‹ Début monoplégique des formes chroniques d'encéphalite épidémiqueChapitre 12 sur 20 · OBSERVATION V · texte numérisé non relu

OBSERVATION V

(Nous devons cette observation inédite à l'amabilité de MM. Devic et Paul Dufourt.)

M. P..., employé d'assurance, alors âgé de cinquantehuit ans, vient consulter, le 5 avril 1927,-le D' Paul Dufourt, médecin de l'hôpital thermal de Vichy, pour des douleurs et de la faiblesse du pied droit qui l’obligent à boiter.

Ses antécédents héréditaires sont sans intérêt, mais son fils a fait, en 1918, un accès fébrile délirant dont il a guéri et qui a été étiqueté, à l’époque, encéphalite épidémique, sans d'ailleurs qu'il y ait eu rien de bien net.

Du point de vue antécédents personnels, M. P... jouissait d'une bonne santé habituelle: ne présentant ni spécificité, ni tuberculose, ni éthylisme. Toutelois, en 1920, s'étant levé une nuit pour uriner, il fut pris d’une espèce d'ictus incomplet, à la suite duquel il reste un peu confus pendant quelques heures.

En 1922, il eut plusieurs atteintes successives de lumbago, puis les douleurs de reins s’accompagnèrent de douleurs au niveau du membre inférieur droit et celles-ci ne tardèrent pas à prédominer. Il s'agissait d’une sciatique aiguë droite : le malade fut traité par divers médecins qui firent le diagnostic de radiculite. L'état du malade nécessite six semaines d’alitement, à la suite desquelles persiste une certaine faiblesse des jambes. Plusieurs saisons à Aixles-Bains donnent de très bons résultats et les douches sous-marines améliorent le sujet qui se trouve, pour ainsi dire, guéri au bout de trois ans.

L'année 1925 est en effet très bonne pour M. P..., qui ne se plaint plus d’aucun trouble pendant cette période de un an.

Mais, en 1926, il constate l'apparition d'une certaine faiblesse et de l'inertie de son pied droit entraînant une

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