‹ Début monoplégique des formes chroniques d'encéphalite épidémiqueChapitre 8 sur 20 · DIAGNOSTIC · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC

Le diagnostic de l'encéphalite épidémique à forme chronique est souvent très facile. Rien n'est plus simple que de reconnaître un état figé typique, ou de voir des myoclonies, un tremblement, etc. Par contre, lorsque le syndrome post-encéphalitique est à son début, et que, par conséquent, les symptômes caractéristiques n'existent pas encore, et lorsqu'il s’agit d’une forme fruste et atypique, le diagnostic devient extrémement difficile : c’est le cas notamment du début monoplégique de l’encéphalite.

La nouveauté de ces cas déroute les cliniciens les plus averlis, et c'est ce qui explique pourquoi aucun des cas que nous connaissons n’a été diagnostiqué au stade du début monoplégique. Rien ne permettait, en effet, parmi les symplômes, de faire penser à une encéphahte et pourtant l'évolution en a apporté la preuve.

Le diagnostif posilif reposera d'abord sur l’existence des trois troubles associés que nous avons étudiés : faiblesse musculaire peü marquée, douleurs mal définies, sine materia, el quelques troubles vaso-moteurs, le tout localisé à un seul membre, évoluant depuis longtemps,

sans que l’on en ait encore découvert la cause. Mais

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surtout ce diagnostic doit reposer sur des signes négafs, dont la constatation est très importante : les réflexes tendineux et cutanés sont conservés. Il n’y a pas de troubles de la série pyramidale, ni de troubles sensilifs objectifs, et notamment pas d’anesthésie.

Enfin, comme il s’agit de cas rares, 1l faut, avant de penser à un début monoplégique d’encéphalite épidémique chronique, éliminer toutes les autres causes, côte cervicale par exemple, radiculites, elc., suscepübles de donner le même tableau clinique. Ce sera done avant tout un diagnostic d'élimination. |

Lorsqu'un examen très complet avec radiographie, ponction lombaire..., etc., n'aura rien donné, on séra en droit de penser à un début d'encéphalite chronique. Cette probabilité sera d'autant plus grande s'il existe dans les antécédents du malade un épisode aigu net, mais seule l'apparition des premiers petits signes d'un élat figé permettra d'affirmer ce diagnosc.

Nous avons déjà insisté sur la difficulté de celui-ci mais l'observation d'une malade que nous avons eu l'occasion d'examiner tout récemment, dans le service de M. le D' Bériel, va nous en fournir un remarquable exemple. Voici cette observation :

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Mne L..., âgée de vingt-cinq ans, est entrée dans le service le 9 novembre 1929, sur les conseils du D' Device, pour se faire faire une ponction lombaire; elle souffre en elfet de douleurs du membre supérieur droit, qui durent depuis plusieurs années.

Cette malade est mariée depuis quatre ans, son mari est

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