‹ Débuts d'un évêque missionnaireChapitre 10 sur 12 · SI · texte numérisé non relu

SI

béchisme ou du livre <!<• | oar-

quait-elle quelques désordres, elli il une

tion charitable aux coupables; ou bien, elle eu a

ut le missionnaire, quand il venait visiter la mission. Tous l'estimaient ei ['écoutaient, au point qu'ils lui donnèrenl le titre de "< >k'i-1< i n< )li:mt .-îkt-m (maîtresse). S entant enfin vieillir et incapable de remplir plus longtemp mctiona de maî-

elle instruisit tout spécialement un." de fille c une il- compagnes, afin qu'elles

pussent lui Buccèder. C'est f ail actuellement bous sa surveillant . i dé-

vouement, on dit (pic cette ion du lac

Canot est une des meilli ares. Les »nt

bien instruits de la religion et vivent en bons chrétiens, fis -"Ht tous venus à l'Ile à la Crosse pour la retraite ei il onl montrés édifiants. J'ai

eu le bonheur de voir cette bonne vieille maîtr( que j'ai félicitée ei encouragé

4 juillet. Sou- la tente, 9 heures P. M. — lionne joiuii. Mous avons parcouru plus d<

milles, malgré un teri agréable.

En sortant du lac «le r Ile à la ( v, m

entrés dans 1»' fleuve Churchill, «pu porte eaux jusqu'à la Baie d'Hudson. Le lac de l'He ;i

la t rvoir qui l'aliment. < !< t'ieuve

t pas considérable peu à peu d'une grandeur ble. Il < ^f but-

tout remarquable par ses rapides qui sont nombreux et parfois très longs.

Nous en avons sauté une dizaine aujourd'hui. C'était joli et sensationnel. Bien des amateurs auraient jubilé d'être à ma place. D'autres, plus timides, se seraient cru perdus et les actes de contrition auraient été nombreux.

Nous venons de camper. Le temps a repris son air joyeux. Tout près, est une famille montagnaise qui est ici pour faire la chasse. Déjà ils ont tué un orignal. On vient de nous faire présent d'un gros morceau de viande sèche, noire comme du cuir. Nous le dégusterons avec plaisir ! — Bonne nuit !

5 Juillet. — En canot. — Mon Dieu ! Quelle chaleur ! Le soleil rôtit littéralement. Nous venons de passer par un campement de montagnais. Nous y avons pris Le déjeuner. On noue a servi de jeunes canards. C'était excellent. Ça donnait de la vigueur à mes hommes : ils rament à faire plier les avirons. Le bon montagnais qui m'a reçu dans sa tente a daigné faire les choses grandement. Il commença par étendre une toile sur le sol et y posa une boîte sur laquelle il étendit une couverture, puis, pour coussin, y déposa son propre oreiller. Le tout paraissait assez propre ; mais l'on sait que la couverture et l'oreiller sont des nids à vermine. J'aurais préféré la boîte toute nue, mais pour ne pas déplaire à mon hôte, je m'y assis en disant : "Arrive que pourra!" Le même sauvage, voyant que ma

boîte à vivres avait piteuse mine, m'offrit h sienne en éohang "Tu vas \ perdre, lui dis- je, car la tienne est bien peinturée, bien finie et forte." — "N'importe, me répondit-il, je Berai heureux de l'échanger pour te faire plaisir." Le marché fui conclu à ma grande joie. Alors, il ouvrit sa boîte pour en enlever le contenu. Quelle odeur! Quelle malpropreté à l'intérieur! El dire qu'il va falloir y mettre ma nourriture ! J'étais bien déçu... ! Nouvelle preuve qu'il nr faut pas toujours m fier uniquement à l'extérieur des choses et même des personni . Nous naviguons encore sur le Churchill.

Bientôt, après avoir sauté quelques beaux rapides, nous le quitterons pour prendre une autre route par les lacs. Elle est plus courte el moins dangereu

Tenez! Mon Léon vient de l'aire un bon coup. mais en même temps quelle cruauté! 1 ne bonne mère huard avail deux petits ti I mignons.

Elle les aimait de tout son cœur. Aussi, à la vue de notre canot, <ll<- comprit le danger pair s< - deux bien aimés. Alors, elle Be mit ô Buppiier et à un plorer miséricorde. Elle aurait pu facilem ni plonger i t éviter tout danger pour elle-mêm< elle semblait nous dire : "Me voici, tuez moi si voua le voulez, mais je n'abandonnerai p deux rhé

i " En effet, elle jusqu'i

que ni «t re canot fut à quelques vorj eulement . Alors, 1 1 1 < mi Léon, de sang froid et Bana pitié, lui

flamba la cervelle d'un coup do fusil. J'étais touché de compassion, mais c'était notre seul moyen de nous procurer de la viande. Il faut dire que c'est de la viande peu recherchée, car beaucoup n'osent pas manger du huard ; dans la nécessité on n'est pas si délicat. . . .

7 juillet. — Toujours même chaleur. — Elle est agrémentée de nombreuses ondées de pluie accompagnées d'éclairs et de tonnerre. Par-dessus le marché, il faut faire des portages pendant que l'eau est encore suspendue aux feuilles des arbres ; ce qui est fort peu goûté ordinairement par les amateurs. Mes pauvres hommes sont épuisé. Je le suis passablement moi-même, bien que j'aie moins travaillé qu'eux. Nous sommes campés dans un endroit très humide. Il m'a fallu faire une sorte de plancher en bois pour me coucher à sec.

8 juillet. — (au campement). — Triste journée! Plusieurs portages à faire, bon nombre de rapides à sauter, des la-cs à traverser, et toujours par une température tropicale Mais le plus beau fut que notre guide s'égara sur un grand lac. (Il ne mérite pas de blâme, car il n'avait passé là qu'une seule fois, et il y a déjà trois ons). Il nous fallut parcourir près de quinze milles pour rien. Afin de regagner le temps perdu et pour prévenir le découragement de mes hommes, je me servis de mon aviron presque toute la journée. Je n'avais pas fait cette maaœuvre depuis neuf ans. Je n'en ai pas perdu le

tour, mais je n'ai plus la force d'autrefois. Au Buis-je très fatigué c< ir. On dit que dans un

semblable, un lit dur est plus favorable au re] Je vais bien rep iucherai sur le n

9 juillet. — Dimanche. — Sous la tente. 1 h u P. M. — Quelle journée! Vraie tempête de pluie <-t de vent depuis la nuit dernière, [mpossible de naviguer. Je comptais bien arriver de bonne heure ce matin au lac La Rouge, pour dire la messe aux quelques catholiques qui s'y trouvent. Mais il n'y a pas eu à y songer. < >n ne peut quitter la tente l>ar un temps pareil. J'en ai profité pour dormir Bur mon rocher jusqu'à 8 heun . Quoi qu'on en dise, je crois qu'un lit de plumes vaut mieux que la pierre pour faire disparaître la fatigue.

: été une grande consolation pour moi de pouvoir aujourd'hui célébrer la sainte m< •' l'ai l'ait, bien pauvrement installé, mais 1»' plus piei m. nt possible. Rien ne me pressait, j'ai pu jouir plus longtemps de mon bonheur et prier plus lement pour tous ceux qui me Boni chers, p anus et bienfaiteurs. Je Bouhaite que mes i"'i soient exaucé*

M» juillet. I iac I «a Rouj S >us la tenfc

l matin, vers les 9 heures, nou avi m i pu enfin reprendre notre navigation malgré de nombi averses.

1 1 ii< .n . a fallu faire de 5 p- >rt I»kI. g dangereux, I '« u B'en e \\ fallu que l<

oe se brisât contre des roches. Mais le clou do la journée fut un portage improvisé. Mon guide n'ayan! pu trouver Le vrai portage, il fallut en improviser un, et, je puis dire à notre désavantage que noire improvisation n'a pas été heureuse. Pendant plus de deux heures, nous avons eu la consolation de patauger dans l'eau et la boue jusqu'à mi-jambes, puis de nous atteler au canot comme des bêtes de somme. Pour conserver nies souliers secs, je les laissai dans le canot, et je me servis des souliers blancs de nos premiers parents. Comme ils ne sont pas épais, ils ont subi plusieurs égratignures dans les broussailles. Heureusement que le temps se chargera de les réparer à bon marché !

Nous n'avons ici qu'une vingtaine de catholiques perdus au milieu des hérétiques. Autrefois, ils ont été pendant plus de dix ans sans voir le prêtre. Ils ont conservé quand même leur foi malgré les tracasseries du ministre protestant. Depuis quelques années, le missionnaire du lac Pélican, vient les visiter deux fois par année. Ils se sont construit une jolie petite chapelle où ils se réunissent pour prier le dimanche et chanter des cantiques. Ils sont pauvres e1 misérables, mais leur foi est active et solide. Le ministre n'essaie plus de les pervertir, car il sait, par expérience, (pie c'est du temps perdu. J'ai trouvé mi pauvre vieux bien malade. Il pleurait de joie en m'a percevant , v-w il craignait de mourir sans voir le prêtre. Il n'est pas encore confirmé,

bien qu'il ail au moins 7<> ans. Je viens de leur faire â tous une classe de catéchisme pour les préparer à la confirmation. Allons, un peu de n p présent .

I 1 juillet . Encore bous la tente » . J suis

encore au même endroit . .l 'ai «lit la n lans la

cabane du malade. Dimensions : dix pieds Bur <h\ ; tente b .île, noire cm mue le poêle. Nous

étions là 11 personnes don! deux ('tendues sur leur ht ou plutôt Bur leur misérable grabat. Ou peul B'imaginer quel espace il me restait pour célébrer la messe. J'ai réussi quand même, et de |>lus j'ai donne sept confirmations. Le bon vieux malade pleurait â chaudes latines au moment de la communion et de la confirmation. Le bonheur remplissait son âme pendant que -on corps était dans la souffrance. Sa pauvre vieille femme était auprès de lui, Bouffrante, elle au>>i, .t incapable de marcher. ("('■tait touchant de les voir. Après la cérémonie, je me préparais à partir lorsqu'un de mes hommes \int me duc qu'il ne voulait pas aller plus loin: il avait de l'ouvrage chez lui, et d lui fallait retourner. Belle affaire! Lui «pu s'était engagé pour un mois et demi ! Que fairi 1 1 me faut rem

deux rau ici, • '-n engager d'autn I ).ii\ de nos cat holiqi osentent à venir 8

moi, mais ils n'ont pas de canot. IL Bont à

ch< relier lin, peiida lit que j Ver \h !

voilà qui n\ iennent . ont bien trouvé un

canot, mais il est vieux et pourri. Notre vie n'y sera guère en sûreté. A tout risque nous allons partir.

13 juillet. — (A la voile sur le fleuve Churchill). — On dit : bonne fortune après mauvaise fortune. C'est notre cas. Le bon Dieu semble vouloir me faire oublier le contre-temps que j'ai eu au lac La Rouge. Depuis notre départ, le vent nous a été favorable. Nous avons navigué à pleine voile. Rien de plus beau ni de plus agréable. On parcourt de longues distances en peu de temps et sans aucune fatigue.

Nous sommes de nouveau sur le fleuve Churchill. Il est devenu large et majestueux. De temps à autre, il se rétrécit et alors, il nous offre le spectacle de magnifiques rapides. Les Yankees s'extasieraient d'admiration. Quant à nous, nous préférerions nous priver du spectacle et ne pas avoir à transporter armes et bagages dans les portages. Le pays que longe le Churchill est pittoresque, et peut donner des espérances aux chercheurs de mines, mais ne sera pas envié des cultivateurs. C'est une suite continue de rochers plus ou moins élevés, dont les uns sont dénudés et les autres recouverts de petits trembles ou de cyprès. Le terrain cultivable est rare et de peu d'étendue. C'est le pays par excellence des orignaux et des animaux à fourrures.

Voici justement un gros ours noir qui apparaît sur la crête; d'un de ces rochers. Il est à s'amuser

en faisan! la ronde. L'envie nous brûle de le tir< mais pas de carabine, pas même de balles pour le fusil. Voilà que mes hommes veulent aller lui lancer au moins une déchargé de plomb. Ils débarquent l'un avec le fusil, et l'autre la hache en main. Il n'y a guère d'espoir qu'ils rapportent leur proie. En effet, ils reviennent tout piteux. La fine l a eu assez de flair pour B'apercevoir de leur approche et elle a préféré aller s'amuser dans les profondeurs de la forêt.

Nous venons de passer le rapide de la Chaudu qui est un des plus considérables du Churchill. J'en ai pris un cliché instantané. Je souhaite qu'il soit réussi. Nous voilà campés à l'entrée de la rivière Caribou qui est la décharge du fameux lac <lu même nom. Nous aurons à la remonter dans toute longueur. Si au moins le bon Dieu daignait nous accorder un bon vent pour gonfler notre voili

I I juillet. Sous la tente, au rapide de la montagne. Mon désir d'hier soir n\ réalisé. Un violent vent contraire nous a obligés à ramer toute la journée. M< ï hommes ne pouvant i uls, je fus forcé de me Bervir de mon aviron. < aoir, t. m- mes membres Boni malades. Vers les l b< ' i Vf., nous étions à nous demander où diriger n canot, car nus guides n'onl jamais voj rivière, el moi, je n'y ai pas passo depu ms. Nous et ion j donc nu peu embai • le toul

à coup mie détonation se fait entendre BUr la I1V6

oppasée ; on peut comprendre notre joie. Nous trouvaines là une dizaine de montagnais qui remontaient la même rivière que nous, avec une barge pleine de marchandises pour la Cie de la Baie d'Hudson.

Ils s'en vont à même destination que moi, c'està-dire, à la mission Saint-Pierre, au lac Caribou. Nous ne pouvions faire une meilleure rencontre. Depuis lors, nous avons voyagé ensemble, de sotte que nous ne sommes plus inquiets du chemin à suivre. Ils viennent de finir de transporter et leurs marchandises et leur barge, à travers le portage, car le rapide' est si considérable qu'il est impossible de le remonter. Ils transportent les marchandises sur leur tête au moyen de longues lanières de cuir, appelées "colliers". Quant à la barge on la traîne sur le sol. Ces pauvres sauvages s'y attellent au moyen de leur collier et on les voit faire des efforts comme de vraies bêtes de somme. Ça fait réellement pitié de les voir. Pas un mot de plainte cependant de leur part. Au contraire, la note gaie domine tout le temps. A demain !

L5 juillet. — En canot. — Encore gros vent contraire. Vraiment pas de chance. — Heureusement que nos bons montagnais ont eu la charité de nous prêter un de leurs hommes pour nous servir de guide et pour nous aider à ramer.

Nous avons pris les devants: je tiens à arriver ce soir à l'entrée du lac Caribou, pour y passer la journée de demain, dimanche; parce que nous avons là

iiii petit groupe do sauvagi C'esl d'ailleurs le jour fixé pour mou arrivé* endroit. Je tiens 5

oe pas me faire attendre. Vive la ponctualité 1

17 juillet, — Lundi. — Kn canot. — La journée a été si bieu employée hier que je n'ai pu écrire: grand'] doux sermons, catéchi

sion. Il était près de minuit lorsque j';ii pu réciter mes vêpres.

J'ai chanté la messe toul seul, c'est-à-dire e l'aide de deux Bauvages. L'église n'était qu'une misérable maison de Bauvages; mon trône, ane vieille boîte toute sale, et mon autel, une table de même qualité. Les assistants étaient tous a par \cnr, excepté le prétendu chantre qui Biég< Bur une cuve à mee 11 me restait juste I

pace pour circuler de ma boîte à l'autel, c'est-à-dire environ six pieds. ainsi que j'ai chanté la

me \e pontificale.

( matin, j'ai dit de aouveau la messe <t donné l,i confirmation avec la même simplicité d mo-

nies. Nos chrétiens étaient contents et heureux quand même. Pour eux, \ « >i i l'Evêque, \<>n-

le bon I heu. I ieur loi ande et

père que la plupart d'entre eux auront une belle place dans le ciel malgré leur pauvreté et leur cra

Vais naviguons en ee moment Bur le beau lac Caribou. Nfoua sommes toute une flottille: trois

les et quatre canots. Deux autres I >:i ilt arrivées du Cumberland à destination «lu lac Cari-

bou. Toutes sont chargées de marchandises pour les magasins de la Cie de la Baie d'Hudson. Je suis heureux de rencontrer ici des sauvages de mon ancienne mission du Cumberland. Ils ont emporté avec eux les journaux des Pères du lac Caribou. Je m'en suis emparé et je fais mes délices en lisant les nouvelles du mois d'avril et du mois de mai derniers. Ce sont de vraies nouvelles pour moi.

Entre temps, je laisse traîner ma ligne à côté du canot et j'ai le plaisir de sortir de l'eau de magnifiques truites du poids de six à dix livres. J'en ai déjà quatre dans mon canot.

Ce lac a 200 milles de long et la mission est à l'extrémité nord. Il est remarquable par la limpidité de ses eaux, par la grande quantité d'îles, lesquelles sont remplies en hiver de milliers et de milliers de Caribous qui viennent se nourrir de la mousse blanche, qui y croît en quantité. Son nom de Lac Caribou est bien mérité. Au printemps ces mêmes caribous disparaissent pour aller passer l'été sur les bords de la Mer Glaciale d'où ils reviennent au début de l'hiver. Nous sommes donc privés de leur présence, surtout du plaisir de les caresser avec nos balles.

Au campement. — Nous voilà campés sur le bord du lac. Le temps est calme et le soleil luit encore sur la crête des arbres. C'est beau ; c'est poétique! Les hommes s'amusent sur le sable du rivage. Quelques-uns font la chasse au porc-épio. Ils en ont

déjà apporté deux qu'ils sont à éoorcher pour en faire un festin. Ces petite animaux Boni très nombreux dan- cette partie du pays. La chasse en facile, car n'ayant que des patt< a tri g a roi ' , ils ne peuvent luver qu'à petite vil 11 Buffit

d'être armé d'une hache on d'un bâton pour les

immer. Autant ils sont lents et lourd- sur le sol, autant ils sont agiles pour grimper sur les arbres

t là qu'ils vont se nourrir di>+ branches de près ou de tremble. C'est là aussi pour eux un refuge quand Ils sonl poursuivis par un loup ou un

.ni. Un autre moyen de défeE -ont les longs

poils piquants dont ils ont le dos hérissé. Si, poursuivis de trop près, ils n'ont pas le temps de monter sur un arbre, ils b 'arrêtent, ourbent la .h dessous du ventre ne laissant que le dos Alors, malheur au loup qui se hasard à les attaquer. Il en - m quitte pour se remplir la gueule d'épines dont il ne pourra Be défaire et qui souvent, lui causeront la mort. Ces piquants du porc-épic Boni trèe recherchés par les Balivages qui les teignent de différentes couleurs et B*en i

pour orne!' le de h i

20 juillet. A la l'ointe du Porc E] \ 6

heures A. M., a ur le ri I un peu triste.

Nous voilà aux trois quarts du lac. N

Venus à la voile hier et cette nuit. Mais dura.nt

l'obscurité de la nuit . les deux autrt - I

i ' | M> é< de la nôt re par une forte bourrasqu

Nous ne savons ce qu'elles sont devenues. Nous sommes à attendre, espérant qu'elles vont nous rejoindre. Ce qui me contrarie le plus, c'est que l'une des barges disparues contient ma chapelle portative; do sorte que je suis privé ce matin de célébrer le saint sacrifice de la messe. C'est la première fois depuis mon départ du Pas, et si la barge a péri ! Adieu ma chapelle ainsi que les objets nécessaires pour administrer la conf irmajbion ! 11 y a de quoi me rendre pensif et triste.

9 heures, A. M. — Aucune nouvelle de nos deux barges. Nous partons quand môme. 11 heures A. M. — En barge. — Deo Gratias ! Nous retrouvons sur notre route les deux barges que nous croyions perdues. Elles étaient en avant de nous. Leurs guides, inquiets sur notre compte, étaient à nous attendre. Ainsi nous étions tous saufs et à nous attendre les uns les autres. Nous ne pouvons d'ailleurs avancer davantage parce que le vent est devenu trop violent. Cinquante milles nous séparent encore de la Mission. Un bon coup de voile suffirait pour nous y conduire.

2\ juillet. — A la Mission. — Le bon Dieu nous a favorisés du coup de voile désiré. A 8 heures, hier soir, le vent se calma quelque peu et permit de lancer nos embarcations. La nuit a été pénible. C'est, blotti dans un coin du bateau, couché sur des sacs de farine, puis exposé à la pluie et au piétinement des hommes que j'ai plutôt langui que dormi. Mais

a'importe, aoua volions Bur l'eau, et ce matin, dès 5 heures, nou u vue de la mission ; à 6 ben-

êt demie j'étais à L'autel.

I te bon I ■ Egenolf nous avait le l<»in

sur le lac. Il eut le temps de rai en deux lignes pour me Baluer et recevoir ma !»• diction. Comme partout ailleurs, la fusillade n'a manqué. Les drapeaux et les oriflammes flottaient au vi nt et indiquaient la joie de tous les cœurs. Pour ma part, j'étais heureux de revoir en sanl her Père Egenolf, que je savais seul de-

puis quatre mois. En courageux missionnaire, il a bravé cet isolement tout en déployant beaucoup zèle pour le bien spirituel de content de lui et le bon I >ieu doit l'être au 26 juillet. 3 h< ares P. M. - I >«■ nouveau en is venons de quitter la mission. Je la encore là-bas. •' > ai pa nq jours qui ont

été tellement occupés que je n'ai pas mêm< au journal <!<■ voyage. <>ui, cinq jours bien employés depuis 1 heures du matin jusqu'à «I heures du Boir. Trois cent cinquante sauva étaient à notre >n. I! I de l<

faire du bien. Pour cela, il falla I chiser, donner des au I

charge di nolf, d

gnai -1 prêchais à ces d

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