PARENTS D
ee 2 en ren
comme si les naufrages se faisaient sur commande. On avait oublié que devant le bureau chargé d’approfondir cette importante question humanitaire, un deputé, M. Power, était venu déposer que lors de la fameuse tempête du rer août 1874, quarante goëlettes appartenant aux différentes provinces de la Puissance étaient venues s’échouer sur l’île Amherst, où elles restèrent pendant trois semaines sans pouvoir faire parvenir aux armateurs la moindre nouvelle de leur sort. On avait oublié surtout que le CAerokee s'était jeté, en 1875, sur une des îles de la Madelaine où il avait été six jours, avant que le gros temps vînt éparpiller à la mer une cargaison de $80,000, et que, si un télégraphe avait existé à cette époque, non-seulement ce navire était sauvé, mais l’/rene, le orge, le Rising Sun, le comte &'Elgin et le vapeur Delia pouvaient aussi se renflouer, et auraient rendu au centuple la piètre somme de $#150 à $#200,000 que la Puissance du Canada est appelée à débourser tôt ou tard pour un aussi noble but. Non; cela ne peut se passer ainsi, et l’esprit de routine ne saurait avoir aussi facilement raison de nos hommes d’état. Bientôt le Rocher-aux-Oiseaux qui, jusqu’à présent, n’a été qu’un objet de terreur pour les marins, perdra son antiqne réputation et accomplira lui aussi sa mission dans le rouage universel. Relié par un câble sous-marin au Cap-Breton, au groupe de la Madelaine, :u Nouveau- Brunswick, à l’île du Prince-Edouard, à la Gaspésie, à l’Anticosti,et plus tard à la côte nord et à Belle-Isle, il annoncera au monde le passage des navires, donnera les nouvelles qui serviront de bases à d'importantes
étud aux | du m l’end pêche
Il é de l’I aux-0 sous Î( nous d roche fantast pendai l’éloig ressem percé pieds, ] mesure pour af de ving ble con perdre «
Après avaient lendeme havre de Madelai léon 77] calme qu qu’insen
)rO-
un e la ttes nce elles faire leur était où il épar- Le, Si eulere, le
Della
titnrsimrsiretiihitirréiatanntetitianimeennttiatatéiasitisnisstinpin
DE TRIBORD A BABORD 181 études météorologiques, et indiquera aux pêcheurs et aux habitants de la côte les périgrinations du hareng, du maquereau, de la morue et du loup-marin, ainsi que l'endroit où il faudra se porter pour leur faire "ne pêche ou une chasse fructueuses.
Il était cinq heures du soir lorsque le premier tour de l’hélice nous arracha à la contemplation du Rocheraux-Oiseaux. Le soleil était chaud, la mer clapotait sous les lutineries d’une petite brise, et pendant que nous courions sur Brion pour y passer la nuit, lesecond rocher se montrait à nous sous les apparences les plus fantastiques. Il était à un demi-mille sous le vent, et pendant que celui que nous quittions prenait dans l'éloignement la forme d’une tour Martello, celui-ci ressemblait à un bastion, à travers lequel on aurait
percé une porte de guerre, arche profonde : : ente pieds, large de cinquante et haute de vingt. Puis, à mesure que le steamer avançait, il perdait cette forme pour affecter celle d’une pyramide n'ayant guère plus de vingt pieds de superficie, et qui, fière et inaccessible comme le bonnet phrygien de la liberté, allait se perdre dans les profondeurs du ciel bleu.
Après les rudes labeurs de la journée, nos hommes avaient mérités de prendre une nuit de repos, et le lendemain, quittant plus frais et plus dispos le petit havre de Brion, nous faisions route vers les îles de la Madelaine. Déjà, depuis assez longtemps le Vagoléon IIZ filait à toute vapeur sur le dos d’une mer calme qui l’entraînait dans ses vagues longues et pres-
qu’insensibles, lorsque tout-à-coup l’ordre fut donné
Z O = < æ) =) « > EE) is O « £