‹ Début monoplégique des formes chroniques d'encéphalite épidémiqueChapitre 14 sur 20 · NE NES · texte numérisé non relu

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raison apparente, une gêne progressive de la main droite, qui s'accompagne parfois, depuis quatre mois, de tremblement. Ces troubles le gênent beaucoup pour exercer son métier.

Dans ses antécédents héréditaires, nous notons que son père est mort subilement à soixante-huit ans, d'affection indéterminée. Sa mère a quatre-vingt-trois ans: elle est actuellement bien portante.

[l à une sœur de quarante-trois ans bien portante ; une autre sœur est morte à trente-cinq ans d'affection inconnue.

Sur la grossesse de sa mère, nous n'avons pas de rensei-

gnements.

Ce malade est marié : sa femme est bien portante et n a jamais fait de fausses couches. Un fils de quinze ans est en bonne santé.

La syphilis est niée, et rien, au cours de l'examen, ne permet d'y faire penser.

Le malade a été blessé, en 1916, par un éclat d'obus. Il est pensionné à 10 o/o pour une perte de substance considérable du scapulaire droit révélée par la radiographie.

Depuis dix mois, sans raison apparente, sans qu'il y ait dans ses antécédents aucun épisode fébrile ou grippal, cet homme a remarqué qu'il était gêné de la main droite et que cette gène augmentait progressivement. De plus, cette main est sujette à des crampes et prend des attitudes de main d’accoucheur. Il existe aussi des troubles vaso-moteurs : la main est violacée et froide et des douleurs qui n'apparaissent que sous l'influence du froid

Enfin, depuis le 20 août 1928, soit six mois environ après le début des premiers troubles, le malade s'aperçoit qu'il tremble à certains moments et à certains jours, en particulier à l'occasion du froid.

Actuellement il donne l'impression quand il marche

d'être figé. Le membre supérieur droit est immobile. Il y à

également un peu de perte des mouvements automatiques pour le membre supérieur gauche qui présente le signe de

la roue dentée; à droite, c’est-à-dire du côté malade, ce signe est difficile à rechercher à cause de la douleur que provoquent les mouvements.

À l'examen du système nerveux on ne décèle aucune modification des réflexes rotuliens, achilléens, pupillaires, etc.; pas d'anesthésie, pas d'atrophie, pas de modifications électriques. |

I présente en outre un faciès vultueux un peu gras.”

Traité par l’hyoscine d’abord, sans grand résultat, on le met au datura avec un peu plus de succès. De plus, le malade à reçu plusieurs injections de septicémine : il y a une grosse amélioration subjective. Objectivement d’ailleurs, le tremblement de ce membre supérieur droit ainsi que les troubles vaso-moteurs ont considérablement diminué.

Chez ce malade il n’a pas non plus été possible de retrouver lrace d'une phase aiguë.

L'état figé actuel très net a été seulement précédé, dix mois avant son apparition, par une gêne progressive de la main droite, bientôt accompagnée de douleurs surtout marquées sous l’influence du froid et de troubles vaso-moteurs donnant une main droite violacée et froide. Ces troubles persistent seuls pendant SiX MOIS, puis surviennent du tremblement et des crampes au niveau du bras droit et, quatre mois plus tard, l’état figé était constitué.

OBsERvATION VII

(Observation du Service du professeur Sicard, publiée dans la thèse de Alamartine.)

Un homme âgé de trente-neuf ans, lerrassier, entre dans le service en mai 1920, pour tremblement du bras droit.

Pas d'antécédents héréditaires ni personnels. Père de trois enfants bien portants. FT

La maladie a débuté en juillet 1918 par des douleurs, des crampes avec sensation de fourmillements à la jambe droite, entraînant une sorte de parésie et d’impotence fonctionnelle du membre. Cette parésie ne fut précédée, ni accompagnée d'aucun autre symptôme clinique. Le malade n'a accusé ni diplopie, ni fièvre, ni léthargie.

La douleur s’amende, il peut reprendre son travail, mais au printemps 1920, alors que tout symptôme disparaît ou tend à disparaître à la jambe, la même douleur, avec fourmillements et tremblements, apparaît au bras droit.

À ce moment, le malade se décide à entrer à l'hôpital et l'examen révèle un tremblement continu du bras droit avec oscillations continues de la main dans le sens horizontal, sans mouvement d'émiettement, avec atrophie et grande faiblesse de tout le tronc.

L'examen du sang et du liquide céphalo-rachidien ne relate aucun fait anormal.

Rien du côté des autres organes.

Le syndrome parkinsonien ne fait croître avec tremblement continu du bras droit, et ce malade est actuellement dans l'impossibilité de reprendre son travail.

L’affection dure depuis deux ans et le pronostic, bien que favorable, doit être réservé, dans la crainte que ce malade ne devienne un Parkinson classique.

Ici encore on ne relève pas d’épisode aigu dans les antécédents du malade.

Le syndrome parkinsonien a été précédé pendant deux ans par des douleurs, des crampes avec sensation de fourmillement siégeant à la jambe droite et entrafnant une sorte de parésie et d'impotence fonctionnelle

du membre.

OgBservarioN VIII

(Publiée par MM. P. Sainton et E, Schulmann dans Bullelin el Mémoires de la Sociélé médicale des Hôpitaux de Paris, 1°" juillet 1921.)

Maurice P..., trente-sept ans, vient consulter à l'hôpital Tenon parce que son bras droit devient mal habile et qu'il a dû renoncer, de ce fait à son métier. Il est ciseleur sur bronze, 1l doit frapper à petits coups de marteau sur le métal, le bras levé à 90°, l’avant-bras fléchi sur le bras, suivant un angle de valeur analogue.

Mobilisé pendant vingt-sept mois, il a repris son métier en janvier 1917 et l’a continué régulièrement et sans incidents pendant quatorze mois environ. Vers le mois de mars 1919, il commence à éprouver quelques difficultés dans son travail, les mouvements sont plus lents et perdent de leur précision, et le sujet imagine, en vain, pour remédier à son inhabileté, de suspendre son coude avec une sangle. Assez vite le malade doit cesser son métier et depuis près de deux ans son état ne s'est que légèrement ageTavé.

Actuellement il s'agit d’un homme qui ne paraît présenter aucun symptôme objectif : la marche est normale, il n'y a pas de signe de Romberg. La réflectivité est normale, cutanée et motrice,

Il n'existe de même aucun trouble sensitif sous aucun mode, ni sensoriel... Il n’y a jamais eu de troubles de l'accommodation, de diplopie ou de ptosis… Il n’y a jamais eu de salivation,

La force musculaire est remarquablement conservée, aussi bien au bras droit dont se plaint le malade, qu aux autres membres.

À un examen attentif du membre supérieur droit on trouve :

Une main froide, cyanosée, malhabile, incapable de faire un acte un peu précis ; le sens des mouvements est bien

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