflectivité tendineuse, le réflexe patellaire est exagéré, l’achilléen supprimé.
On note le phénomène de la flexion du gros orteil et l'exagération de la réflectivité neuro-musculaire.
Le diagnostic posé est le suivant: sciatique droite par névrite en voie d'amélioration.
Le traitement institué comporte des bains de lumière
RARE et du massage et l’alitement. Sortie par guérison à peu près complète trois mois après.
Cette observation montre le part que l’on peut tirer de la présence du signe de la flexion du gros orteil Sans ce signe, en se basant sur l’atrophie et l’abolition du réflexe achilléen, on aurait porté le diagnostic de névrite grave. est vrai qu'il n’y a ici aucun trouble des réactions électriques, et, par conséquent, en dehors des causes d'erreur que la recherche de celles-ci comporte, il aurait été facile de pronostiquer l’amélioration, à brève échéance, de la scialique névrite dont était atteint le malade.