‹ Début monoplégique des formes chroniques d'encéphalite épidémiqueChapitre 10 sur 20 · AR · texte numérisé non relu

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L'hypertrophie des apophyses transverses peut donner les mêmes troubles subjecufs de la sensibilité, mais on ne doit pas exagérer l'importance de celte anomalie. À un degré peu accentué elle est relativement fréquente. Il ne faudrait pas, sur la foi d’un simple cliché radiographique, lui attribuer d’emblée une algie brachiale qui a bien souvent sa cause alleurs,.

Les autres causes de compression du plexus brachial peuvent être encore un néoplasme récidivant du sein

ou un anévrysme de la sous-clavière.

S'il s'agissait d'une compression funiculaire, elle serait due à un mal de Pott des dernières vertèbres cervicales ou à un cancer du rachis : on s’en assurera par un examen {rès complet avec radiographie, poncion lombaire, lipiodol ; on constatera des signes pyramidaux sous-jacents.

De même, on recherchera la possibilité d’une compression des racines par tumeur méningée sous-arachnoïdienne et pachyméningite cervicale hypertrophique ; le hquide céphalo-rachidien présentera une dissociation albumino-cytologique.

Et d’ailleurs, l’évolution lente, mais régulièrement progressive, sans jamais de régression durable des symptômes, entraînant bientôt une atteinte bilatérale, viendra confirmer le diagnostic de localisation intrarachidienne.

Au membre inférieur, 1l faudra soulever l'hypothèse d’une compression de la queue de cheval; mais au bout d’un certain temps l'atteinte sera bilatérale. Il est rare aussi qu'une telle compression ne donne pas des

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anesthésies franches, anesthésie en selle, des signes nets de déficit moteur : paralysie flasque el amyotrophie, réflexe achilléen aboli.

Les névralgies rhumatismales, cervico-brachiales surtout, au membre supérieur, et sciatiques au membre inférieur s'accompagnent de quelques modifications des réflexes lendineux, d'un peu d'atrophie musculaire et surtout 1l y a des points douloureux, très précis, el pas de troubles vaso-moteurs en général. Leur évolution ne sera pas aussi Chronique.

L’ostéo-arthrite hypertrophique du rachis ou rhumatisme verlébral chronique, surtout cervical, est une affection commune qui se traduit souvent par un véritable syndrome caractérisé par l'association de lésions ostéo-articulaires de spondylose, de douleurs radiculaires et de troubles sensitifs à topographie radiculaire. Sicard, Barré, Camus, Leri, ont insisté sur le côté neurologique de ce syndrome don! la cause réside dans l'atteinte de racines rachidiennes, soit par réaction méningée secondaire au processus d’ostéo-arthrite, soit par suite de la compression subie dans le trou de conjugaison rétréci.

L’atteinte des racines rachidiennes, au niveau des régions cervicales et lombaires, peut provoquer des troubles sensitifs subjectifs à topographie radiculaire, parfois umilaléraux au début, mais on trouve de la diminution de la mobilité du rachis, sans douleur vertébrale localisée comme dans le mal de Pott ou les tumeurs ; les-douleurs radiculaires sont produites ou exagérées par les mouvements : par la toux, l'éternuement et d’une façon générale par les eflorts; elles

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