HISTORIQUE
il est un “fait habituel, en médecine ee et surtout n chirurgie de guerre, de constater la présence de rs S débris à LEONE des ARE d’ ue dans la
dans . tissus. 6 On remarque toutefois que l'importance de ces débris … pee pee autrefois, alors que les armes avaient
AIRE TAILLÉ PAR (LE PROJECTILE A L'EMPORTE-PIÈCE AUX dépens de. toutes les couches traversées (chemise, apole, calecon, culotte, chaussette, cuir, ete.). L'éten-
‘il, avec la vitesse du projectile et la nature du tissu. Plus la vitesse est grande plus le gâteau est étendu ;
pe
plus la vitesse est faible plus la balle a dissocié les tissus vestimentaires comme les tissus organiques, et moindres sont les dimensions des lamelles de vêtements abrasés.
DELoRME étudie plus à fond cette question :
En se basant sur des expériences cadavériques dans lesquelles il tire sur des segments de membres recouverts de vêtements, il constate que la plus grande partie du trajet des projectiles est tapissée de filaments ténus provenant du tissu des vêtements traversés.
LA BALLE QUI ATTEINT LES VÊTEMENTS LES CHASSE DANS LES CHAIRS ET S’EN COIFFE, OU EN DÉTACHE DES FRAGMENTS, qu'elle abandonne plus ou moins près de lorifice d'entrée. |
On peut trouver d’ailleurs autre chose que des vêtements, ainsi que le montrent plusieurs observations fort curieuses de MARJOLIN, LOMBARD ET GILETTE.
€ Un officier présentait au niveau du jarret une plaie fistuleuse ; soupçonnant que cette plaie était entretenue par la présence d’un corps étranger on l’explore, et on fait l'extraction d’une parcelle de bouton qu’une balle avait arraché d’une patte de la culotte (LomBarb).
« Une balle chez un blessé avait frappé un bouton du côté gauche de la tunique », l'avait séparé avec la portion du vêtement à laquelle il adhérait. Balle et bouton avaient ensuite traversé le sternum, brisé plusieurs côtes et S’étaient logés dans la paroi latérale droite de la poitrine, d’où lon en fit l'extraction » (GILETTE).
ER Un officier reçut en Espagne une balle dans le genou, cette balle avait d'abord traversé la fonte d’un de ses pistolets dans laquelle se trouvait une brosse. Elle entraina dans la blessure une mèche de crin. Pendant plusieurs années, malgré la sortie de la balle, il se for- mait toujours de nouveaux abcès, à l'ouverture des- quels il sortait des crins. Enfin il se forma un abcès plus volumineux que les précédents el à son ouverture le reste des crins fut entraîné par le pus » (MaroLIN).
Actuellement la présence de corps aussi importants est plus rare depuis l'emploi généralisé d'armes et de “balles de petits calibres. Cependant le même mécanis- me qu’autrefois semble être en jeu dans la pénétration : des débris vestimentaires.
C'est ainsi que STockis rapporte qu’en disséquant sur le cadavre des trajets de coups de feu tirés sur des régions vêlues, il a rencontré à l’intérieur des chairs des débris appréciables de vêtements traversés par le projectile et refoulés par lui. Cette constatation, dit-il, | Enix rien d'étonnant si l’on songe que les projectiles AR
d'armes à feu, grâce à leur vitesse initiale, DÉCOUPENT COMME A L'EMPORTE-PIÈCE des morceaux plus ou moins arrondis dans les étoffes qu’ils traversent, à l’inverse
des instruments contondants maniés à la main qui se - bornent à fendre, écarter, les fibres des vêtements frap- __ pés sans en enlever de fragments.
| La portion de tissu, ajoute-til, qui S'imprime ainsi sur 5 la pointe du projectile est découpée et enfoncée par lui jusque dans le corps. Ces lambeaux d'étoffe arrachés
s'arrêtent dans la profondeur, où ils sont retenus par frottement après un trajet variable.
On peut supposer par-conséquent qu'à partir de l'orifice d'entrée du projectile, dans la plaie, il doit exister des filaments plus ou moins importants d’étoffe, semés par la balle au cours de son trajet.
Si ces débris ne sont pas suffisamment impor- {tants pour être décelés à l'œil nu, on peut prévoir que l’examen microscopique du contenu de lFentonnoir d'entrée permettra de retrouver des fibres arrachées et transportées par la balle, filaments quine pourraientd’aucune autre façon avoir pénétré à l’intérieur des tissus.
En pratiquant cette recherche sur le cadavre dans de nombreuses plaies par armes à feu, Srockis découvre à l'examen microscopique dans le fond cruenté de la plaie d'entrée, des fibres de la (rame et de la chaîne du vètement qui recouvrait la région blessée. Dans les blessures par baîlles de revolver ou de pistolet automittique, balles en plomb nu ou blindées, le dépôt des vêtements s’éparpille à une faible profondeur dans le trajet. On découvrira done au-dessous de la plaie d’entrée, dans les premières portions du trajet, ces filaments entraînés par la balle qui les à déposés en s’essuvyant sur les tissus qu’elle a traversés.
Au-dessous de la plaie de sortie au contraire ces débris microscopiques de vêtements n'auront que rarement pénétré. |
Srockis à pratiqué cette recherche dans plusieurs aulopsies de victimes de coups de feu. Les résultats
: sont de heut nets pour des projectiles nonñ
2 ficilement ces éléments.
Dans un drame de braconnage où l’ autopsie permit de
retrouver trois balles sphériques de 8%, enfouies dans HE profondeur, Srockis put identifier sous les orifices
"7 ments dé la victime.
Dans une affaire de meurtre par coups de browning
de 7m,65, tirés à plusieurs mètres de distance, la dis-
de raclage lui- permit de retrouver, dans le fond de l'orifice d'entrée, de nombreux filaments arrachés aux vêtements de la victime.
Dans le cas plus défavorable enfin d’une balle bou : le résultat élait cependant démonstratif.
ments dans l’orifice de pénétration de la balle blindée de browning, après examen des coupes histologiques à des plaies (inclusion à la parafline et coloration à l’hé- > matéine éosine): il rapporte comment chez des individus tués d’un coup de feu et ensuite jetés à l’eau, après. un > à Séjour de deux mois, il a retrouvé au niveau de l'orifice d'entrée de nombreuses fibres d’étoffe n’existant pas à % 4 l'orifice de sortie. De même chez des individus exhu- : : més, le premier au bout de sept mois, le second après É- une année entière.
Dans une thèse très documentée, BrocARD, sous la
“blindés d'un calibre suflisant. En effet les balles blin- dées revêlues d’une cuirasse lisse, entrainent plus dif-
d'entrée d'innombrables filaments qe aux vêle-
section prudente du trajetet la préparation des produits
= STRASSMAN, à peu près en même Lémps que STOCkIs, conslatail également a présence de filaments de vête-
SRE NE =
direction d’'E. MarTix, étudie la répartition des vêtements dans les orifices d'entrée et les trajets des balles : en tirant sur des cadavres de chien préalablement rasés et recouverts d’un chiffon de toile simulant la chemise et d'un morceau de drap remplaçant le costume, il fit ainsi un grand nombre d'expériences des plus précises et des plus rigoureuses.
Il étudie tout d’abord l'influence exercée dans la production des débris par les différents projectiles, qu’ils soient blindés et de petit calibre (7%",65), ou en plomb-nu et d'un volume plus considérable (11""), et enfin avec une charge de petits plombs tirés à bout portant et faisant balle.
Avec une balle blindée de petit calibre (7"%,65), pistolet automatique :
À une distance inférieure à 0,70 : le drap semble avoir été entrainé sur presque toute la longueur du parcours, alors que la toile n’en occupe guère que les 2/3 environ.
À partir de 02,70 :
les débris vestimentaires commencent à se rapprocher de la plaie, et le mouvement s’accentue à mesure que l'arme s’écarte de la plaie. Finalement vers 1 à 2? metres le drap ne pénètre plus dans la plaie qu’à une profondeur très réduite, et la toile reste massée vers le pourtour de l’orifice d'entrée.
Brocarp obtient des résultats analogues avec des balles de plomb de 11%" (revolver d'ordonnance modèle 189%) ; puis avec une charge de petits plombs tirés à bout portant et faisant balle.
ie noie de a do des fibres vestimentaires ne abit de modification importante qu’à une distance de suffisamment grande, et on ne saurait en tirer de
seignements utiles tant que l’écartement entre l’arne et le but à atteindre est inférieur à 1 mètre. Enfin l’auteur constate, et c'est un point qui a son
Mais il est à noter que dans ses nombreuses expéences il a tiré oi à trayérs le Au que à tra-
SARRAUTE