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rien Changer. Elles sont, non « finies », mais complètes. Etroitement incorporées au paysage, dont elles semblent des fleurs plus grandes, elles y vivent pourtant une vie bien personnelle. Ce sont les filles de Monticelli, si ce sont les petites-
filles de Watteau. Elles ne sont pas datées,
comme ces dernières, elles sont purement les créations du rêve, et autant que Watteau elles évoquent Shakespeare, eomme les FKétes qalantes de Paul Verlaine, avec une ingénuité étrange. Frèêles en des satins fastueux, touchées des rayons d’un soleil qui, aux roses-thé de leur chair, allume des pierreries, elles chatoient comme de grands bouquets, se ploient comme pensives de leur propre beauté, causent et rient et se caressent parmi des feuillées, des marbres et des jets d’eau, jouant avec des paons ou des épagneuls, ou descendant avec une majestueuse élégance florentine des escaliers jonchés du
reflet délicieux des arbres. La note rouge d'un.
Méphisto aposté brille ironiquement dans ‘une verdure d’émeraude, une soie blanche est suprèmement lumineuse dans une harmonie de teintes un peu moins claires, avec cet art de gradations dont Corrège a connu les suprèêmes secrets.
Certains personnages sont peints sobrement, presque avec sévérité, dans de beaux tons carminés, ponceaux, noirs ou mordorés qui engendrent toutes les variations lumineuses de la composition. Le style des costumes est incer-
ain, allant de l’habit de satin des bergeries Watteau au pourpoint du Décaméron, à la robe
à paniers ou aux trainants voiles, aux vastes