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D'après Barbier (Dictionnaire des anonymes), et d'après le Manuel du libraire f cette édition aurait été imprimée à Vienne, en 1753, par P. Straube. Ce typographe aurait pris pour base quelques-uns des manuscrits qui circulaient depuis assez longtemps, car en 1716, l'un d'eux fut acheté au prix de 80 impériaux à la vente de la bibliothèque de J. Frédéric Mayer, à Berlin, pour le prince Eugène de Savoie. Prosper Marchand, qui signale cette circonstance dans son Dictionnaire historique (1724), rapporte les premiers, mots de ce manuscrit, et ce sont ceux qu'on lit dans le volume daté de 1598.
On a dit que la bibliothèque de Dresde possédait un quatrième exemplaire, mais, d'après l'ouvrage de M. Falkenstein (Beschreibung der kœniglichen œffentlichen Bibliolhek zu Dresden, 1839,
f». 503), il ne s'agit que de la réimpression sans ieu ni date faite à Giessen en 1792 (chez le libraire Krieger), et dont il n'a circulé qu'un nombre extrêmement restreint d'exemplaires, l'édition <entiere ayant été saisie et mise sous les scellés dans une salle de l'université de Giessen ; elle s'y trouve encore selon M. Falkenstein. Cette édition a d'ailleurs ô'é pages; elle se distingue donc au premier coup d'œil de celle qui en a 46.
Le texte latin a été, depuis une trentaine d'années (en 1833), publié de nouveau en Allemagne; un écrivain laborieux , le docteur F.-W. Genthe, auquel on doit, entre autres savants ouvrages, un essai curieux sur la poésie macaro nique (1), Ta fait réimprimera Leipzig, d'après deux manuscrits différents et en y joignant une notice dont nous avons fait usage, mais à laquelle nous avons
(1) M. Raynouard a rendu compte de cet ouvrage dans le Journal des Savants, décembre 1831 , et M. J.rCu. Brur net, dans la préface de son édition des Œuvres françaises d'Alione d'Asti , avance que , malgré quelques erreurs et omissions, c'est un livre curieux qui manquait à l'histoire littéraire. Il a d'ailleurs été effacé par le travail bien plus étendu de M. O. Delepierre : Macaroneana, 1855, in r 8,