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un malade dont le rein le meilleur donnera pendant l'examen fonctionnel des deux heures du D' Albarran, une quantité d’urée éliminée inférieure à 0,7 centigrammes,. x
Enfin, on devra se {baser, pour établir d'une façon aussi rigoureuse que possible, le diagnostic de tuberculose rénale, non pas sur les résultats fournis par la division intravésicale des urines, résultals toujours incertains et quelquefois dangereux, mais sur les résultats fournis par le cathétérisme urétéral. :
Rappelons, à ce sujet, que le Dr Heitz-Boyer a publié dans la Presse Médicale du 25 juin 1910, l'observalion d’une malade néphrectomisée à l’hôpital Necker, par le Dr Marion, pour tuberculose-rénale. le 12 novembre 1909 (obs. n° 16), malade, dont la mort a été due aux résultats erronés, fournis par une division d’urines faite avec le diviseur de Luys.
Nous ne saurions mieux faire que de reproduire
ici les conclusions du Dr Heitz-Boyer : « La sépara- «tion des urines par les diviseurs intra-vésicaux . « expose à des ennuis qui échappent à notre con-.
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trôle, et il est hasardeux de baser sur cette mé-
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«intervention.
« On a reproché au cathétérisme sa difficulté et.
les dangers que sa manœuvre exploratrice peut « présenter.
« En ce qui regarde la difficulté du cathétérisme
thode un diagnostic, et à plus forte raison, une
« urétéral, nous pouvons assurer, par notre expé-
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rience journalière, que les élèves de Necker qui
ont voulu s’en donner la peine, ont tous appris et apprennent en deux ou trois semaines à se servir de l'onglet d'Albarran. Pour un chirurgien habituëé aux pratiques opératoires, ce délai se trouve mème encore réduit. En réalité, ce. qui nécessite un certain apprentissage pour l'exécution du cathétérisme uréléral, c’est la cystoscopie ; nous voulons dire par là que la difficulté avec laquelle on peut être aux prises, est la découverte des ori-
fices urétéraux. Or, précisément, cette éducation
cystoscopique se trouve être indispensable 4 ceux qui veulent manier avec sécurité les diviseurs:
on est d'accord pour préconiser comme corollaire
obligé d’une bonne séparation, l'exécution d'un examen endoscopique vésical.
« En ce ce qui regarde le d'inger du cathétérisme sans faire état ici des milliers d'observations de iotre maitre, M. Albarran, et de l'immense majorité des spécialistes étrangers qui l’emploient d'une manière courante, nous dirons que depuis que nous avons ‘l'honneur d’être chef de clinique dans le service de M. Albarran, nous avons pra= tiqué chaque jour ou va pratiquer plusieurs cathé= térismes sans qu'il nous aitété donné d'observer d'accidents imputables à Ja méthode.
« Gertes, nous n’irons pas affirmer que jamais un cathélérisme urétéral n'infectera ou n’a infecté un
(bassinet, cela reviendrait à soutenir que jamais un
« cathétérisme uréthral n’a contaminé une vessie, « Aucune méthode ne peut être rendue responsable « des fautes de celui qui l’emploie. »
Le Dr Marion, dans la Presse médicale du 24 août 4910, après discussion de lobservation citée plus haut, conclut dans le même sens :
« Du moment, dit-il, qu'il n'existe pas de moyen « de reconnaitre qu’une division intravésicale a élé « effective, puisque même lorsque l'urine obtenue
« est différente des deux côtés, il peut y avoir er-
« reur, je considère le diviseur comme un instru-
« ment incertain, puisque il y a toujours place
« pour le doute et par conséquent dingereux parce « qu'il donne une fausse sécurité.
« Aussi, après avoir élé partisan de cet instru- « ment, je lai complétement et définitivement aban- « donné, et lorsque le cathétérisme urétéral est «impossible, plutôt que d'établir la légitimité d’u- « ne intervention, sur les résultats toujours incer- « tains fournis par le diviseur, je préférerais m'en « rapporter à une opération exploratrice., »
Enfin, le 9 novembre 1910, le D' Œuinard, dans une communication à la Société de Chirurgie, condamna, lui aussi, le diviseur auquel il devait la mort d'une malade néphrectomisée pour pyonéphrose calculeuse droite (diagnostic basé sur les résultats d’une division intravésicale) et qui présentait à l’autopsie une absence congétinale de l’autre rein et des organes génitaux internes COrrespondants,
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Résultats Immédiats
Soixante néphrectomies pour tuberculose du rein ont été pratiquées dans le service du Professeur Albarran du 4er novembre 1908 au 1er octobre 1910.
Ces néphrectomies se répartissent ainsi :
1o Sexe. — Hommes : 56.
— Femmes no
J-C0té, — Droit::31:
PRES Gauche : 29,
30 Age. — Malades âgés de moins de 20 ans. 3 — — —. de 20 à 24 ans...... 416
= aride 29; 0 20-ans. 107
— — de 30 à 34 ans...... 14 — — ' — ‘de 35 à 39 ans....., 9 — ‘0e 40 ans:ét plus... 8
Des indications précédentes, il résulte que la tuberculose rénale atteint plus souvent les hommes que les femmes, qu'elle a une prédilection plus marquée pour le côté droit et qu’elle est surtout fréquente de 20 à 35 ans et plus particulièrement de 20 à 24.
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Sur ces soixante néphrectomies, cinq décès survenus dans le cours du premier mois post-opératoire sont à enregistrer, Ce qui nous donne une mortalité opératoire immédiate de 8,3 pour cent.
Ce pourcentage pouvant paraitre un peu élevé à côté de celui fourni par le Professeur Albarran,il est bon de faire remarquer qu'il s’agit ici d’une statistique exclusivement hospitalière et de. plus hétéroclite, les néphrectomies citées s'échelonnant le long des deux premières années de clinicat du docteur Heitz-Boyer pendant lesquelles plusieurs chirurgiens furent appelés tour à tour à pratiquer les interventions.
Si nous divisons la statistique globale en autant de statistiques particulières qu’il y eùt de chirurgiens opérateurs. nous voyons que :
le Professeur Albarran a pratiqué 8néphrectomies * avec Ô décès opératoire, soit 0 o/o dé mortalité ; Es
le Docteur Marion a ‘pratiqué 24 néphrectomies avec 3 décès opératoires (observ. 16-27-39), soit 12,5 de mortalité : :
le Docteur Lenormand a pratiqué 9 néphrecto= mies avec 0 décès opéraloire, soit Ô 0/0 de mortalité :
le Docteur Heitz-Boyer a pratiqué 15 néphrecto -
mies avec 0 décès opératoire, soit 0 o/o de mortalité ;
TS Te
et M. Doré a pratiqué 4 néphrectomies avec Ÿ décès, soit. 50 o/o de mortalité (observ2tions 29-40).
Il est intéressant de rappeler ici, les chiffres de mortalité opératoire publiés, depuis que les procédés modernes d'exploration rénale (cystoscopie, séparation endo-vésicale, cathétérisme des uretères) sont venus réduire dans des proportions considérables le nombre des décès. : (
Israël, en 1902, donne une mortalité de 40,7 0/0 ;
Garceau (1), en 1902, donne une mortalité de 17,4 0/0, sur 101 cas ;
Albarran, en 1903, donne une mortalité de 3,49 0/0;
Kronlein, en 1904, donne une mortalité de 5,8 0/0;
Rovsing, en 1905, donne une mortalité de 6,3 0/0, sur 47 Cas ;
Kelly, en 1905, donne une mortalité de 9 o/o SUT SE CAS;
Pousson, en 1905, donne une mortalité de 17 0/0 sur 23 Cas;
Kummel, en 1905, donne une mortalité de 12,3 510 sur 43 cas;
Rafin (2), en 1906, donne une mortalité de 12,5 0/0 sur 40 cas ;
Zackerland, en 1906, donne une mortalité de 12,9 0/0 sur 31 cas.
(1) Edg ggd Garceau. Annales of Surgery, octobre 1902, (2) Thèse de Reynaud,
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Israël, en 1907, donne une mortalité de 11,3 0/0 sur 97 Cas ;
Albarran, en 1908, donne une mortalité de 2,77 0/0 sur 108 cas ;
Kronlein, en 1908, donne une mortalité de 5,6
sur 71 cas;
Casper, en 1908, donne une mortalité de 4 0/0 sur 21 cas ; Herescu, en 1908, donne une mor talité . 12 0/0
sur 25 Cas;
Rafin (1), en 1909, donne une mortalité de 7,9 o/o sur 101 cas.
L'ordre numérique des 5 décès opératoire est le suivant : observ. : 16, 27, 99, 32, 40. Il est particulièrement intéressant de rechercher dans quelles conditions ils se sont produits! :
La première malade (obs.16) a été opérée sur les seuls résultats fournis par une division intravésicale des urines, faile sous chloroforme avec le diviseur de Luys, le cathétérisme urétéral tenté à plus sieurs reprises ayant échoué en raison des lésions extrêmement avancées de la vessie.
On avait : :
Du côté droit, 14 centimètres cubes d'utihe san: :
glante avec une concentration d’urée de 12 grammes par litre.
(1) Thèse de Pagès,