TUNIS : SOUS LES PORTES
le canal de ce dernier. Véritable vice-roi, il dicte au prince nominal les décrets que celui-ci semble promulguer de lui-même et son autorité se dissimule sous les apparences de simples indications, de simples conseils qu'il sait donner selon les circonstances.
La plupart des ministères ont leur siège à la dar-el-bej . Là sont aussi installés le conseil sanitaire de la Régence, les archives, les bureaux de l'agriculture, l'administration centrale de l'année tunisienne.
Là siège enfin le service des finances dirigé par des Français que secondent des indigènes chargés du secrétariat, de la rédaction, de la comptabilité et du timbre. Le bit-el-mel, — le domaine public, ■ — n'existe plus que pour la forme ; la commission financière qui, constituée par des étrangers, nous créa de si
sérieux obstacles au début de l'occupation a été abolie et ce service centralise presque à lui seul toute l'administration des deniers de l'Etat. Il régit la dette convertie, les douanes organisées comme en France, le domaine, les contributions, les impôts, enfin les monopoles du tabac, du sel, du charbon, des matériaux de construction et îles pêcheries.
C'est encore à la dar-el-hey qu'un tribunal mixte applique la loi du i" juillet 1880 et règle les propriétés foncières. 11 en établit