‹ De quelques sépultures d'anciens indigènes de l'Amérique découvertes à Montréal [microforme] (volume 2)Chapitre 2 sur 3 · Crâne d'un homme, âgé d’environ 50 ans. Le vertex dans · texte numérisé non relu

Crâne d'un homme, âgé d’environ 50 ans. Le vertex dans

(1) Très grand immédiatement au-dessus de la suture squammeuse.

ce crâne n’est pas pyramidal, mais arrondi; le front plein et les arcades sourcilières nullement proéminentes, l’occiput moins allongé que dans le No. 1. Les os de la face sont forts, le zygoma proéminent et le bas de la joue très massif. Les dimensions sont indiquées colonne No. 2.

Ce spécimen et le reste du squelette se trouvent aussi dans le musée de la Société d'Histoire Naturelle.

3. Crâne d’un homme âgé.—En général il ressemble au No. 2. Les dimensions sont indiquées au No. 3.

Le crâne est dans le musée du Collége McGill. 11 est représenté figures 1, 2, 3. (1)

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Fig. 3.

(1) Les ombres du front sont mal placées dans la figure 2.

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Tous ces crânes appartiennent à la forme dolichocéphalique, ou allongée, qui domine parmi les tribus huronnes, comme ie professeur Wilson l’a fait voir, et que Retzius (1) prétend être générale chez les Américains orientaux si on les distingue des Américains occidentaux.

Ils indiquent un développement notable du cerveau, surtout le crâne de l’homme, et il font voir la fausseté des conclusions acceptées prématurément par quelques ethnologistes sur la prétendue différence de forme entre le crâne des Américains et celui des habitants de l’ancien monde, et sur son type qu’ils supposaient être généralement brachycephalique.

Les faits qui seront établis plus loin montrent que ces crânes doivent avoir appartenu à un peuple américain ancien et encore sans mélange ; ils sont caractérisés d’une manière très marquée par le type américain de la face ; mais la forme et les dimensions de la boîte cranienne diffèrent peu des types qui dominent chez les races européennes.

4, Restes de nourriture.—Dans ces petits foyers ou fourneaux déjà décrits, et dans les environs, il y a beaucoup d’os d’animaux, quelques-uns dans un état de conservation assez parfaite pour permettre de les classer. Il y a des restes d’ours, de castors, d’orignal, de chien, de renard et de différents poissons, principalement de chat de mer, et d’éturgeon. Des coquilles de l’Unio-gibbosa, le moule d’eau douce le plus commun dans le St. Laurent auprès de Montréal, des grains de blé-d’Inde charbonnés, et des noyaux de cerises sauvages.

Fig. 4.

5. Vases de terre.—Iis paraissent avoir eu la forme que les sauvages donnaient ordinairement à leurs vases : dessous arrondi, côtés s’élevant avec grâce par une double courbe jusqu’à l’ouverture, qui est circulaire ou carrée, avec des angles proéminents ;

(1) Smithsonian Report, 1859,

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cette dernière forme leur donne un aspect très élégant. Pour leur forme générale je renvoie le lecteur à la figure et à la description d’un vase sauvage d’Ottawa, données dans ce journal, Voi. 4, p. 188. Les côtés et le fond de ces vases sont ordinairement unis, mais dans an Gu deux cas, ils sont couverts d’une espèce de dentelure carrée semblable à un dessein de réseaux, disposés avec variété, figures 4, de cercles imprimés dans l’argile et d’empreintes faites avec lPextrémité du doigt. L'ouverture et le col sont ornés de lignes et defigures en creux, les dessins sont variés et souvent pleins de goût ; quelques-uns sont représentés avec leurs dimensions réduites de moitié, figures 5 à 10. La matière employée est l’argile mêlée au sable, souvent bien polie et bien finie, mais sans aucun vernis. Quelques pièces sont bien cuites et ;1 plupart des morceaux sont

Fig. 5. Fig. 6.

noircis par un long usage, tandis que d’autres semblent entièrement neufs comme s’ils n’avaient point servi du moins aux usages de la cuisine.

Fig. 7. Fig. 8.

6, Pipes.—On en trouve beaucoup de morceaux ; elles sont toutes d’une argile bien cuite et souvent de belle qualité. Les

desseins sont variés et quelques-uns très élégants : un des plus beaux est représenté, fig. 11.

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ur leur 7. Autres objets de poterie. —Parmi ceux-ci il y a un plat d’argile ription cuite, orné d’un côté et peut-être employé pour quelque jeu, figure p. 188. 12 ; un autre fragment de poterie usé en disque servant probaais dans blement à un même usage ; un troisit 1e est une espèce de corps carrée conique, dont l’usage est inconnu. Un quurième parait avoir pures 4, servi de manche à un vase plat, figures 13. Ps avec

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Fig. 9. Fig. 10.

8. Objets en os.—Le plus intéressant de ces objets est un poinçon conique bien fait, dont la pointe la plus large, forme une estampe circulaire ; il servait évidemment à imprimer les ornements sur les poteries avec lesquelles il a été trouvé, car l’estampe s’adapte dans les cercles de quelques-uns de ces vases, et la pointe est bien

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