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Mais il dut s'occuper activement d'impressions, s'il faut en croire l'acte de donation qu'il fit, avec son frère, le 20 juillet 1459, en faveur du couvent de Sainte- Claire de Mayence, où leur sœur était religieuse :
* Nous, Henne (Jean) Gensfleisch de Sulgeloch, et nous Friele Genstleisch, tous deux frères, faisons abandon au couvent de Sainte-Claire, à Mayence, de tous biens qui, par le fait de notre sœur Hebele (Berthe), ont passé à ce couvent, soit pur Île fait de notre père Henne Gensfleisch, soit par tonte antre concession, Et quant aux LIVRES que moi HENNE susdit, ai DONNES à la bibliothèque du couvent, ils doivent y rester toujours et à perpétuité ; et je me propose, moi, Henre, susdit, de donr er aussi, et sans fraude, à l'avenir, au dit courant, pour sa bibliothèque à l'usage des religieuses présentes et futures, pour leur religion ct culte, ,oit pour la lecture ou le chant ou de quelque manière elles voudront s'en servir d'après les règies de leur ordre, les LIVRES QUE MOI HENNE SUSDIT AI DÉJA IMPRIMÉS A CETTE HEURE OU QUE JE POURRAI IMPRIMER À L'AVENIR, etc.”
Cette acte ne serait qu'une supercherie de l'archiviste Bodmann, qui l'aurait fabriquée de toutes pièces, s’il fant en croire les affirmations de G.-A. Schaab, qui a publié, en 1830 et 1831, une histoire de l'imprimerie
en trois volumes. Dupont cite cette acte comme authentique, tandis que Lalanne et plusieurs autres en conteste l'authenticité.
Gutenberg était destiné, comme la plupart des inventeurs, —comme Palissy et Wat Jacquard et Morse, — à rencontrer de nombreux sb: les sur sa route. En 1462, après que Mayence eût 6’ 5 saccagéo par le comte de Nassau, il se réfugia de nouveau à Strasbourg. Muis l'on voit qu'en 1465 il était retourné dans sa ville natale, où il fût reçu au nombre des gentils:.ommes de la maison d'Adolphe I! de Nassau, électeur de Mayence. La patente de cette charge est datée du 17 janvier 1465.
Après sun élévation à la gentilhommerie de Mayence, Guteuberg céda son imprimerie à son parent, Henri Bechtermünz, qui commença à Eltvill, sur le Rhin, près de Mayence, sa fameu+e édition du vocabulaire latin-allemand, connu sons le nom de Vocabularius er que, achevé en 1467.
Henri Bechtermünz étant mort pendant l'iiprossion de ce livre, l'imprimerie fut continuée par son frère Nicolas, qui s'adjoignit Wigand Spies D'Ortenberg. Lorsque Nicolas Bechtermünz mourut à son tour, ses héritiers cédèrent le matériel de l'imprimerie aux frères de la vie commune, à Marienthal dans le Rheingau, près d’Eltvill. Le savant Bodmann, dans son