CR DDR 2 ARRETE SAR REED LS APR AT PSI
} popuporter ; rendre gues, et pts, CES
y, avait
C’est à l’Ile-des-Morts qu'un vent fatal les guide ! C'est à l’Ile-des-Morts que s’avance rapide
Cette ombre de vaisseau par des ombres conduit : Des squelettes sont là, déroulant à la brise
La sinistre voilure; une forme indécise
Debout veille à la poupe, et la barque obéit !
Fuis, Ô barque terrible! 6 barque de mystère ! Fuyez pendant que l’ombre enveloppe la terre. Fantômes de la nuit, rentrez vite au cercueil,
De peur qu’à votre aspect la jeune et tendre aurore Ne dépouille son front de l’éclat qui le dore,
Et se cache à jamais sous un voile de deuil.
Quels contrastes entre le ÆVapoléon ZII et ce vaisseau fantôme que venait de faire surgir, à la vue du Corps Mort, la puissante imagination du poëte. Son taille-mer fermement posé sur la vague, ses tuyaux, ses vergues et son pont tout inondés par les feux du soleil couchant, notre steamer venait de jeter en poupe l’île des Morts, et la proue tournée vers la Nouvelle-Ecosse, il =ourait rapide vers Pictou, où nous allions oublier pour quelques jours ces âcres parfums de la mer que nous venions de humer, les paysages et les bonnes gens que nous venions de voir, pour respirer la poussière des villes et goûter aux fades douceurs de la civilisation.
Paysages en route, — Pictou.— La loi du dimanche. — Une
et
du Vapoléon II], pendant que nous humions à pleins
cage de serins. — Notre ami le docteur. — Théorie conjugale non brévetée, — A l’enchère. — L’ennui naquit un jour. — Suilor's home. — Bataille entomologique. — En chemin de fer. — Où mène une limonade — À famous place for wives. — Halifax. — La citadelle. — Promenades en ville. — Le consul d’Espagne. — Ne pas se fier aux apparences. — La cathédrale et les hopitaux. — Le marché. — Les grelots de la folie. — Curieuse rencontre, — Excursion d’un officier français à Chezettcook. — Darthmou‘h. — L’éternité embrouillée., — En yacht à vapeur, — L’escadre du duc d’Anville, — Truro. — Les débuts d’une colonie. — Retour vers le moyen âge. — Tel père n’a plus tel fils, — Une trahison. — Noces et festins. — Sans merci ni trève. — Une bombe. Les jouissances du sol. —(Coup de foudre, — lispersion d’une race. — Le bien d’autrui tu ne prendras, — Un secret perdu. — De rivages en rivages. — Un corsaire, — Au fond des bois. — Enseignements de l’histoire. — À quoi peut servir une marine. — La part du larron. — A propos d’Zyangeline — Les marées de la Baie-de-Fundy.— Le capitaine Beresford.— La mine Albion. — Sous terre. — À propos de houille, — L'ile du Prince Edouard. — Son climat. — Chasse à l’houime. — La curée, — Plaie des baux à long termes, — Charlotte-town.—- A travers la ville. — Le parlement. — L’amiral Bayfield — En char-à banc. — Les Acadiens d'ici. — L.es huîtres de Summerside. — La Pointe de l'Ouest. — La baie Verte. — Une idée à reprendre. — Le cap Tourmentin. — Nouveau-Brunswick. — Le cap Cassie. — Réflexion. — Triste fin d’un gardien de phare, — Sur un radeau. — Shédiac, — Le Moniteur Acadien. — En pays de Cocagne. — Perdus au large. — Un fameux original. — Richibouctou.— Intérieur acadien. — L’agonie d’un homard. — À propos C’idiome.— Deux ans après. — À la cape. —
Escuminac. — Arrivée du hareng. — Combat à outrance. —
Notre fuite. — Le cw/ex. — De l'utilité du moustique. — Silentia lunae.
Toute la nuit nous filâmes poussés par un vent frais, |
l’aube surprit nos matelots procédant à la toilette
pot bri:
ent loir de Fro fran haut pâtu se dé neus.
Laur Se du M à bâb cinq ; nières cher « Pic la maj hasard tous 1 débard de me ront sa de la f sur uné Haime vations
(1) Aou Philip Gil
» — Une conjugale n jour. — hemin de for wives.
lle, — Le ces. — La grelots de in officier rnité emduc d’An- 2etour vers e trahison.
ne bombe.
Dispersion - Un secret — Au fond quoi peut ropos d'£- Le capiterre. — À hrd. ass Son ie des baux ville. — Le anc. — Les La Pointe ndre. — Le cap Cassie.
>, — Sur un En pays original. — ‘un homard.
la cape. — butrance. — oustique. —
la toilette s à pleins
vent frais,
DE TRIBORD A BABORD 217 poumons les effluves iodurées que nous apportait la brise du détroit de Northumberland. Par le hublot entr’ouvert de nos cabines, nous apercevions dans le lointain les côtes sombres du Cap Breton, le goulet de Canso qui, un jour, porta le nom de passage de Fronsac en l'honneur d’un ministre de la marine française, M. le duc de Fronsac, et plus près, les hauteurs de l’Ile du Prince Edouard, dont les gais pâturages, les moissons dorées et les jolis maisonnettes se détachaient au-dessus de la grève blanche et sablon-
neuse qui sert de ceinture à cette Cérès du golfe Saint- Laurent.
Sept heures après nous jetions l’ancre dans la rivière du Milieu, et Pictou, bâti en amphithéâtre, se montrait à bâbord. Nous devions y faire du charbon, et comme cinq jours de relâche nous attendaient ici, nos baleinières et notre you-you ne tardèrent pas à se détacher du bord pour nous conduire à terre.
Pictou compte une population de 3462 âmes, dont la majorité se compose d’Ecossais presbytériens. Le hasard du voyage—certainement le plus capricieux de tous les hasards—avait voulu que le jour de notre débarquement fût un dimanche. Or, il n’y a que ceux de mes lecteurs qui soient allés en Ecosse qui pourront se faire une idée de l’incommensurable ennui et de la force d’inertie qui pèsent pieusement, en ce jour, sur une ville presbytérienne. Un anglais, M. Gilbert Hamerton, auteur d’un livre rempli de curieuses observations sur la France rurale (1), assure avoir vu
(1) Round my house, notes on rural life in France in peace and war, by Philip Gilbert Hamerton. Boston—Robert and brothers, 1876.
on RE Re NÉ me 2