‹ De Sadowa à SedanChapitre 3 sur 16 · AV\NT-PROPOS III · texte numérisé non relu

AV\NT-PROPOS III

gatîves, avait la maio à tout et soignait lui-même sa publicité. Il dictait à son jeune secrétaire, comme Frédéric-Guillaume IV^ des arti^es qui se distin^ guaient par leur style à la fois enjoué et mystique.

On sait que le roi George était aveugle; mais ce qu'on ignore, c'est coqiment cette catastrophe se produisit.

Tout Qnbnt, il s'était crevé l'œil gauche en jouant. Quelques années plus tard, le célèbre oculiste Greefe crut devoir pratiquer une opération pour sauver l'autre œil. Par suite. d'un faux mouvement, il coupa le nerf optique. Le prince royal devint aveugle, et le médecin moiirut de chagrin.

Si l'accident avait eu lieu avant que l'éducation du prince fût achevée, il n*aurait jamais régné.

Une fois sur le trOne, le souverain aveugle prit à tâche de faire oublier son infirmité an exerçant direc-r tement le pouvoir dans tous ses détails. Du syisitèmo MAStitutioniiely il 9'en souciait comme un aigle .d'un roquet. Et eependapt I9 rqi George était loin d'ètri^ unaigU, comme on le verra en lisant ee Uvre, à^oU il sort comme Hn oison. Ses ministres étaieat 90^

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commis, poliment traités d'ailleurs. Il assistait en personne, solennel et grave comme un dieu, à toutes les séances du conseil, et pour ne pas avoir Tair de peser sur les délibérations, il avait recours au petit stratagème suivant : 11 chargeait M, Meding, qui avait voix consultative, d'émettre un avis ; la discussion s'engageait librement, ce qui n'aurait pas eu lieu si les ministres avaient su immédiatement que c'était l'opinion personnelle du roi. Alors celui-ci, en se ralliant à son propre projet, avait Tair d'adopter l'avis d'une partie du conseil, et le tour était joué.

A la cour de Hanovre, les questions d'étiquette étaient des questions d*État. Un ministre, M. Borries, qui ne s'était pas rendu assez vite dans un château, à une trentaine de lieues de la capitale, fut congédié immédiatement, malgré les nombreux services qu'il avait rendus au roi.

M. Meding était trop courtisan, il avait Téchine trop flexible et le pied trop léger pour s^exposer à de pareilles mésaventures. Aussi, n'eut-il qu'à se louer des procédés du souverain à son égard.

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Ayant appris que la belle-mère de M. Meding était aussi aveugle, ïe roi l'invita un jour à dîner et recommanda qu'on ne lui servît que des plats faciles à ma rger. Après fe repas, Sa Majesté donna le bras à la vieille dame, la conduisit dans son cabinet de travail, et lui offrit, ainsi qu'à M°* Meding, des bracelets qu'il sortit d'un tiroir de son secrétaire.

Le roi parlait souvent de son infirmité et affirmait que la vue était celui de tous les sens dont la priva-r tion était la plus facile à supporter. 11 le prouvait en montant chaque jour à cheval. L'aide de camp qui le suivait tenait en laisse la monture du roi ; mais souvent il avait de la peine à suivre Sa Majesté, qui aimait beaucoup à caracoler.

George V voyait avec ses mains : il reconnaissait au toucher tous les objets qu'on lui présentait.

Quand il parlait, il fixait son interlocuteur. Longtemps le bruit courut que son aveuglement était feint.

A l'époque où M. Meding entra au service du roi, les premières divergences venaient d'éclater entre la Prusse et le Hanovre. Le roi n'était pas, au fond, un ennemi de la Prusse; mais il remarquait avec inquié-

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tude que le ministère libéral de Berlin penchait du côté du Nationalvereiriy qui tendait à la destruction plus ou moins déguisée des petites souverainetés au profit de Tunité allemande.

Le comte Borries et le comte Plàten, Tun à l'intérieur et Tautre aux affaires étrangères, étaient les deux principaux ministres de George V. Ils s'entendaient comme chien et chat. Tous deux subventionnaient des journaux différents, dans lesquels ils pratiquaient à tour de bras Téreintement mutuel.

M. Borries, avec sa figure chafouine^ Ses petits yetix de chouette et son poil hérissé, était un original. Il affectait un grand laisser-aller dans sa mise, un mépris complet pour les embellissements de la mode. Toujours vêtu d'un vieux frac bleu à collet graisseux, il se montrait sordide au milieu d'une cour élégante et luxueuse. Quand on allait le voir, il n'y avait ni huissier ni domestique pour vous annoncer. On entendait derrière la porte une voix aigre qui vous priait d'attendre un instant. Puis le ministre se montrait, affublé de son fraô légendaire, avec des chaussons de lisière aux pieds. Si c'était le soir, il tenait un

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bougeoir d'étain dans lequel pleurait un bout de chandelle de suif.

Le comte Platen était tout l'opposé de. M. Borries : il avait les manières et la générosité d'un grand seigneur. Agé alors de quarante-six ans, il paraissait n'en avoir que trente-cinq. Ses traits étaient fins, il avait dans le visage et dans le geste une grâce infinie, il était gai, ouvert, charmant. Très rompu aux affaires diplomatiques, il avait rempli diverses missions à Vienne et à Paris. Depuis son séjour dans la capitale autrichienne, il se sentait attiré par d'irrésistibles sympathies vers la cour de Vienne. Il aurait volontiers fait du Hanovre une province vassale de l'Autriche, comme à l'époque où un souverain de la maison de Habsbourg conféra Télectorat à un duc de Hanovre, à la condition qu'il voterait toujours avec l'Autriche. En ce temps, les Platen-Hallermund étaient inscrits sur le livre d'or de la noblesse de l'Empire. Le ministre était très fier de cette origine de sa famille, bien qu'il ne fût pas un descendant direct des comtes d'Haïlermund.

Cet homme privilégié a été appelé à jouer un grand

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rôle dans Thistoire de la dynastie hanovrienne, et le lecteur lé retrouvera presque à chaque page de ce volume.

Les autres ministères étaient placés sous la direction du comte Killmannsaege, sourd à ne pas entendre un coup de canon, et de M. Bar, aussi distrait qaele bon roi Dagobert. Oh raconte qu'un jour de réception, il dit à un des invités : « Allons-nous-en, on s'ennuie trop ici, » — oubliant qu'il était chez lui !

Une des premières missions dont lut chargé M. Meding concerna la Gazette d'Augshourg (aujourd'hui à Munich). En 1860, ce journal avait une grande importance politique. Après avoir évité, pendant une année, de s'occuper des affaires du Hanovre, la Gazette avait tout à coup publié un grand article à sensation sur les intrigues des deux ministres, M. Borries et M. Platen.

Comme il s'agissait de choses presque secrètes, qu'un simple journaliste n'ayant pas accès à la cour aurait pu difficilement connaître, le roi George envoya M» Meding à Augsbourg pour tâcher de se rensei-

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gner auprès du rédacteur en chef sur la provenance de ces indiscrétions.

M. Meding se rendit d'abord à Munich, auprès de l'ambassadeur de Hanovre, le colonel Knesebeck, qui lui dit :

— Je vous engagea ne pas noettre les pieds dans le guêpier de la rédaction ; partez pour Stuttgard> allez trouver le baron Cotta, propriétaire du journal. C'est un original qui sera très flatté de recevoir un envoyé particulier du roi de Hanovre et de traiter de puièsance à puissance.

M. Meding suivit ce conseil. Le baron Cotta le reçut avec une gravité majestueuse, et lorsqu'il sut de quoi il s'agissait, il se mit fort en colère contre ses rédacteurs. Il traita Tun, M. Kolb, de « vieux cheval de cirque », et l'autre de « blanc-bec ». — « Je donnerai des ordres formels, ajouta-t-il, pour que désormais Sa Majesté le roi de Hanovre soit traité avec tout le respect qui lui est dû. »

Quant au nom de l'auteur de l'article, M. Cotta ne le désigna pas positivement, mais il le laissa deviner.

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Le succès de cette mission, ainsi que celoi de quelques autres du même genre, vakft à M«. Meding là confiance absolue du roi.

Dans le courant de 1 été 1860, l'empereur Napoléon manifesta le désir de se rencontrera Bade avec le prince régent de Prusse, — Teimpereur actuel. Dès que George Y eut vent dé ce projet, il ordonna à M. Me^ ding de tout préparer en secret pour un voyage à Berlin! Avant d'arriver dans la capitale de la ï^nisse^ le roi de Hanovre endossa l'uniforme de colonel d*an régiment de hussards prussiens. De la gare, il se tendit directement au palais du prince régenta Gelui-cî tomba des nues en voyant entrer le roi.

— Mais qu'est-ce qui vous amène ainsi, sire? tai demanda-t-il.

— Mon amour pour la patrie allemande... J'accours pour vous conjurer de ne pas aller à Bade, ou du moins de n'y aller qu'accompagné des principaux souverains allemands, pour bien montrer à Napoléon l'union de toutes les dynasties d'Allemagne.^^

Le prince régent se rendit aux raisons da roi

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George, et il partit poar Bade, non seulement avec celui-ci, mais avec les rois de Saxe^ de Wurtemberg et plusieurs autres souverains.

M. Heding fut du voyage.

De cette entrevue datèrent les relations personnelles { qui allèrent toujours se resserrant entre Napoléon III et le roi de Hanovre. La façon dont elles se nouèrent ( mérite d'êtipe racontéev

George Y détestait Napoléon. Il le regardait comme un tisurpateur. Cette haine venait de £aimille. La maison de Hanovre avait toujours combattu Napoléon V\ L'empereur connaissait ces sentiments, et il se mit en tôte de faire la conquête de son ennemi.

Le roi était descendu à Thôtel d'Angleterre.

Napoléon s'y rendit un matin, seul, à pied; il monta tout droit à l'appartement du roi, défendant qu'on l'annonçât.

George V était dans sa chambre à coucher, il achevait sa toilette.

L'empereur s'assit dans le salon attenant et attendit.

Au bout de quelques minutes, le roi parut, appuyé sur le bras de son vieux valet de chambre^ Gd<ii-ci,

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apercevant un étranger, interpella assez vivement rintruS, lui demandant s'il savah chei qui il se trouvait.

Alors Napoléon se leva, et s'adressant au roi, il lui dit qui il était.

George V congédia son valet de chambre, et dès que les deux souverains furent seuls, l'empereur tira de sa poche un étui avec le grand cordon de la Légion d'honneur, qu'il passa au cou du roi.

L'entretien dura fort longtemps. Le roi fut ravi de cette visite. Il télégraphia le soir même à Hanovre l'ordre d'expédier un courrier avec les insignes de l'ordre de Saint- Georges (1) pour « son ami Napoléon III ».

Quand la guerre de 1866 éclata, M. Meding avait le titre de conseiller de légation, et on le regardait comme la cheville ouvrière du ministère de l'intérieur.

Les fonds secrets qu'il avait à sa disposition rame-

(1) Réservé aux seules têies couronnées

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nërent un grand nombre de journaux allemands â la politique hanovrienne. M. Oscar Meding continuait à remplir fréquemment auprès du roi Toffice de secrétaire. G*était là une fonction intime et toute de confiance ; le roi aveugle devait s'en remettre forcément à la fidélité et à l'exactitude de son entourage.

Il n'est pas nécessaire de rappeler longuement ici par quel enchaînement fatal de circonstances le trône guelfe s'est écroulé.

Les eiïbrts subtils et réitérés de M. de Bismarck pour entrain.er la cour de Hanovre dans l'orbite de son alliance ; la ténacité du roi à repousser un pacte qui eût été pour lui une déclaration de vassalité ; l'entrée audacieuse des Prussiens dans le royaume, quelques heures après la remise d'un ultimatum, le 14 juin 1866; la bataille de Langensalza, gagnée par les Hanovriens, mais aboutissant à une capitulation, par suite d'une trahison; le départ du roi et de sa cour pour Vienne; — tout cela est suffisamment connu.

Après quelque hésitation, M. Meding se décida à suivre le roi dans son exil. Il faisait partie de cet étatmajor politique dont le chef était le comte Waten-

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Hallermund, ministre des affaires étrangères, qui devait manœuvrer en vue de reconquérir le trône perdu, sans trop regarder au choix des moyens.

Dans ce gouvernement in partibtis, M. Oscar Me- . ding remplit un rôle à la fois très important et très agréable.

Il fut chargé de se rendre à Paris, en qualité d'ambassadeur occulte, pour surveiller les intérêts de son roi auprès de la cour des Tuileries, et aussi pour créer dans la presse et dans l'opinion un courant favorable à la restauration de la dynastie guelfe.

Si M. Oscar Meding n'avait pas officiellement le f titre d'ambassadeur, s'il n'était pas admis de plain i pied dans le corps diplomatique, il n'en avait pas moins à sa disposition toutes les ressources d'un plénipotentiaire représentant un souverain opulent et généreux. D'autres portes s'ouvrirent, du reste, toutes grandes devant lui. Les salons aristocratiques du noble faubourg et certains cercles du high life accueillirent avec empressement le champion du roi légitime, l'adversaire de cette Prusse qui venait de battre en brèche le principe du droit divin en chassant du Irône

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des princes dont les titres étaient parfaitement établis«.

Jeune, élégant, bon sportsman, sachant causer avec esprit, Tambassadeur occulte du roi de Hanovre s'acclimata promptement sur les bords de la Seinô^ et pendant les quatre plus brillantes années de TEm*^ i pire, il fît partie de ce tout-Paris qu'on rencontre aux | premières, aux course», dans les fêtes du -grand monde et de l'autre. *

Cette double carrière de conspirateur et de vi^ \ veur fut subitement interrompue au commencement ] de 1870. ^

Tout à coup, sans qu'on se rende bien compte des^ motifs de cette disgrâce, M. Meding fut dépouillé de ses fonctions, privé de ses abondants revenus, et finalement il reçut Tordre du cabinet de Hietzing de se* rendre en exil, dans le canton de Berne, à Oberhofen« Plusieurs hauts fonctionnaires hanovriens, qui faisaient aussi à Paris de la diplomatie occulte^ furent également envoyés en exil à Namur.

Ces décrets de bannissement rendus par un roi sanscouronne et sans autorité effective étaient obéis à la lettre. Sans le moindre murmure, sans la plus légère

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objection, M. Oscar Meding quitta Paris et alla s'enterrer en plein hiver dans un village perdu des montagnes de roberland,

Ce fut là qu'il apprit un matin, en ouvrant son journal, que cette guerre à laquelle il avait si activement poussé en secret venait d'éclater. Et ce fut là aussi qu'il reçut un jour une visite bien inattendue.

M. le général de Rœder, ambassadeur de Prusse à Berne, vint trouver Texilé, doublement proscrit par la Prusse et par son propre roi, pour lui proposer le marché que M. de Bismarck ratifia dans une entrevue, la veille du départ du roi Guillaume et de sa suite pour la guerre.

Aux termes de ce traité, les Hanovriens s'engageaient, en échange d'une amnistie pleine et entière et de fortes pensions, à se tenir à l'écart pendant toute la durée du conflit franco-allemand.

M. Meding nous raconte lui-même qu'il eut pour sa part la pension de retraite que la loi hanovrienne accorde aux ambassadeurs en disponibilité, — environ dix mille francs par an.

Mais à ce revenu M. Oscar Meding a ajouté de-

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puis 1810 des ressources bien autrement abondantes. Renonçant à la politique active, il s'est métamorphosé en romancier, et il compte aujourd'hui parmi les écrivains allemands les plus féconds et les mieux rentes. Il a écrit une quarantaine de volumes qui ont pour sujet les événements qui se sont déroulés depuis 1866. La guerre de la Prusse contre l'Autriche, la campagne de France, les démêlés du gouvernement prussien avec le Vatican, la question sociale et les attentats, puis la guerre de Bulgarie, ont servi tour à tour de thèmes à ses variations.

Ses livres ont eu une vogue extraordinaire, bien que la critique dénie à M. Meding les qualités d'un véritable romancier. Mais qu'importe! Ce que le public demande à M. Mediog, ou plutôt à M. Samarow — { c'est le pseudonyme qu'il a pris pour signer ses ro- : mans — ce sont des souvenirs personnels, des por- < traits d'après nature; c'est de lui montrer en déshabillé l'empereur Guillaume, le tsar, François-Joseph, M. de Bismarck, le comte Andrassy et tant d'autres hauts personnages qu'il fait agir et parler dans ses ouvrages comme de simples mortels.

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Ce n'est qu'après avoir épuisé complètement les «ujets de romans empruntés aux faits contemporains que M. Samarow est redevenu M. Meding, et qu'il a écrit non sous une forme de récit de fantaisie, mais sous celle de mémoires, les souvenirs personnels qui lui sont restés de son passage aux affaires dans le Hanovre et de sa mission quasi-seerète à Paris (1).

Cette dernière partie seulement offre de l'intérêt pour le public français. Et cet intérêt — le lecteur ne tardera pas à s'en apercevoir — est très considérable et souvent captivant.

C'est une page d'histoire encore inconnue de la cour des Tuileries.

Tout en suivant pas à pas l'ambassadeur secret dans ses diverses tribulations, en pénétrant dans le dédale des intrigues qui s'enchevêtrent autour du roi exilé, on apprend à connaître les incertitudes» les hésitations de Napoléon JII et de ses ministres ; on assisse à ces

(1) L'œuvro de M. Meding compte déjà trois yplumes, formant 'chacun un ouvrage séparé.

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fausses et stupides manœuvres politiques qui furent en diplomatie ce que fut en stratégie la marche sur Sedan : Tacheminement certain, inévitable, vers la catastrophe fatale.

Victor Tissot.

DE

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