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Las ee sont soulagées par le relâchement de la musculature rachidienne.
Les troubles sensitifs (hyperesthésie, hypoesthésie, anesthésie), sont à topographie radiculaire. Rapidement, d'ailleurs, les troubles seront bilatéraux. On peut constater aussi des paresthésies, des craquements dans la colonne vertébrale et dans d’autres arliculations, des modifications radiologiques au niveau des vertèbres atteintes.
On sait que la syphilis donne avec une très grande fréquence des radiculites. A la ponction lombaire, on aura de l’hyperalbuminose et de la lymphocytose. On constatera ainsi que l'abolition des réflexes et de l’atrophie musculaire. Le Wassermann sera positif.
On recherchera encore s’il n’esl pas possible de rattacher les douleurs localisées à une autre maladie : diabète, goutte par exemple.
Dans les douleurs dues à une artérite, on verra le phénomène de la claudication intermittente, 1l y aura une diminution de l'indice oscillométrique. Celles d’origine veineuses ont des caractères bien partculiers.
On éliminera aussi les syndromes douloureux des extrémités, tels que la maladie de Raynaud ; 1ls sont, le plus souvent, bilatéraux.
La syringomyélie peut, au début, être hmitée à un seul membre supérieur, mais 1l y a de l’atrophie et surtout de la thermo-analgésie.
Dans l’atrophie musculaire progressive myélopathique, si les troubles peuvent être monoplégiques au
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début, et, s’il y a des douleurs, il existe des contractions fibrillaires et une atrophie très marquée,
M. André Thomas, tout récemment, a observé des accidents nerveux sous forme d’algies brachiales qui surviennent aux environs de la ménopause. Il s'agit d’engourdissement douloureux de la main et del’avantbras au début, puis de fourmillements, de picotements et de douleurs violentes, lancinantes, avec sensation de broiement. Ces douleurs procèdent par crises, plus intenses, plus énervantes la nuit. Dans la Journée, la douleur peut réapparaître à l’occasion d’un travail délicat ou fatigant nécessitant le maintien prolongé d’une même attitude,
La main est enflée, cyanosée, froide, mais l'examen du système nerveux (force musculaire, réflexes, tonus, sensibilité sous (ous ses modes), ne révèle aucune anomalie. On peut penser à une affection du système nerveux. Celte coexistence de.troubles sensitifs et vasomoteurs localisés rappelle ceux que nous avons décrits dans le début monoplégique de l'encéphalite chronique.
M. André Thomas note les analogies de ce syndrome avec celui fourni par une côte cervicale; « quand on ne trouve rien de ce côté, il faut, dit-il, rechercher s'il ne s’agit pas d’algies de la ménopause, surtout si l’on constate des troubles endocriniens ». On concoit la difficulté du diagnostic lorsque l'apparition des désordres nerveux, avec localisation de la douleur à un seul membre supérieur, précède d'assez loin les premiers désordres menstruels; c'est alors qu’il faut sou-
lever l'hypothèse d'une forme monoplégique d’encé-
RUE phalite et il ne faut pas se presser d'écarter la possibilité
d'une lésion du système nerveux.
Ainsi, en présence de ces cas troublants qui se lraduisent au niveau d’un seul membre par des symptômes de trois ordres (faiblesse musculaire, douleurs vives et troubles vaso-moteurs), il faudra, après avoir éliminé toutes les affections que nous avons passées en revue, songer à la possibilité d’un début d’encéphalite chronique el rechercher les signes d'un élat figé commençant. Cette triade de symptômes monoplégiques est rare, elle n’est pas pathognomonique, mais même s’il n'y a pas eu de phase aiguë apparente, el surlout en l'absence de tout autre diagnostic possible, on doit penser qu'il s’agit peut-être d'un début d'encéphalite
chronique.
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OBSER VA TIONS
(L'Orservariox I figure au chapitre diagnostic.)
OrsERvATION II
(Cette Observation résumée est due à l'obligeance de M. le D" Bériel.)
Homme de quarante-quatre ans (5.320), de bonne santé habituelle, sobre, sans maladie vénérienne. Marié, deux enfants bien portants. La femme n’a pas eu d'autre grossesse ni de fausse couche. |
Il était sujet à des maux de tête assez fréquents, surtout depuis 1918 et avait une tendance à se préoccuper, se demandait parfois s'il n'allait pas prendre une méningite. Mais cette tendance à la dépression nerveuse n’a pas persisté, au moins d'unc manière importante.
En septembre 1921, il a commencé à sentir le bras droit lourd et se trouvait de temps à autre gêné pour écrire ; il a vu différents médecins qui ont parlé soit de névrite, soit de crampe des écrivains ; traitements électriques sans aucun résultat ; petit à petit la main a une tendance à se crisper. Le malade a élé vu en 1923, par un médecin qui aurait noté à ce moment des douleurs dans l'épaule et dans les mains avec des troubles vaso-moteurs faisant porter le diagnostic de compression par une côte cervicale supplémentaire. À ce moment le syndrome douloureux et vasomoteur était assez intense puisque malgré une radiographie négative le malade fut opéré à la suite d'une consultation entre plusieurs médecins. L'opéralion ne permit pas
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de déceler rien d'anormal au niveau du massif osseux cervical et ne fut suivie d'aucun résultat.
Au contraire l'état continua à s'aggraver peu à peu et actuellement il y a des signes évidents et dépassant le domaine du membre supérieur (février 1925).
Epaule droite douloureuse et raide, main très légèrement tuméfiée, mais sans modification de température; rien d’anormal au pouls et à la tension, Raideur du coude avec roue dentée,
La jambe droite est également raide et commence à gêner le sujet pour la marche, il bute facilement. I] semble qu'il y aiteu déjà depuis deux ans quelques crampes dans les membres inférieurs.
Faciès figé, veux brillants, parole monotone et lente. Rien à l'examen de la face, ni des organes sensoriels, aucun signe de lésion nerveuse en foyer ; réflexes tendineux vifs, mais difficiles à mettre en évidence au bras droit à cause de la raideur ; réflexes cutanés normaux.
Contracture permanente des deux sternos, avec raideur du cou.
Bien qu'on ne trouve pas de symptômes objectifs dans la partie gauche du corps, les caractères de l’hypertonie du côté droit, avec suppression du balancement à la marche ; le faciès, les modifications de la parole, les spasmes bilatéraux des muscles du cou, indiquent qu'il s’agit d'un état parkimsonien qui est resté pendant plusieurs années monoplégique, et qui est maintenant hémiplégique, mais déjà avec des signes bilatéraux du côté de la face. Il faut d'ailleurs noter que le sujet présente du tremblement de la main droite dans les efforts.
Le diagnostic de maladie de Parkinson n’est pas douteux. D'ailleurs le sujet prend de la Scopolamine depuis déjà un an etle remède produit une détente très intense et très mauifeste. Le malade avait consulté déjà le D' Crouzon il y a deux ans et celui-ci avait noté à ce moment de la rigidité du côté droit, avec quelques douleurs, sans tremble -
LR ment et sans signes objectifs de lésion en foyer; il avait fait le diagnostic de séquelle d'encéphalite. L'interrogatoire permet de retrouver dans le passé du malade, en 1921, un épisode sans fièvre apparente, mais avec une asthénie extrême qui avait obligé pendant quinze jours à cesser tout travail, à cause de la somnolence (le malade s'endormait régulièrement tous les après-midi).
Cette observation n'apporte aucun élément nouveau, mais elle nous a paru très démonsirative : le caractère monoplégique était poussé à un tel degré que le malade fut considéré comme ayant une affec-
tion locale et opérée.
OgservarTioN III
(Cette observation résumée est due à l'obligeance de M le D' Bériel).
Femme de trente ans, adressée par un confrère pour préciser l'indication opératoire.
Il existe, en effet, un syndrome de compression du membre supérieur droit, avec gonflement de tout le membre : chaleur, rougeur, douleurs diffuses et crampes, paresthésies et dysesthésies, sans modifications des réflexes ni des réactions électriques, ni bandes d’anesthésie.
Examen du reste du corps et de la face négatif, y compris une radioscopie.
Ce premier examen, datant de décembre 1921, avait fait conclure à un syndrome dû à une compression; on avait décidé qu'on ferait une radiographie et que, même si l’on ne trouvait rien, on ferait une dénudation artérielle.
La malade est revue en juin 1922 : pour des raisons personnelles, elle n'avait pas suivi les conseils donnés; état stationnaire, mais avec en plus tremblement de la main et faciès figé. À ce moment, on émit déjà l'hypothèse d'une maladie de Parkinson; la radiographie ne montra aucune
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lésion osseuse, et, naturellement, on ne parla plus d'intervention.
La malade fut traitée avec les alcaloïdes de la Jusquiame et fut très améliorée, ce qui n'empêcha pas le développement dans les années suivantes d'un syndrome parkinsonien nel. s
Cette observation ne comporte pas d’autre commentaire que la précédente.
OBsERvATION IV
(Cette observation inédite est due à l'obligeance de M. Device.)
La malade, Me M..., âgée d'environ trente ans, vient consulter le D' Devic le 23 avril 1928, se plaignant surtout de faiblesse du bras droit et de tremblement.
On ne relève chez cette femme. mariée il y à six ans et mère d’une fille de trois ans, bien portante, aucun antécédent héréditaire ou personnel digne d'être signalé. En particulier, elle n'a présenté aucun signe d'épisode aigu d'encéphalite épidémique décelable à l'interrogatoire.
Mais nous apprenons qu'il y a quatre ans elle a souffert de douleurs dans le membre supérieur droit. Ces douleurs s accompagnaient d'œdème et de troubles vaso-moteurs. Un an après le début de ces troubles, le bras est devenu raide, avant l'accouchement de sa fille. La sœur de la malade à remarqué qu’elle devient alors triste, lente et qu'elle parle peu, mais la voix n’a pas changé. |
Elle consulte deux médecins qui ne font pas de diagnostic et prescrivent des antirhumatismaux multiples qui restent sans eflet,
Lorsqu'elle vient trouver le D' Devic elle se plaint sur tout de faiblesse du bras droit et de tremblement. L'aspect figé est alors typique. La marche est lente : le bras droit reste collé au corps, le bras gauche est un peu mobile, La parole est monotone. Cette femme tremble peu ou pas dans
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une position de repos, mais elle tremble beaucoup lorsqu'elle est debout et encore plus si elle marche. Quand on la fait mettre debout, appuyée au mur, elle tremble autant que lorsqu'elle se tient debout mais non appuyée.
Son bras droit est raide, plus faible que le bras gauche et du côté droit elle serre la main sans force : les mouvements à droite sont lents. Le membre supérieur gauche est à peu près normal. L'écriture est tremblée, incertaine, avec micrographie.
Le réflexe de posture de Foix et Thévenard est très positif à droite, négatif à gauche.
L'examen ne révèle rien d'autre et la malade et mise au datura.
Revue le 7 mai, elle est très améliorée et supporte le datura à 5o centigrammse par jour.
Revue le 11 septembre elle est traitée par la génoscopolamine.
En janvier 1929 on lui conseille le salicylate et après une série d'intraveineuses, elle se trouve mieux puisqu'au dire de son mari « le bras droit a plus de forces ; il est moins sujet à avoir froid qu'auparavant ; le tremblement est très faiblement amélioré, mais le moral est bien meilleur et le caractère est plus gai. »
En résumé, dans celle observalion, quatre ans avant l’apparilion évidente d’un syndrome figé prédominant au membre supérieur droit, la malade a souffert de douleurs au niveau de ce même membre : ces douleurs s'accompagnaient d'œdème et de troubles vasomoteurs, puis plus tard de faiblesse musculaire, le tout restant localisé au bras droit. Deux médecins consultés à l'époque ne purent faire de diagnoslie, et prescrivirent sans effet de multiples anti-rhumatis-
maux. Notons aussi l’absence d'épisode aigu.