‹ De Scribe à Ibsen;Chapitre 20 sur 67 · A L ACADEMIE FRANÇAISE. — UN ECRIVAIN JUGE PAR UN POLITICIEN · texte numérisé non relu

A L ACADEMIE FRANÇAISE. — UN ECRIVAIN JUGE PAR UN POLITICIEN

Quand un homme politique est amené par les nécessités de la représentation officielle à prendre la parole dans une distribution de prix ou dans quelque autre solennité littéraire ou artistique, il s'adresse à un secrétaire qui lui aligne un certain nombre de phrases banales et correctes. Cet usage n'est pas encore admis chez les académiciens. Sous prétexte qu'on fait partie des quarante écrivains qui représentent la « litt« rature » de la France, on met une sorte de coquetterie à être l'auteur de son discours. Ce scrupule d'un amour-propre mal placé peut avoir de lâcheuses conséquences. L'aventure de M. de I reycinet en restera une preuve mémorable. Je ne dirai pas que son discours soit le morceau d'éloquence le plus saugrenu qui eût encore été débité sous la coupole : car ce sont matières où il faut se garder de rien affirmer : il se pourrait qu'il y eût des précédents.

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